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Archives des Veilles 2014

 

 

12/12/14  Russie-Inde : Flopée de contrat en l'honneur de Poutine

Vladimir Poutine est arrivé en Inde mercredi 11 décembre pour une visite officielle axée sur la promotion de la coopération énergétique, nucléaire, militaire et technique qui a été largement médiatisée en Russie. Le président russe et le premier ministre indien Narendra Modi se sont notamment entretenus hier avec des hommes d'affaires des deux pays.

Du côté des contrats signés, on retiendra que le groupe pétrolier russe Rosneft fournira 10 millions de tonnes de pétrole par an au groupe indien Essar, le plus grand fournisseur et transformateur de pétrole indien, durant 10 ans renouvelables. L'Inde consomme actuellement près de 300 millions de tonnes de pétrole par an mais n'en produit que 40 millions. La Russie, quant à elle, produit environ 520 millions de tonnes de brut par an.

On apprend également que les compagnies pétro-gazières Rosneft et Gazprom préparent, avec des compagnies indiennes, des projets visant à mettre en valeur les gisements du plateau arctique russe en gaz naturel liquéfié. Selon le président russe, les premières livraisons de GNL pourraient commencer en 2017. Elles seront fournies à l'Inde par Gazprom qui a signé un contrat en ce sens avec l'indien GAIL.

Par ailleurs, le vice-premier ministre russe Dmitri Rogozine a annoncé que l'Inde assemblera, sur son territoire, des hélicoptères russes Mi-17 et Ka-226T. L'Inde avait antérieurement lancé un appel d'offres pour l'achat d'appareils de ce type, où Eurocopter se trouvait en rivalité avec le Ka-226 russe. Mais, selon M. Rogozine, les performances du Ka-226 ont convaincu New Delhi de renoncer à cet appel d'offres pour se consacrer à la production locale de 400 hélicoptères par an environ. Cet appareil bimoteur est équipé de moteurs Arrius 2G1 de Turbomeca (France).

Dans le secteur du nucléaire, l'ambassadeur de Russie à New Delhi, Alexandre Kadakine avait préalablement affirmé que la Russie pourrait construire plus de 20 réacteurs pour les centrales nucléaires indiennes : "La Russie a accepté d'aider l'Inde à construire 14 à 16 réacteurs pour les centrales nucléaires. Cependant, il semble aujourd'hui que la demande indienne est plus importante et qu'elle peut atteindre 20 à 24 réacteurs", a-t-il déclaré au quotidien Times of India. Selon l'ambassadeur russe, les deux pays pourront lancer prochainement des négociations sur  la construction des réacteurs 5 et 6 pour la centrale nucléaire de Kudankulam et de signer un accord sur la construction des réacteurs 3 et 4 pour la même centrale.

Rappelons que les spécialistes russes construisent la centrale nucléaire indienne de Kudankulam (Etat du Tamil Nadu) depuis 2002, conformément à un accord intergouvernemental de 1988 et un avenant de 1998. La première étape du projet prévoit la mise en exploitation de deux réacteurs à eau pressurisée VVER-1000 d'une puissance de 1.000 MW chacun. Le site sera géré par la Nuclear Power Corporation of India Limited (NPCIL).

 

10/12/14  Finance islamique : Elle dépasse les $ 2000 milliards

Selon des données diffusées lors de la 10e édition du Forum Islamique Economique Mondial (WIEF) qui s'est déroulé à Dubaï, les avoirs de la finance islamique dépasseraient actuellement  les 2000 milliards de dollars. Ces avoirs ont été multipliés par neuf entre 2003 et 2013, soit une progression de 16% par an.

Environ 80% des avoirs de la finance islamique sont détenus par les banques, 15% sous forme de sukuk (obligations islamiques), 4% placés dans des fonds d'investissement et 1% dans le système d'assurance islamique takaful. L'Iran détiendrait environ 40% des avoirs des banques islamiques, l'Arabie saoudite 12% et la Malaisie 10%.

En juin, la Grande-Bretagne est devenu le premier émetteur de sukuk  en dehors des pays islamiques avec une émission de 323 millions de dollars qui a été 12 fois sur-souscrite.

Selon Essa Kazim, gouverneur du Dubaï International Financial Centre la valeur globale des sukuk était de 269 milliards de dollars fin 2013 et est appelée à connaître une augmentation en pourcentage à deux chiffres

Dans son ensemble, le secteur  de la finance islamique compte désormais des centaines d'institutions opérant dans plus de 70 pays. Il devrait encore doubler de volume à hauteur de 4000 milliards de dollars en 2020.

 

04/12/14  Transparency International : La corruption s'étend dans les BRIC

Dans la 20e édition de l’Indice de perceptions de la corruption qu'elle a dévoilé hier l'institution Transparency International souligne une montée préoccupante de la corruption dans les pays émergents. La Chine (avec une note de 36 sur 100), la Turquie (note 45) et l’Angola (note 19) figurent parmi les pays enregistrant la plus forte régression. Ils perdent 4 à 5 points par rapport à l’année précédente malgré une croissance économique moyenne de plus de 4 % sur les quatre dernières années.

"Certains élus corrompus font passer des capitaux d’origine frauduleuse dans des territoires pratiquant le secret bancaire par l’intermédiaire de sociétés offshore en toute impunité", explique José Ugaz, président de Transparency International.

Plus des deux tiers des 175 pays figurant dans l’Indice de perceptions de la corruption 2014 obtiennent une note inférieure à 50, sur une échelle allant de 0 (secteur public perçu comme extrêmement corrompu) à 100 (secteur public perçu comme extrêmement intègre).

Les améliorations les plus significatives sont à chercher du côté de la Côte d’Ivoire, de l’Égypte, de Saint Vincent-Grenadines (+ 5), de l’Afghanistan, de la Jordanie, du Mali ou du Swaziland (+ 4). Mais ce sont des pays qui partaient de très loin

Les BRIC sont particulièrement visés dans cette nouvelle édition. Les autorités chinoises ont d'ailleurs reconnu la nécessité de suivre la trace des agents qui dissimulent à l’étranger des bénéfices d’origine frauduleuse. Au Brésil (qui obtient la note 43), une grande compagnie pétrolière s’est vue accusée d’utiliser des sociétés écrans pour soudoyer des élus au Brésil. En Inde (note 38) des clients indiens auraient utilisé frauduleusement des comptes bancaires à Maurice et des ressortissants russes (la Russie obtient la note 27) auraient fait la même chose à Chypre.

Au Maghreb, l'Algérie vient d'être classée à la 100ème place (note 36), perdant 6 places. La Tunisie (note 40) en perd 2, passant de la 77éme position en 2013 à la 79eme position en 2014. Tout en bas de l'échelle, la Libye (note 18) est classée à la 166ème position (172ème en 2013). Le Maroc gagne deux petits points avec la note 39, ce qui lui permet de se classer à la  80ème place sur 175 pays. Quant à l'Egypte, elle se classe à la 94ème place, avec la note 37.

 

03/12/14  Maroc : De quoi souffre le Roi ?

Mardi 25 novembre, Mohammed VI a annulé une visite officielle en Chine où il devait se rendre 27 novembre. Le ministère de la Maison royale, du protocole et de la chancellerie avait justifié ce report dans un communiqué où il était expliqué que "le souverain présente, depuis hier lundi, un syndrome grippal aigu avec fièvre à 39,5 degrés compliqué d’une bronchite."

Une délégation de ministres et d’hommes d’affaires marocains s’est néanmoins rendue à Pékin, mais sans le roi.

Cependant quelques jours plus tard, une vidéo de la télévision des Emirats arabes unis montrait le souverain assistant aux festivités de la fête nationale des Emirats. Selon une dépêche de l'agence de presse officielle MAP publiée après diffusion de ces images, le roi "accompagné de SAR le Prince Moulay Rachid et de SA le Prince Moulay Ismail, a assisté, mardi, au défilé organisé par l’Etat frère des Emirats Arabes Unis à l’occasion de sa 43ème journée nationale". La dépêche précise que le roi effectue une visite privée à Abou Dhabi depuis le 1er décembre. Or chacun sait, au Maroc, que le Roi a l'habitude d'aller s'y faire soigner régulièrement, pas seulement pour une simple bronchite.

 

03/12/14  Chine : Les Chinois de plus en plus nombreux à visiter le monde

Selon l'Administration nationale du tourisme chinois (CNTA), le nombre des touristes en provenance de la partie continentale de la Chine a dépassé les 100 millions de personnes, un cap franchi fin novembre. Cependant ces nouveaux touristes ne sortent pas beaucoup du monde chinois puisque 90% voyagent vers Hong Kong, Macao, Taïwan et plusieurs pays asiatiques.

La simplification des procédures de demande de visa et le développement des agences de voyage ont contribué à cette explosion. En 1998, la Chine ne comptait que 8,4 millions de candidats aux voyages hors de son territoire.

Le président Xi Jinping a déclaré lors de la réunion de l’APEC qui s’est tenue à Beijing le 9 novembre, que ce chiffre pourrait dépasser les 500 millions d’ici cinq ans.

L'Europe ne représente que 3,5 %, et le continent américain 2,7 %. Divers pays européens, dont le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne, ont donc pris des mesures pour faciliter aux Chinois les procédures d'obtention de visa. Selon l'Organisation mondiale du Tourisme, la Chine est devenue en 2012 la première émettrice du monde en termes de dépenses touristiques à l'étranger, avec un total de 102 milliards $ dépensés hors de ses frontières.

 

26/11/14  Maroc : Fin des subventions au prix des produits pétroliers

La compensation des produits pétroliers prendra fin au Maroc dès la fin de ce mois. Le ministre chargé des Affaires générales et de la Gouvernance, Mohamed El Ouafa, l'a confirmé lors d’une séance orale à la Chambre des conseillers sur l'impact de l'application du système d'indexation sur le prix des produits pétroliers. Rappelons que les produits pétroliers avaient bénéficié de 89% des subventions publiques en 2013 au Maroc. C'est donc un allègement de taille pour le budget de l'Etat. Et un allègement pratiquement indolore grâce à la baisse des prix sur le marché mondial.

 

17/11/14  OIT : La protection sociale gagne du terrain dans les émergents

Des pays comme l’Argentine et l’Afrique du Sud ont récemment mis en place des allocations familiales universelles. D’autres comme la Bolivie, le Botswana, le Brésil, la Chine, les Maldives, la Namibie, Panama, le Swaziland et le Timor-Leste, ont, comme l’Afrique du Sud, atteint une couverture universelle ou quasi universelle des retraites. Beaucoup d’autres ont instauré des transferts sociaux pour les chômeurs, les mères, les enfants et les personnes âgées. Certains pays à bas revenu ont aussi étendu leur protection sociale, essentiellement par le biais de filets de sécurité temporaires extrêmement ciblés avec de très faibles niveaux de prestation. Dans un grand nombre de ces pays, les débats sont en cours pour établir des socles de protection sociale plus complets.

C'est ce qui ressort du dernier rapport de l'OIT (Organisation Internationale du Travail) "Social protection global policy trends 2010-2015" ("Les tendances politiques mondiales de la protection sociale 2010-2015"). Et le fait mérite d'autant plus d'être relevé que 120 pays dans le monde vont réduire leurs dépenses publiques en 2015. Parmi eux, 86 sont des pays en développement. Le nombre global devrait passer à 131 pays en 2016.

Les tendances mondiales en matière d’assainissement budgétaire devraient aggraver la crise de l’emploi et les tendances inégalitaires, indique l’étude. En Europe, ces mesures ont contribué à accroître la pauvreté et l’exclusion sociale, qui touchent maintenant 123 millions de personnes soit 24 % de la population de l’Union européenne.

Dans les pays en développement qui n’investissent pas dans la protection sociale, les mesures d’ajustement devraient avoir des répercussions négatives sur des millions de ménages.

Selon l'OIT, des plans de relance budgétaire avaient été initiés dans quelque 50 pays pendant la première phase de la crise mondiale (2008-09), et la protection sociale a effectivement  joué un rôle majeur dans la réponse contra cyclique. Cependant, dans une seconde phase (à partir de 2010), de nombreux gouvernements se sont engagés dans l’assainissement des finances publiques et la réduction prématurée des dépenses, en dépit d’un besoin urgent d’aide au sein des populations vulnérables.

Du coup, un cinquième des pays du monde subissent un resserrement budgétaire excessif, caractérisé par un niveau de dépenses publiques inférieur à celui d’avant la crise estime l'OIT. Il s’agit de pays confrontés à de graves problèmes de développement comme l’Erythrée, le Soudan, le Yémen, le Sri Lanka, l’Ethiopie, le Nigéria, la Guinée-Bissau, le Guatemala et le Burundi, entre autres.

Isabel Ortiz, directrice du Département de la protection sociale de l’OIT, conclut que "Les gouvernements, les employeurs, les travailleurs et la société civile doivent se rassembler dans le cadre d’un dialogue national afin de garantir une reprise socialement responsable, orientée vers une croissance inclusive, la protection sociale et la justice sociale". Elle estime que la dernière étude de son organisation prouve que, même dans les pays les plus pauvres, "il existe des solutions pour dégager des marges de manœuvre budgétaire pour la protection sociale".

 

14/11/14  Afrique du Sud : Perspectives à la baisse pour deux années "douloureuses"

Le ministre des Finances sud-africain Nhlanhla Nene reconnait que son pays va connaître deux années  "difficiles et  douloureuses". C'est ce qu'il a affirmé, hier, devant la chambre de commerce américano-sud-africaine à Johannesburg : "Du fait de la consolidation de nos finances publiques, nous n'allons pas nous montrer faciles. Nous réduisons les dépenses, c'est-à-dire la croissance des dépenses, pas l'austérité, car nous voulons retrouver de la marge de manœuvre".

Et il a ajouté que ce plan ne pouvait pas attendre : "Je ne crois pas que nous puissions retarder notre action (...) nous avons juste besoin de deux ans pour retrouver la marge de manœuvre financière perdue à cause de la crise. Ce sera douloureux pendant deux ans, mais une fois retrouvée la marge de manœuvre financière, nous devrions être à nouveau sur les rails et capable de financer l'investissement avec les ressources adéquates".

Le ministre des Finances avait annoncé, le 22 octobre, une nouvelle révision à la baisse des perspectives de croissance pour 2014, à 1,4% contre 2,7% dans une précédente prévision datée de février.

 

12/11/14 Nigeria : Quelles sont les chances de Goodluck ?

Le président nigérian Goodluck Jonathan a annoncé, le 11 novembre, qu'il briguera un deuxième mandat lors de l'élection présidentielle de février 2015. Il se présente au nom du PDP, le Parti démocratique populaire, dont il est membre.

Goodluck Jonathan, 56 ans, dirige le pays depuis mai 2010, date à laquelle, alors vice-président, il avait succédé à Umaru Yar'Adua, décédé. Il avait ensuite remporté la présidentielle de 2011.Le PDP avait annoncé le 18 septembre l'avoir désigné comme son candidat à l'élection présidentielle.

Le PDP a toujours remporté la présidentielle depuis le retour au pouvoir des civils en 1999.Cependant l'issue du scrutin paraît-cette fois-ci plus incertaine. La volonté de l’actuel président Goodluck Jonathan, un chrétien originaire du sud, de se représenter en 2015 a provoqué une crise majeure au sein du PDP et entrainé la défection de plusieurs députés et hauts dirigeants du parti originaires du Nord du pays.

De plus, d'autres poids lourds de la scène politique nigériane ont, eux aussi, annoncé leur candidature aux élections présidentielles. Il s’agit d’Atiku Abubakar, qui a occupé le poste de vice-président sous le règne d'Olusegun Obasanjo de 1999 à 2007. Atiku Abubaka avait quitté le PDP pour rejoindre le "All Progressives Congress" (APC), la principale formation d’opposition, en février 2014.

Le second homme politique à avoir annoncé sa candidature est l’ancien président Muhammadu Buhari, le dictateur qui a dirigé le pays entre 1983 et 1985. M. Buhari avait annoncé, le 30 septembre, être  l'un des candidats de l’APC, la formation dont il est l'un des fondateurs. Parallèlement, l'APC s'est considérablement renforcé cette année, grâce à l’arrivée de plusieurs gouverneurs d'Etat et de parlementaires, venant du nord du pays, majoritairement musulman

 

12/11/14  Bolivie : En tête de l'Amérique latine pour la croissance

Le gouvernement bolivien prévoit une croissance de 5,9 % en 2015, plus que les 5,7 % attendus en 2014, ce qui le devrait le placer en tête de l'Amérique latine. Selon son ministre de l'économie, "Le produit intérieur brut (PIB) du pays augmentera à 36,196 milliards de dollars en 2015, soit 5,196 milliards de plus que les 31 milliards de dollars calculés pour cette année".

Le gouvernement table sur une inflation en légère baisse, à 5 % contre 5,5 % estimés en 2014, et sur un déficit public d'environ 3,6 % du PIB, après 3,2 % en 2014. La Bolivie a bien profité de la nationalisation des hydrocarbures, mettant fin à des décennies de contrats léonins avec les compagnies privées.

 

12/11/14  APEC : Détente USA-Chine, Libre-échange et écologie

Les dirigeants de l'Asie-Pacifique réunis en sommet à Pékin, ont adopté le 11 novembre une "feuille de route" prévoyant de créer, à terme, une zone régionale de libre-échange.

Cette "FTAAP" est en concurrence avec le partenariat trans-Pacifique (TPP), un projet que Washington inscrit dans le "rééquilibrage" de sa politique vers l'Asie. Cependant, ce partenariat est considéré, par des analystes chinois, comme une tentative américaine d'endiguer l'influence croissante de Pékin. Il faudra donc trouver un consensus entre les vingt et une économies membres de l'APEC. Rappelons que celles-ci représentent 57 % du PIB de la planète et 44 % des échanges commerciaux internationaux.

Le président chinois, Xi Jinping a qualifié d'"étape historique" le lancement de ce processus vers la FTAAP, traduisant selon lui "l'engagement des membres de l'APEC en faveur de l'intégration de l'économie régionale".

En marge du sommet, MM. Obama et Xi se sont retrouvés pour une série de rencontres plus informelles. Et ils se sont, pour la première fois, mis d'accord, le 12 novembre, pour une limitation de leurs émissions de gaz à effet de serre. Ces deux pays, qui concentrent à eux seuls 45% des émissions mondiales de C02, s’engagent respectivement à inverser la courbe de leurs émissions aux alentours de 2030 et une réduction de 26 à 28% de leurs émissions d’ici 2025 par rapport à 2005.

 

11/11/14  Algérie : Renault, usine d'engrais… et un bide sur les hydrocarbures

Les autorités algériennes et le groupe automobile Renault ont inauguré lundi à Oued Tlelat,  près d'Oran, une usine d'assemblage de la "Renault Symbol", qui sera, dans un premier temps, produite à 25 000 exemplaires par an. Cet événement a été jugé assez important par les deux partenaires pour que deux ministres français, Laurent Fabius et Emmanuel Macron, y participent, aux côtés de Carlos Ghosn, le PDG de Renault, et du premier ministre algérien Abdelmalek Sellal.

Parallèlement, deux complexes industriels ont été à Arzew.  Il s’agit d’un méga-train de gaz naturel liquéfié (GNL) et d’un complexe de production d’engrais d’ammoniac et d’urée avec l'égyptienne Orascom, un contrat qui a subi de nombreux retard du fait de plusieurs différents entre les deux partenaires. Le même jour, un complexe de production de fertilisants de la joint-venture Al Djazairiya Al Omania Lil Asmida (AOA) est entré en activité. De quoi réjouir les autorités algériennes qui mettent l'accent sur la réindustrialisation de leur pays.

Mais pas de quoi cependant leur faire oublier le bide du quatrième appel d'offre sur 31 périmètres d'exploration d'hydrocarbures dont des permis ouvrant la voie à l'exploitation des gaz de schistes. Sur les 31 blocs, seuls 4 ont intéressé les compagnies internationales, dont l'italienne Enel, l’Emirati Dragon Oil, Shell, Repsol et Statoil, qui ont signé leurs contrats respectifs fin octobre. Les autorités algériennes seraient en train de préparer un cinquième appel d'offre.

 

05/11/14  FMI : Une autocritique virulente des mesures d'austérité

Dans un rapport publié hier, le bureau IEO d'évaluation du FMI, un organisme indépendant de l'institution, juge que les mesures d’austérité budgétaire recommandée aux Etats en 2010 et 2011, après la crise financière ont eu beaucoup de conséquences négatives: "Le cocktail de mesures promu par le Fonds (...) a contribué à la volatilité des flux de capitaux sur les marchés émergents", écrit notamment l’IEO.

Selon cet audit interne, le Fonds a certes d'abord apporté une réponse appropriée à la récession mondiale de 2008-2009 en appelant à une relance budgétaire massive dans les pays riches. "Mais son appel, en 2010-2011, à un basculement vers la consolidation budgétaire dans quelques-unes des plus grandes économies était prématuré"… "Le FMI a recommandé à juste titre une expansion monétaire (dans les pays avancés) si cela s'avérait nécessaire pour maintenir la reprise, mais ce dosage de la politique économique a été loin d'être pleinement efficace pour favoriser la reprise et a exacerbé les répercussions négatives".

Le rapport affirme également que le mécanisme censé permettre au FMI de détecter les nouveaux risques financiers est trop complexe.

Réagissant aux critiques de l’IEO, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a salué un rapport "équilibré" mais elle affirme ne pas partager son analyse : "Je crois profondément que conseiller aux économies ayant un fardeau croissant de la dette de s'orienter vers une consolidation budgétaire était la bonne décision à prendre". Pourtant, en 2013, Olivier Blanchard économiste en chef du FMI avait déjà reconnu que son institution avait sous-estimé l'impact récessif des mesures d'austérité.

 

04/11/14  Burkina Faso : Implications économiques de la crise politique

Standard & Poor’s a placé hier soir, 3 novembre 2014, la note à long terme “B” du Burkina Faso sous surveillance négative, "en raison de la forte incertitude résultant de la situation politique du pays", selon les termes d'un communiqué de presse publié ce matin.

La mise d’une note sous surveillance signale qu'un évènement particulier peut entraîner sa modification dans un délai rapproché. Cependant, S & P affirme qu'elle pourrait confirmer sa note si le contexte politique burkinabé se stabilisait et si un calendrier électoral était fixé, permettant l’émergence d’un programme politique soutenu par les donateurs.

Une note de catégorie " B " indique une aptitude à faire face aux engagements financiers dans l’immédiat, mais une vulnérabilité face à des conditions économiques et financières défavorables. Or les finances publiques du pays sont totalement dépendantes des financements concessionnels multilatéraux et bilatéraux accordés par la coopération internationale.

De plus la situation des réserves de change du Burkina s'est fortement dégradée récemment : celles-ci sont tombées à $ 388 millions le 30 juin 2014, contre $ 617 millions 5 mois plus tôt.

 

30/10/14  Brésil : Hausse du taux directeur de la BCB après la victoire de Dilma Rousseff

La Banque centrale du Brésil a relevé hier, de 0,25 point son principal taux directeur, qui s'établit désormais à 11,25 %. Ceci montre qu'après sa réélection, la présidente de gauche Dilma Rousseff est bien déterminée à lutter contre l'inflation, alors que ses opposants l'accusaient de laxisme, au même titre que  son ministre de l'économie, Guido Mantega, qu'elle a promis de remplacer.

Il est vrai que la situation économique est difficile : après une forte hausse du PIB en 2010 de 7,5 %, la première économie d'Amérique latine est entrée en récession au premier semestre de cette année. Au total, le PIB brésilien n'a augmenté, en moyenne, que de 2 % sous le mandat de la présidente, contre 4 % du temps de Luiz Inacio Lula da Silva.

Bien qu'elle ait affirmé, au cours de sa campagne, que "ce ne sont pas les marchés qui votent" et que sa politique a notamment permis de contenir le chômage à un niveau historiquement bas, de 5 %, dans un contexte international déprimé, Dilma Rousseff pourrait donc retenir certaines des recettes prônées par son opposant de centre-droit, Aecio Neves, et du préféré de celui-ci pour le portefeuille de l'économie, Arminio Fraga, un ex-président de la Banque centrale. Rappelons que Fraga recommandait une série de mesures pour relancer l'économie, en particulier une réforme fiscale exemptant d'impôts les importations et les investissements en infrastructures.

 

22/10/14  Maroc : Grèves, déficit et nouveaux financements internationaux

Alors que les trois grandes organisations syndicales marocaines  "Union Marocaine du Travail", "Confédération Démocratique du Travail" et "Fédération Démocratique du Travail" appellent à une grève nationale de 24 heures, le 29 octobre, pour protester contre les réformes qui visent à réduire le déficit budgétaire, le  ministre marocain des Finances et de l’économie, Mohamed Boussaid, a annoncé, le 20 octobre, que les besoins en financements extérieurs de son pays s’élèveront à $ 2,77 milliards environ en 2015. Le projet de budget est en discussion à l'Assemblée et il table sur un déficit de l'ordre de 4,3 % du PIB qu'il faudra financer.

Mohamed Boussaid  a précisé que le Maroc pourrait mobiliser des capitaux extérieurs en vantant ses réalisations en matière de réforme des régimes de subventions et de réduction des  dépenses publiques : "En fonction des opportunités qu’offrira le marché mondial, nous déciderons, soit de procéder à des émissions obligataires sur le marché international ou contracter des emprunts directs auprès des prêteurs internationaux".

En juin dernier, le Maroc avait levé avec succès un milliard € en émettant un emprunt obligataire d’une maturité de 10 ans et d’un coupon de 3,5%.

 

17/10/14  Tunisie : Ennahdha mène campagne avec des fonds d'origine contestée

Les élections législatives ont lieu le 26 octobre prochain et le premier tour de la présidentielle est prévu pour le 23 novembre. Le parti Ennahdha, qui entend bien rester le premier parti de l'Assemblée, a récemment multiplié les "bourdes". Il est ainsi accusé d’avoir imité les spots et logos de campagne de deux autres partis politiques tunisiens, ainsi que celui du président turc Erdogan. Il n'a pas hésité à filmer l'un de ses meetings avec un drone...

Mais, surtout, ses adversaires politiques lui reprochent d'avoir recours aux services de  l’agence américaine Burson-Marsteller, spécialiste éminemment contesté du lobbying politique dans le monde (c'est elle qui avait, entre autres, géré la propagande du dictateur Nicolae Ceausescu en Roumanie). Le fait que le montant du contrat ait été rendu secret est particulièrement gênant car il laisse supposer une disproportion dans les moyens dont disposent les différents partis politiques. Les médias tunisiens parlent d'une somme de 18 millions $, qui pourrait s'expliquer par des soutiens financiers importants en provenance des pays du Golfe.

 

08/10/14  OCDE : Les indicateurs composites avancés anticipent une croissance stable des marchés émergents

Les indicateurs composites avancés (ICA) de l’OCDE ont été conçus pour anticiper les points de retournement, à la hausse ou à la baisse, de l’activité des pays traités, par rapport à la tendance. Ceux publiés le 8 octobre signalent des perspectives de croissance mitigées dans les grandes économies, et notamment un ralentissement de la croissance dans la zone euro, particulièrement en Allemagne et en Italie, la France conservant une croissance stable.

Parmi les grandes économies émergentes, une dynamique de croissance stable est également anticipée pour le Brésil, la Chine et la Russie. L’Inde est la seule grande économie pour laquelle les ICA signalent une inflexion positive de la croissance.

Selon les statisticiens de l'OCDE, les points de retournement des indicateurs composites avancés précédent de six mois, en moyenne, les points de retournement de l’activité économique par rapport à la tendance.

 

07/10/14  Thaïlande : Forte croissance du budget de la famille royale

Après le coup d’État de mai dernier, les dépenses budgétaires allouées à la famille royale vont considérablement augmenter, passant de 435 mns $ en 2014 à 536 mns l’an prochain, soit une hausse de 23 %.

Selon la "Gazette royale", traduite et diffusée par le site "AlterAsia", l’Assemblée législative nationale (ALN) est parvenue à un consensus pour adopter la loi de finances 2015 qui prévoit que l'enveloppe dédiée à "la préservation de l’honneur de la maison royale" sera, de facto, supérieure au budget du ministère des Affaires étrangères ou à celui du ministère du Développement social et de la sécurité humaine.

Le budget pour l’honneur de la famille royale est distribué à des organismes publics pour imprimer des affiches de membres de la famille royale, construire des monuments et organiser des événements sur les occasions importantes relatives à la monarchie, comme l’anniversaire de Sa Majesté le Roi.

Pour la première fois, ce budget alloue des fonds à trois nouvelles institutions : le Secrétariat permanent du ministère du Travail, le ministère de l’Emploi et le ministère du Développement des compétences. Le budget pour l’honneur de la famille royale sera attribué à 18 institutions publiques.

 

06/10/14  Maroc : Renault envisage d'y ouvrir une usine de moteurs

Carlos Ghosn a annoncé, lors du salon de l'automobile de Paris, que l'usine de Tanger, qui assemble les Dacia et qui n'est pour l'heure pas à pleine capacité (faibles performances du Lodgy) tournera à plein régime d'ici deux à trois ans. De son côté, le directeur délégué de la compétitivité chez Renault a reconnu que le groupe pourrait tout à fait ouvrir une usine de moteurs au Maroc pour servir la forte demande locale. Rappelons que Renault a la capacité d'assembler quelque 400 000 véhicules par an au Maroc.

L'usine moteurs envisagée alimenterait les lignes d'assemblage de Dacia.

Renault a, par ailleurs, menacé ses employés roumains d'un transfert de la production vers le Maroc, au cas où leurs actions de revendication salariale se poursuivraient.

 

03/10/14  OIT : Extension des régimes de retraite dans les pays en développement

A l'occasion de la publication de l'étude de l'OIT sur la protection sociale des personnes âgées dans le monde, Isabel Ortiz, Directrice du département de la protection sociale de l’OIT a déclaré que de nombreux pays en développement étendent fortement leurs régimes de retraite, "ce qui est une tendance très positive", avant d'ajouter : "Mais la garantie de prestations de retraite suffisantes est aussi importante que l’élargissement de la couverture. Les hommes et femmes âgés ont le droit de partir en retraite dans la dignité, sans sombrer dans la pauvreté. C’est un problème qui concerne le monde entier."

Selon l'OIT, une remarquable hausse de la couverture des pensions de retraite a été obtenue en une décennie seulement en Chine, au Lesotho, en Thaïlande, au Timor-Leste et en Tunisie, passant d’environ 25 % à plus de 70 % de la population. Les pensions financées par l’impôt jouent un rôle majeur dans l’extension de la couverture des régimes de retraite parce qu’elles assurent un niveau minimal de protection à ceux qui ne bénéficient pas d’un régime par répartition.

De fait, certains pays, comme l’Argentine, la Bolivie, le Chili, la Hongrie, le Kazakhstan et la Pologne, reviennent sur la privatisation de leurs régimes de retraite qui avait eu lieu dans les années 1980 et 1990, parce qu’ils sont trop coûteux et ne permettent pas d’étendre la couverture des pensions. La renationalisation totale ou partielle de ces systèmes de retraite a pour but de réduire les coûts budgétaires, d’améliorer le taux de couverture et la sécurité du revenu pour les personnes âgées.

"Les systèmes publics de sécurité sociale dotés de solides socles de protection sociale sont indispensables à la reprise économique, au développement inclusif et à la justice sociale; ils doivent donc faire partie intégrante du programme de développement pour l’après-2015", a précisé Mme Ortiz. "La protection sociale en cas de vieillesse est un droit de l’homme reconnu par les normes internationales du travail. De plus, elle est aussi rentable sur le plan économique".

 

02/10/14  Algérie : Les conclusions en demi-teinte de la dernière mission du FMI

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par M. Zeine Zeidane, a séjourné en Algérie du 17 septembre au 1er octobre 2014, pour mener les entretiens relatifs aux consultations annuelles au titre de l’article IV des Statuts du FMI.

A l'issue de cette mission, M. Zeidane a déclaré que l’activité économique s’était raffermie en 2014 et que la croissance du PIB réel devrait s’élever à 4 %, contre 2,8 % en 2013.

"Pour la première fois en huit ans, le secteur des hydrocarbures devrait connaître une expansion et, dans les autres secteurs, la croissance demeure porteuse, notamment dans les BTP et les services", a-t-il ajouté, soulignant que "L’inflation a marqué un net repli, pour se situer en dessous de 2 %, en partie grâce au resserrement de la politique monétaire".

En dépit de cette entrée en matière prometteuse, le FMI estime que les risques qui pèsent sur la stabilité macroéconomique s’accentuent. "Pour la première fois en près de quinze ans, le solde des transactions courantes devrait devenir déficitaire. Le recul de la production d’hydrocarbures, la forte consommation intérieure et la baisse des cours du pétrole pèsent sur les exportations, tandis que les importations continuent d’augmenter".

En ce qui concerne les finances publiques, "Le déficit budgétaire devrait se creuser à plus de 6 % en raison de la diminution des recettes des hydrocarbures, d’une nette augmentation des dépenses en capital et du maintien d’un niveau élevé de dépenses courantes".

Certes, le fonds de régulation des recettes demeure important, mais le FMI s'attend à ce qu'il accuse un repli pour la deuxième année consécutive.

 

30/09/14  Kenya : Forte revalorisation de son PIB

Comme le préconisent les statisticiens des Nations unies, qui recommandent aux pays de modifier régulièrement le mode de calcul de leur produit intérieur brut (en principe tous les cinq ans) pour prendre en compte les évolutions de la production et de la consommation, le Kenya vient d'adopter un système qui retient 2009 pour année de  référence, contre 2001 auparavant. Du coup, le Produit intérieur brut du Kenya a bondi de 25 %.

Son PIB s’est établi  à 4760 milliards de shillings (53,3 milliards $) en 2013 contre 3800 milliards de shillings (42,6 milliards $) auparavant. La croissance économique pour 2013 a été, du coup, estimée à 5,7 %, au lieu de 4,7 %. Ce nouveau système de calcul du PIB  a, en effet, permis de prendre en compte la forte croissance enregistrée dans plusieurs secteurs tels que les nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC).

Le Kenya entre, de ce fait, dans la catégorie des pays à revenu moyen, ce qui pourrait le priver des aides destinées aux pays à bas revenus, selon les critères fixés par la Banque mondiale. Ceci dit, cette catégorie correspond mieux à la réalité d'un pays qui en juin 2014 a pu lever une émission en eurobond pour 1,5 milliards $, assorti d'un coupon de 6,875 %, sur 10 ans.

Il est clair que les investisseurs le considèrent déjà comme un pays porteur à croissance rapide.

 

25/09/14  Russie UE : Impact des sanctions russes sur les agriculteurs européens et sur l'inflation russe

Le parlement européen estime que l'embargo russe sur les importations de produits agricoles de l'UE pourrait affecter les revenus de 9,5 millions d'agriculteurs en Europe et diminuer les échanges bilatéraux de 5 milliards €. La Russie est en effet le deuxième importateur de produits agricoles européens. 

Rappelons que le gouvernement russe a publié le 7 août dernier une liste des produits interdits d'importation en provenance des Etats-Unis, de l'Union européenne, de l'Australie, du Canada et de la Norvège. Décrétée pour une durée d'un an, cette interdiction concerne le bœuf, le porc, la volaille, le poisson, le fromage, le lait et les produits laitiers, ainsi que les légumes et les fruits.

Mais, parallèlement, ces sanctions pourraient aussi accélérer les pressions inflationnistes en Russie. Selon le rapport de la Banque mondiale (BM) sur l'économie russe dévoilé mercredi, l'inflation en Russie atteindra 8 % à la fin de l'année 2014, alors que les prévisions de la Banque de Russie ne prévoyaient initialement que 6 à 6,5 % de hausse des prix.

 

25/09/14  Libye : Un gouvernement restreint de technocrates

Le nouveau gouvernement présenté par le premier ministre libyen Abdallah al-Theni a enfin remporté, lundi soir, la confiance de l'Assemblée, avec 110 voix sur 112 présents.

Au début septembre, le premier ministre avait été chargé, par le parlement issu des élections du 25 juin, de former un nouveau cabinet. Mais le parlement avait rejeté, le 18 septembre, la première proposition de  al-Tehni (cf. la brève du 19 septembre ci-dessous).

Le nouveau gouvernement plus restreint, comme le souhaitaient les députés, compte treize ministres, dont trois vice-premiers ministres. Ce sont des «technocrates sans appartenance politique» qui auraient été choisis.

Le portefeuille de l'Intérieur a été confié à Omar al-Sanki et celui des affaires étrangères à Omar al-Dayer. Par contre, le portefeuille de la Défense qui était occupé jusqu’ici par al-Theni reste, pour l'instant, sans titulaire !

 

24/09/14  Maroc : Grève de défense du pouvoir d'achat et politique monétaire de relance

Alors qu'une grève générale paralyse le pays, pour dénoncer la baisse du pouvoir d'achat et la réforme du système des retraites, la  Banque centrale du Maroc vient de décider,  le 23 septembre,  d'abaisser son taux directeur à 2,75 % pour tenter de stimuler la croissance et l'emploi.

Selon le gouverneur de Bank al-Maghrib (BAM), Abdelattif Jouahri, c'est la première baisse depuis deux ans et c'est, surtout, "la première fois que le taux directeur est en deçà de 3%". Il s'attend en effet à ce que la croissance soit faible, à hauteur de 2,5 % cette année, compte tenu d'une progression de près de 3 % du PIB non agricole et un repli d’environ 2,5 % de la valeur ajoutée agricole.

S'agissant du déficit public, qui avait explosé à plus de 7% en 2012, la Banque centrale a avancé que l'objectif d'une réduction à 4,9% du PIB à fin 2014 sera tenu, grâce notamment à la maîtrise des dépenses de compensation

 

19/09/14 Libye : Un parlement aussi exigeant qu'impuissant

Le nouveau parlement issu des élections du 25 juin, reconnu par la communauté internationale et qui siège dans la ville de Toubrouk (à l'Est)  a rejeté, le 18 septembre, le gouvernement formé par le premier ministre Abdallah al-Theni. Celui-ci devra constituer un cabinet de crise plus restreint, d'une dizaine de portefeuilles, au lieu des 18 proposés.

M. Theni a proposé de garder le portefeuille de la Défense, et d'accorder celui de l'Intérieur à Achour Chwayel, un ancien ministre indépendant de l'ex-gouvernement d'Ali Zeidan (novembre 2012 à mars 2014). Une militante des droits de l'Homme, Farida al-Allagui, a été proposée pour occuper le poste de ministre des Affaires étrangères.

Quelques jours avant, ce nouveau parlement avait limogé le gouverneur de la Banque centrale libyenne al-Seddik al-Kabir. Celui-ci avait été convoqué pour audition, mais n'avait pas pu se présenter puisqu'il présidait, le même jour, la 38e Conférence du Conseil des gouverneurs des Banques centrales, des autorités monétaires et institutions financières arabes qui se déroulait à Alger. N'ayant pu se défendre des accusations d'irrégularité financières pesant sur lui, son adjoint, Ali al-Hebri, a été prié de le remplacer pour assurer l'intérim !

Pendant ce temps-là, les milices islamistes de Fajr Libya (L’Aube de la Libye) contrôlent la capitale Tripoli. Elles ont réactivé fin juillet le Congrès général national (CGN) l'ancienne Assemblée, dont le mandat a expiré depuis longtemps mais qui n'a pas hésité pour autant à  former un gouvernement parallèle.

 

17/09/14  Égypte : Canal de Suez N°2 et rapprochement avec le FMI

Le gouvernement égyptien est parvenu à lever  8,5 milliards $ sur le marché intérieur, pour son projet de doublement du Canal de Suez. 85% des bons émis pour financer ce projet, ont été achetés par de simples citoyens attirés par un taux d'intérêt de 12 %.

Le président Al Sissi avait annoncé, début août, sa volonté de construire un nouveau canal de 72 kilomètres le long de l'actuel canal de Suez, pour créer des emplois (un million espérés) et renforcer la puissance de son pays. Celui-ci devrait aussi permettre au Caire d'engranger, à terme, une recette annuelle de l'ordre de 13 milliards $ en droits de transit, contre 5 milliards à l’heure actuelle.

Cette nouvelle arrive au moment où Le Caire montre des signes de rapprochement avec les institutions financières internationales. Lors d'une conférence qui a débuté le 16 septembre dans la capitale égyptienne, Chris Jarvis, le chef de mission pour le Fonds Monétaire International dans le pays s'est montré particulièrement confiant. Il est vrai que les réformes qui devraient permettre de redresser les finances publiques ont débuté et, en particulier, la suppression des subventions de l'Etat aux prix intérieurs des hydrocarbures, une mesure que le gouvernement islamiste du président Morsi avait longtemps repoussé pour tenter d'éviter la colère populaire.

 

12/09/14  CNUCED : Plaidoyer pour un changement de politique à l'échelle mondiale

"Les politiques d'austérité et d'expansion monétaire ne marchent pas", affirme la CNUCED qui se livre à une attaque en règle de ces dernières : "Comme le monde a échappé à une sévère dépression, que les marchés financiers se sont stabilisés et que le terrain perdu pendant la crise a été regagné, certains cercles politiques sont de plus en plus convaincus que l’économie mondiale est à nouveau sur les rails. Leur thèse, c’est que le maintien des politiques d’austérité budgétaire, la flexibilité toujours plus grande des marchés du travail et le recours actif à la politique monétaire pour faire face aux chocs et aux problèmes cycliques vont régulariser la croissance et stabiliser les prix."

Or il n'en est rien : selon le "Rapport sur le commerce et le développement, 2014 : Gouvernance mondiale et marge d’action pour le développement" de la CNUCED, ce n’est pas ainsi que l’économie mondiale retrouvera la santé.

Afin de formuler une proposition crédible, les économistes de la CNUCED ont utilisé leur propre modèle pour étudier les effets potentiels d’un ensemble coordonné de politiques budgétaire, monétaire, industrielle et commerciale, qui renforcent la demande globale à travers une hausse des salaires réels, une politique d’investissements publics et une répartition plus égalitaire des revenus. Les résultats obtenus en matière de croissance par le scénario de référence − scénario fondé sur les politiques traditionnelles − et par le scénario alternatif sont comparés pour l’économie mondiale et pour les principales régions. La croissance mondiale passerait à 4,7% au lieu des 3,4% prévus de 2015 à 2019 si une autre politique était mise en œuvre.

A titre d'exemple la croissance de l’Afrique serait alors de 6,1% au lieu de 3,9%.

 

10/09/14  UEMOA- émirats : 19 milliards $ d'engagements promis

Lors de la lors de la Conférence internationale des investisseurs  «Investir dans l'UEMOA» qui s'est déroulée hier à Dubaï aux Emirats Arabes Unis, les huit pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont obtenu 19 milliards $ d’engagements qui concernent principalement des projets d'infrastructures 

Selon un communiqué publié au terme du forum, ces investissements devraient  être affectés aux routes, aux chemins de fer, à des aéroports, ainsi qu'aux secteurs de l'énergie, de la sécurité alimentaire et de l'eau, Le plus gros engagement, portant sur 16 milliards $, a été évoqué par une firme basée aux Emirats, la Trojan General Contracting, une succursale du Royal Group de cheikh Tahnoun Ben Zayed Al-Nahyane, membre de la famille régnante à Abou Dhabi, et de Earth Capital, un fonds d'investissement actif dans le secteur de l'environnement.

La filiale émiratie du groupe industriel indien Essar s'est, quant à elle, engagée à investir 1,98 milliard $ dans des projets de routes, ponts, aéroports et une centrale thermo-électrique au Bénin, en Guinée-Bissau et au Niger. Quant à la  société omanaise Hasan Juma Backer Trading & Contracting, elle a promis 700 millions $ pour le développement d'un "port sec" en Côte d'Ivoire.

 

10/09/14 Argentine : La riposte de la Banque mondiale aux fonds vautours

La Banque mondiale a lancé hier un nouvel accord de partenariat avec l'Argentine, qui pourrait se traduire par des prêts atteignant 5,3 milliards $ au total, à raison de 1 à 1,2 milliards de dollars par an. C'est une réponse directe à l'effet pernicieux de l'affaire des "fonds vautour" qui interdit, de facto, à l'Argentine le recours au marché des capitaux.

Ce programme cible trois thèmes majeurs : la création d'emploi dans les entreprises et les exploitations agricoles ; l'amélioration des ressources des ménages ; la réduction des risques environnementaux.

La filiale de la Banque mondiale chargé du secteur privé, SFI ("Société financière internationale") pourrait intervenir dans ce programme de partenariat ("Country Partnership Strategy"  ou CPS), à hauteur de 1,7 milliard $.

 

09/0914  Tunisie : Une conférence des investisseurs qui devrait en susciter d'autres

Intitulée "Investir en Tunisie : start-up démocratie" la conférence internationale qui s'est déroulée lundi à proximité de Tunis a rassemblé les représentants d'une trentaine de pays, une vingtaine d'institutions internationales et plusieurs dizaines d'entreprises privées locales et étrangères. Pour le premier ministre tunisien Mehdi Jomaa, l'objectif n'était pas de solliciter l'aide d'éventuels donateurs, mais plutôt d'inciter les partenaires de la Tunisie à y revenir pour investir dans des projets rentables.

Dans son discours d'ouverture, il a mis l'accent sur l'achèvement du processus démocratique, le dialogue national et les mesures sociales qui devraient fonder la stabilité des institutions politique tunisienne à l'issue de la transition. Pour sa part, le ministre de l'économie et des finances a présenté le plan de redressement 2015-2020 qui entend rétablir les grands équilibres macroéconomiques, réduire le déficit des finances publique, relancer la croissance et l'emploi dans un pays où le taux de chômage reste nettement supérieur à son niveau d'avant la révolution.

C'est dans le cadre de ce programme stratégique qu'ont été conçus les 22 projets présentés lors de la Conférence. Ils pourraient nécessiter un financement de quelque 7 milliards $.

Parmi ces projets figurent la réalisation d'un port en eau profonde à Enfidha, au sud de Tunis,  la construction d'un barrage dans le nord-ouest du pays, et de nombreuses rélisation dans les secteurs de la santé, des transports, des mines, des TIC, de l'énergie (notamment l'énergie renouvelable.

Co-organisée par la Tunisie et la France, coprésidée par les premiers ministres tunisien et français Mehdi Jomâa et Manuel Valls, cette conférence devrait être suivie, en mars 2015, par un forum des investisseurs américains en Tunisie. C'est ce qu'a promis la sous-secrétaire américaine Ann Petterson lundi, ajoutant que les États-Unis réfléchissaient déjà à la possibilité d'investir dans plusieurs des projets tunisiens.

La plupart des participants ont aussi exprimé le vœu de voir la Tunisie adopter prochainement une loi cadre pour des actions en "partenariat public-privé" (PPP).

 

04/09/14 Tunisie : Bon départ pour la Conférence internationale du 8 septembre

La réunion préparatoire à la Conférence "Investir en Tunisie, start-up democracy" qui se déroulera à Tunis le 8 septembre a déjà rassemblé les représentants d’institutions financières comme la Banque Mondiale, la Banque Européenne de Reconstruction et de Développement (BERD), la Banque Européenne de l’Investissement (BEI), l’Agence Française de Développement (AFD), l’Institut allemand de crédit pour la reconstruction, l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et l’Agence de coopération internationale de la Corée du Sud.

C'est d'autant plus bon signe que, le 29 aout, le FMI avait déjà donné son feu vert pour le versement de 217,5 millions $ qui constituent la quatrième tranche d'un programme de prêts d'un montant total de 1,74 milliard $ signé en juin 2013 pour soutenir la transition démocratique en Tunisie. 

À l’issue des délibérations du Conseil d’administration du FMI, M. Naoyuki Shinohara, Directeur général adjoint avait affirmé que l’exécution du programme est solide. "Tous les critères de réalisation quantitatifs ont été respectés. En dépit de la complexe conjoncture intérieure et régionale, les réformes structurelles ont progressé, et les autorités ont rattrapé les retards observés dans certains domaines". Il avait ajouté : "Les mesures budgétaires prises pour compenser les pressions sur les dépenses sont salutaires et les récentes hausses des prix de l’énergie, associées à la mise en œuvre de nouveaux programmes de protection des plus démunis, contribueront à réduire les vulnérabilités. La réforme des subventions énergétiques et une maîtrise rigoureuse de la masse salariale amélioreront la composition du budget, qui bénéficiera également de l’augmentation des dépenses sociales et des dépenses d’investissement"…

"D’importantes mesures ont été prises pour réduire les vulnérabilités du secteur financier, notamment l’adoption historique de plans de restructuration des banques publiques, qui devraient être rapidement mis en œuvre. Les fragilités du secteur bancaire vont être encore atténuées par la mise en place d’une société de gestion d’actifs, l’adoption d’une loi sur les faillites, l’achèvement des audits des banques publiques et la modernisation du cadre réglementaire".

Le FMI ne cache pas, cependant, que la situation économique reste difficile. Cependant l'achèvement de la transition politique, en cours, devrait rassurer les investisseurs potentiels. Rappelons que les élections devront se dérouler au dernier trimestre 2014.

 

02/09/14  Irak : Début de l'exploitation du gisement de Badra dans l'est

La filiale pétrolière du groupe public russe Gazprom, Gazprom Neft, a annoncé hier, dans un communiqué qu'elle avait commencé la production commerciale du champ pétrolier de Badra, dans l'est de l'Irak. Elle n'a pas mentionné les combats actuels entre l'armée irakienne et l'Etat islamique, qui se déroulent à une certaine distance de Badra.

Les livraisons de brut au système d'oléoducs irakien s'élèvent pour le moment à 15.000 barils par jour mais doivent atteindre à terme 170.000 barils par jour, a-t-elle précisé. Gazprom Neft (opérateur avec 30% du projet) avait remporté en 2009 l'exploitation de ce gisement mais ses relations avec Bagdad s'étaient détériorées lorsqu'elle avait, ensuite, signé des contrats avec la région autonome du Kurdistan irakien.

Rappelons qu'en novembre 2012, le gouvernement irakien avait sommé Gazprom, comme d'autres compagnies étrangères, de choisir entre ses activités au Kurdistan et celles dans le reste du pays, ce qui n'a pas empêché le groupe russe de poursuivre ses différentes activités.

 

11/08/14 Argentine : Contre-attaque sur le front de la dette

Après l'échec des négociations entre l'Argentine, les fonds vautours et la justice américaine, Buenos Aires a décidé de déposer plainte contre les Etats-Unis devant la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye. Saisissant la plus haute juridiction des Nations unies, l'Argentine y accuse Washington de violer sa souveraineté et son immunité judiciaire.

Il est vrai que la décision du juge de New York qui a ordonné le blocage des remboursements dus aux créanciers qui avaient accepté la restructuration de leurs créances menace l'ensemble du système financier international et que l'Argentine n'est pas isolée dans son combat.

La CIJ, dont les Etats-Unis ne reconnaissent pas formellement la juridiction, a précisé qu'aucune suite ne serait donnée tant que Washington n'aurait pas admis sa compétence dans cette affaire. Mais, les Etats-Unis sont menacés, s'ils jugent que ce contentieux ne relève pas de la CIJ, de se retrouver face à "l'obligation d'indiquer un moyen alternatif pour parvenir à une solution pacifique dans la controverse actuelle, conformément à la charte des Nations unies", comme l'affirme le communiqué argentin.

 

06/07/14  Égypte : Projet d'un second canal de Suez

Le gouvernement égyptien a l'intention de creuser un nouveau canal long de 72 kilomètres, le long du canal de Suez. L'annonce a été faite, hier, par le président de l'autorité chargée de l'exploitation du canal, Mohab Mamich, lors d'une conférence de presse. Selon lui, le coût de ce projet serait de l'ordre de 4 milliards de dollars.

Le nouveau canal permettrait de créer un million d'emplois. Il devrait ensuite offrir une rente annuelle de l'ordre de 13 milliards de dollars contre 5 actuellement.

Présent à la conférence de presse consacrée à la présentation du projet, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a souhaité que ce projet soit essentiellement financé par des banques locales et les citoyens égyptiens. "Nous voulons que tous les Egyptiens détiennent des actions dans ce projet", a-t-il expliqué en demandant une participation de 100 livres égyptiennes (environ 10 euros) pour ceux qui vivent en Egypte et de 100 dollars (un peu plus de 74 euros) pour ceux résidant à l'étranger.

Le président Al-Sissi a, par ailleurs, précisé que l'armée égyptienne aurait la responsabilité du projet. Il est vrai que la destitution du président Mohamed Morsi et la répression des Frères musulmans ont été suivies par une montée de la violence dans la péninsule du Sinaï, ce qui entretient des craintes sur la sécurité du canal.

 

05/08/14  USA-Afrique : Vers un renouvellement de l'AGOA

La cinquantaine de dirigeants africains qui participent au sommet USA-Afrique ont appelé les Etats-Unis à renouveler l'AGOA (African Growth Opportunity Act) pour une période de quinze ans. L'administration américaine semble favorable à ce renouvellement mais pourrait souhaiter y apporter quelques ajustements. Signé en 2000, l'accord avait déjà été prolongé en 2008, date de sa première expiration, et il concerne près de 40 pays africains ; il arrivera à expiration l'an prochain.

Ce programme commercial exonère de droits de douane certaines exportations en provenance d'Afrique. Les chefs d'Etat et de gouvernement africains considèrent ce texte comme un moyen de cimenter les relations commerciales avec les Etats-Unis. "Près de 95 % des exportations sud-africaines bénéficient du régime préférentiel de l'AGOA",  estime le président sud-africain Jacob Zuma. "Nous considérons qu'en approuvant une prolongation de l'AGOA les Etats-Unis favoriseraient l'intégration, l'industrialisation et le développement des infrastructures africaines. Je suis certain que les Américains ne veulent pas manquer cette occasion".

L'administration américaine semble souhaiter apporter quelques modifications sur les critères d'éligibilité, la durée, la liste des produits concernés ou encore des limites régionales.

 

29/07/14  Russie : Lourdes menaces sur la balance des paiements

Selon les estimations des experts du HCE, "Haut collège d'économie de Moscou", la Russie aurait besoin de $ 40 à 90 mds pour soutenir les banques et les compagnies publiques, en 2014-2015, au cas où les sanctions occidentales entraîneraient un blocage total des financements extérieurs. En effet, d'ici la fin de l'année, les compagnies publiques devront réunir 43 mds pour rembourser leurs dettes, dont environ 19 mds destinés aux banques publiques. A terme, les compagnies devront trouver 48 mds, dont 21 mds pour les banques.

Si les sanctions n'affectent que les banques publiques, le HCE estime que le montant du soutien de l'Etat sera de l'ordre de 40 mds. Cependant, cette somme pourrait grimper jusqu'à 90 mds si les refinancements, nécessaires, de toutes les compagnies publiques, s'avèrent interdits sur les marchés occidentaux.

Les analystes du HCE qualifient cette situation "d'extrême" mais reconnaissent l'ampleur du risque : "Ce serait un fardeau extrêmement lourd pour les réserves de change de Russie, notamment compte tenu de la décision préliminaire de la cour d'arbitrage de La Haye sur l'affaire Ioukos, condamnant la Russie à verser 50 milliards de dollars aux actionnaires de la compagnie".

Rappelons que la Cour permanente d'arbitrage de La Haye s'est prononcée hier en faveur des actionnaires de la défunte compagnie pétrolière russe Ioukos, ordonnant à Moscou de verser $ 50 mds de dédommagements. La Cour a émis des jugements visant trois plaintes pour lesquelles le montant total des dédommagements réclamés - en raison d'une expropriation jugée illégale - atteint $ 100 mds.

A l'époque de son expropriation, Ioukos était contrôlée par l'oligarque Mikhaïl Khodorkovski, condamné à dix ans de prison sous le prétexte de détournements de fonds. M. Khodorkovski, a toujours nié les faits qui lui étaient reprochés et il a bénéficié, en décembre 2013, d'une libération anticipée. Ioukos, qui pesait alors quelque $ 40 mds, avait été démantelé et la majeure partie de ses avoirs avaient été transmis à Rosneft, compagnie pétrolière dirigée par Igor Setchine, un ancien collaborateur de Vladimir Poutine.

De plus, les autorités américaines ont adopté, à la mi-juillet, de nouvelles sanctions contre certaines compagnies et banques russes dont Gazprombank, VEB, Rosneft et Novatek. En particulier, l'accès aux marchés financiers américains leur sera fermé et il sera interdit aux compagnies et aux particuliers américains de délivrer à ces sociétés des crédits de plus de 90 jours. De son côté, l'UE devrait définitivement rendre publique, demain, la liste des nouvelles personnes et compagnies concernées par ses sanctions.

 

23/07/14  Maroc-UE : Entrée en vigueur de l'accord de pêche, après deux ans d'attente

Après plusieurs mois de brouille entre le Maroc et l'UE, marqués notamment par "l'affaire de la tomate", le gouvernement marocain a finalement donné son feu vert à l'entrée en vigueur du nouvel accord de pêche conclu avec l'Union européenne. Suite à la signature de l’accord par le roi Mohamed VI, Maria Damanaki, la commissaire européenne à la pêche a déclaré : "Je suis heureuse que ce protocole puisse enfin entrer en vigueur : nos pêcheurs ont attendu ce jour depuis plus de deux ans maintenant… ".

Cet accord avait été ratifié à l'unanimité, en février, par le Parlement marocain, après deux ans de discutions difficiles, mais avait servi de monnaie d'échange pour le règlement d'autres conflits, les deux parties étant en négociation sur un Accord de libre-échange complet et approfondi (Aleca) depuis avril 2013.

L’accord de pêche enfin signé entre le Maroc et l’UE va permettre à 126 navires battant pavillon de 11 pays européens de pêcher à nouveau dans les eaux du royaume. La contrepartie financière de l'accord, adopté par le Parlement européen dès décembre 2013, s'élève à € 40 mns. Sur cette somme, l'UE paie16 mns pour l'accès aux ressources halieutiques et 14 mns seront affectés au soutien de la politique marocaine de développement durable. Enfin, € 10 mns seront versés par les navires européens autorisés à pêcher durant les quatre prochaines années.

Les 11 États membres concernés par l'accord de pêche sont l'Espagne, le Portugal, l'Italie, la France, l'Allemagne, la Lituanie, la Lettonie, les Pays-Bas, l'Irlande, la Pologne et le Royaume-Uni.

 

21/07/14  Égypte : Controverses autour de la hausse des taux directeurs

Les critiques se multiplient depuis que le Comité de Politique Monétaire de la Banque Centrale d'Egypte a décidé, le 17 juillet de revoir à la hausse ses taux de refinancement, de dépôts à vue et de ses principales interventions, qui atteignent désormais, respectivement, 9,25%, 10,25%, et 9,75%. Ces décisions ont été prises dans le souci de maitriser la hausse des prix après la suppression des subventions étatiques aux prix de détail des produits pétroliers et gaziers vendus sur le territoire. Mais plusieurs analystes craignent que la hausse des taux contribue à freiner la croissance, sans enrayer une inflation qui pourrait être à deux chiffres cette année.

L'Egyptian Stock Exchange a fortement réagi à ces mesures de la banque centrale. L'EGX 30, le principal indice de ce marché, a terminé dans le rouge le 20 juillet et a poursuivi sa chute le 21 juillet en ouverture des marchés, avec un recul de 0,68%.

Sur le marché obligataire, les taux offerts pour les bons du trésor égyptien, ont, eux, évolué sensiblement à la hausse. Ainsi les obligations sur 91 jours ont atteint le taux record de 11,82% et les obligations sur 266 jours ont vu leur taux progresser à 12,24%.

 

18/07/14  Chine : Redressement de la croissance mais anticipation de décélération

Bien que la croissance chinoise se soit redressée au second trimestre (à 7,5% de croissance annuelle contre 7,4% au premier trimestre) le premier ministre Li Keqiang a déclaré, aujourd'hui, lors d'un symposium économique, que le taux de croissance, même légèrement inférieur à cet objectif de 7,5% pour 2014, serait acceptable "tant qu'il est de qualité et efficace, qu'il favorise les économies d'énergie et la protection de l'environnement…".

Après une progression du PIB de 7,7 % en 2012 et 2013, la Chine s'était fixé, pour 2014, un objectif de 7,5%, soit son plus faible taux de croissance depuis près d'un quart de siècle.

Le ralentissement du début d'année avait incité les autorités de Pékin à adopter, à partir d'avril, des mesures de relance des investissements d'infrastructures, ainsi que des réductions fiscales ciblées ; le niveau des réserves obligatoires des banques offrant des prêts aux petites entreprises avait aussi été baissé.

Ces mesures se sont avérées efficaces et la production industrielle a, en particulier, enregistré, en juin, une hausse de 9,2 % sur un an. Mais la Chine doit encore résoudre l'épineuse question du ralentissement (nécessaire) de son secteur immobilier.

 

16/07/14 BRICS : La Banque de développement des Émergents aura son siège à Shanghai

Les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) sont parvenus à surmonter les dernières divergences qui bloquaient la création de leur Banque de développement, lors de leur 6eme sommet annuel au Brésil. C'est, comme souvent, la question du choix du siège de cette nouvelle institution qui posait problème. Le président sud-africain Jacob Zuma avait soutenu jusqu'au bout la candidature de Johannesburg, alors que la Russie soutenait celle de Shanghai, qui était elle-même contesté par l'Inde. Finalement, c'est Shanghai qui été choisie pour abriter le siège de la nouvelle institution. En contrepartie, le premier président de cette Banque devrait être d'origine indienne.

Rappelons que cette nouvelle institution, qui séduit aussi bien les pays asiatiques que des pays latino-américains qui, comme l'Argentine, n'entretiennent pas les meilleures relations avec le système de Brettons Woods, sera dotée d'un capital de $ 50 milliards et d'un fond de réserves de $ 100 milliards (cf. ci-dessous, la brève du 27 juin)..

 

14/07/14  Égypte : De la suppression des subventions à la reprise des prêts de la Banque mondiale

La Banque mondiale vient d'approuver l’octroi un prêt de $ 300 millions à l'Egypte pour financer des projets de taille moyenne et le développement des régions pauvres. Selon le ministre égyptien de l'Industrie et du commerce, Mounir Fakhry Abdel Nour, il s'agit du "premier prêt servi par la Banque mondiale après les protestations du 30 juin 2013", donc le premier depuis l'éclatement des manifestations populaires qui avaient abouti l'année dernière au  renversement du président islamiste Mohamed Morsi par l’armée.

Il est probable que la Banque mondiale attendait la suppression des subventions aux prix des produits pétroliers qui vient d'être décidée par le gouvernement égyptien. Celle-ci devrait alléger le budget public d'au moins 30 % des dépenses du gouvernement. Cette  mesure a été saluée par les principaux bailleurs de fonds de l'Egypte dans les pays du Golfe (notamment les Emirats arabes Unis), ainsi que par le FMI qui estime, néanmoins, que le succès de cette mesure ne sera complet que si les mesures d'accompagnement prévues sont mises en œuvre.

 

10/07/14  Côte d'Ivoire : Une première note très encourageante de Moody's

Pour la première fois, l'agence de notation financière Moody's a noté la Côte d'Ivoire, lui attribuant  la note B1, avec perspective stables. Moody’s a attribué le même rating à l’emprunt obligataire de $ 500 mns que la Côte d’Ivoire compte émettre d’ici fin juillet.

Dans communiqué, l'agence explique que le retour à la stabilité politique et des comptes macroéconomiques ont permis de redresser la solvabilité de ce pays. De plus "Le gouvernement ivoirien a instauré une série de mesures destinées à relancer le secteur privé en créant notamment un tribunal de commerce, en encourageant les prêts aux petites et moyennes entreprises et en privatisant les dernières entreprises d'État".

Moody’s pointe, cependant, certaines faiblesses dues à la pauvreté de ce pays en terme de revenu par tête et la vulnérabilité face aux chocs extérieurs.

L’agence souligne néanmoins que la Côte d'Ivoire  bénéficie d'une croissance économique annuelle de l'ordre de 9 %, soit un taux nettement supérieur à la moyenne de l’ensemble des pays des pays d’Afrique subsaharienne (6%).

 

07/07/14  Algérie-Sonatrach : Objectifs 2018 et lancement des forages non conventionnels

Selon certaines fuites en provenance du groupe Sonatrach, le plan de développement à moyen terme 2014-2018 du groupe ambitionne une production d’hydrocarbures de 225 millions de tonne équivalent pétrole (Tep) d'ici à 2018. La compagnie algérienne prévoit d'y consacrer des investissements de $ 102 milliards, dont 60 % pour l'exploration et la production des hydrocarbures.

D’après la même source, la production pétrolière et gazière algérienne avait atteint 232 millions de Tep en 2008 avant de retomber à 214 millions en 2010, à 205,8 millions en 2011 et à 194,5 millions de Tep en 2012. Pour assurer ce redressement, la Sonatrach prévoit de démarrer la production du champ Tinhert qui passera de 14 millions de m3 de gaz en 2016 à 24 millions de m3/jour en 2017, tandis que les gisements Hassi Bahamou et Hassi Mena produiront 21 millions de m3 de gaz/jour à partir de 2017. Par ailleurs, le groupe algérien mettra en service  le projet Touat de 12 millions de m3/jour avec le français GDF à Adrar et un autre avec Total pour une capacité d’environ 5 millions de m3/jour à Timimoun.

Cependant, en Algérie même, d'autres experts contestent ces chiffres, comme nous l'indiquions dans l'article "Algérie : Bilan et perspectives fantaisistes".  Ainsi, selon le Pr Abderrahmane Mebtoul (cf. Maghreb Emergent") "La Sonatrach espère produire 225 millions TEP en 2017 mais, en réalité, elle produirait beaucoup moins du fait que, selon les techniques actuelles, 30% au maximum des réserves sont récupérables et peuvent faire l'objet de commercialisation."

Ceci explique peut-être qu'un coup d'accélérateur ait été donné au programme de recherche des gaz de schistes. Selon l'agence APS, la Sonatrach projette de forer, dès cette année, quatre puits d'exploration de ce type dans les bassins d'Ahnet et Illizi. Cette décision fait suite à la du Conseil des ministres qui a autorisé un programme de forage de 11 puits étalés sur 7 à 13 ans. "Sonatrach compte, en effet, forer 117 puits en effort propre en 2014, dont quatre puits pour la recherche et l'exploration du gaz de schiste" précise l'APS, qui cite des sources proches du groupe pétrolier.

En 2012, la Sonatrach avait réalisé sur le schiste à Ahnet, sud d'In Salah, un puits expérimental qui lui a permis d'améliorer ses données sur les réserves gazières non conventionnelles de ce bassin. Selon APS, les études croisées menées sur ce gisement par la Sonatrach et des bureaux de consulting internationaux auraient permis d'obtenir des estimations très encourageantes.

Outre Ahnet, l'Algérie compte six autres bassins renfermant le gaz de schiste, selon une étude réalisée par le département américain de l'énergie (DoE) en collaboration avec la firme Advanced Resources International. Ce sont les bassins Mouydir, Berkine-Ghadames, Timimoun, Reggane et Tindouf.

 

03/07/14  Brésil : Vers un doublement de la production d'hydrocarbures

La compagnie brésilienne Petrobras a passé mardi le seuil de production de 520 000 barils par jour de pétrole et gaz naturel dans bassin de Santos (Etat de Rio) où se trouvent situés les gisements présalifères.

L'événement a été fêté en présence de la présidente, Dilma Rousseff. En 2020, les gisements présalifères devraient représenter 53 % de la production totale de Petrobras, qui atteindrait alors 4,2 millions de barils par jour, pratiquement le double de la production actuelle.

 

02/07/14  Égypte : Début d'un train de mesures d'économies budgétaires

Après l’adoption du budget 2014-2015, fin juin, le nouveau président Abdel Fattah al-Sissi a signé, le 1er juillet, la loi qui prévoit l’introduction d’une nouvelle taxe de 10% sur ​​les plus-values et les dividendes. Ce n'est probablement que la première d'un train de mesures destinées à redresser les finances publiques alors que la nouvelle loi de finances table sur un déficit de 240 milliards de livres égyptiennes (€ 24,6 mds) soit 10 % du PIB. Durant l'exercice 2013-2014, le déficit avait atteint 12 % du PIB. Les Égyptiens s'attendent désormais à une réduction des subventions aux prix intérieurs des produits énergétiques et aux prix des produits alimentaires de première nécessité. Il faut dire que ces subventions représentent environ un quart des dépenses du budget de l'Etat.

Pour montrer l'exemple, le président égyptien, avait annoncé, au moment de l’adoption du budget 2014-2015 qu'il donnerait la moitié de son salaire et de son patrimoine à l'Etat.

 

27/06/14  Chine : $ 100 mds pour la création d'une banque internationale de développement

La Chine souhaite créer, avec d’autres pays asiatiques et du Moyen-Orient, une nouvelle banque concurrente de la Banque mondiale de la Banque asiatique de développement. Elle vient de doubler la mise, se déclarant prête à participer à une dotation de 100 milliards de dollars, ce qui représenterait environ les deux tiers de la surface financière de la Banque asiatique de développement ($ 165 milliards).

Jusqu'ici, 22 pays ont pris part à ce projet qui ambitionne de créer une nouvelle "Route de la Soie", financière cette fois, mais sur la zone géographique d'influence de cet ancien axe commercial. L'institution pourrait porter le nom d'Asian Infrastructure Investment Bank (AIIB).

Cette initiative reflète bien la frustration des pays émergents qui s'estiment marginalisés au sein des institutions internationales de Bretton Woods.

Les financements de cette nouvelle banque de développement devraient notamment servir à développer des infrastructures dans toute la région, dont une ligne de chemin de fer colossale reliant Pékin à Bagdad.

 

26/06/14  Algérie : Chute historique du dinar sur le marché parallèle des devises

A la veille du ramadan, le dinar algérien s'effondre. L’euro a dépassé la barre des 160 dinars sur le marché parallèle, atteignant un niveau record historique, le plus élevé depuis la création de la monnaie européenne.

Le dinar chute aussi par rapport au dollar qui atteint 117 dinars à Port-Saïd, à Alger, haut lieu du marché noir des devises.

Les cours officiel sont respectivement de 107 et 79 dinars pour un euro et pour un dollar. Autrement dit, l’euro est 50 % plus cher sur le marché parallèle que sur le marché officiel.

Cette dévaluation sauvage ne serait pas due seulement à l'approche des vacances et du Ramadan. Selon Maghreb Emergent, qui a interrogé des experts algériens, l'Algérie souffre aussi d'un trop plein de liquidité sans contreparties. Ainsi, Abderrahmane Hadj Nacer, ancien gouverneur de la banque d’Algérie, explique-t-il : "Cela fait des années que le gouvernement distribue de l’argent pour acheter la paix sociale (…) ça devait se répercuter tôt ou tard sur la valeur réelle du dinar". Il affirme aussi que "la monnaie reflète avant tout le degré de confiance des agents économique et de la population, non seulement dans les perspectives économiques, mais surtout dans la stabilité politique".

 

25/06/14  Égypte : Reprise partielle de l'aide US

Bien que John Kerry ait estimé, lors de son passage express au Caire, que la transition politique égyptienne se trouvait à une étape "critique", près d'un an après la destitution du président islamiste Mohamed Morsi, sa visite en Égypte a permis d'assouplir la politique restrictive que les États-Unis avaient imposé à leur aide à l'Egypte lors de la prise du pouvoir d’al-Sissi.

Il a notamment révélé que les Etats-Unis vont bientôt livrer à l’Egypte 10 hélicoptères de type Apache. Et, peu après, l'administration américaine a annoncé avoir débloqué $ 572 millions d'aide à l'Egypte, soit un tiers environ de l'aide militaire et financière que les USA allouent, en principe, chaque année, à ce pays, depuis Camp David.

Mais John Kerry doit encore convaincre le Congrès américain que l'Egypte respecte les conditions essentielles de l'aide, soit le respect, par l'Egypte de "ses obligations contenues dans le traité de paix israélo-égyptien" et "les mesures que prendront les autorités égyptiennes pour rétablir la démocratie".

 

23/06/14  Mali : L'avion présidentiel qui ne passe pas au FMI

Le Fonds monétaire international n'a pas digéré l’achat, par Bamako, d'un nouvel avion présidentiel ($ 40 millions) en pleine crise économique, ni quelques autres contrats, plus ou moins douteux, passés de gré à gré par le gouvernement malien. Madame Bouaré Fily Sissoko, ministre malien de l'économie et des finances s'est pourtant rendue au Fonds monétaire international (FMI) à Washington, du 16 au 18 juin 2014, pour plaider la cause de son président. Mais sans succès.

Selon le FMI, l’objectif des discussions avec la délégation conduite par Mme Sissoko était de s’assurer que la conduite des finances publiques malienne était compatible avec les engagements de bonne gouvernance que le Mali avait pris dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC) accordée au Mali, le 18 décembre 2013, par le Conseil d'administration du Fonds. Or, lors de son séjour à Washington, la ministre n'a pas pu obtenir l'approbation du Fonds qui lui permettrait de valider le premier examen de cet accord et de toucher le versement de la deuxième tranche. Ce financement du FMI reste donc, pour l'instant, bloqué. De nouvelles discussions auront lieu en septembre.

 

20/06/14  Coface : Reclassement de quatre pays émergents

Dans son nouveau panorama publié le 18 juin 2014, l'assureur-crédit COFACE souligne que la croissance restera soutenue dans les pays émergents : 4,4 % en 2014 et 4,7 % en 2015. "Les émergents bénéficient toujours de l’expansion de leur classe moyenne et profitent de meilleures perspectives de croissance dans les économies avancées, notamment via leurs exportations. Toutefois, le dynamisme des grands émergents sera limité par des contraintes d’offres internes et des risques politiques et sociaux".

Selon COFACE, un rééquilibrage de la croissance est engagé : les économies avancées y contribueront à hauteur d’environ un tiers (contre seulement en quart en 2013) et les pays émergents pour deux tiers.

C’est dans ce contexte de reprise que l'assureur-crédit a modifié ses évaluations de plusieurs économies européennes et émergentes. Dans le cadre de ces dernières, COFACE a amélioré d’un cran ses évaluations pays du Kenya (B), du Nigeria (C) et du Rwanda (C). Le Sri Lanka bénéficie, lui, d'une mention de "surveillance positive". 

Le Sri-Lanka et le Kenya font partie des 10 pays émergents que Coface a détectés comme des émergents prometteurs.

 

19/06/14 Argentine : Suite de l'affaire des "Fonds vautours"

Après le jugement de la Cour suprême des Etats-Unis favorable aux fonds spéculatifs américains NML et Aurelius, le gouvernement argentin a déclaré qu'il lui serait "impossible" d'effectuer un remboursement le 30 juin, comme l'exige la Cour. Des négociations pourraient néanmoins être ouvertes pour éviter à ce pays d'être considéré en défaut de paiement. Selon un avocat de l'Argentine, qui s'exprimait à l'occasion d'une audience d'un tribunal de Manhattan, hier, des responsables argentins ouvriront, la semaine prochaine, et ce pour la première fois, des discutions avec les fonds spéculatifs qui avaient refusé de participer à la restructuration de sa dette.

 

19/06/14 International : La production manufacturière mondiale est repartie à la hausse au premier trimestre

Selon l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) qui vient de publier son dernier rapport sur les statistiques mondiales de croissance de la production manufacturière, relatif au premier trimestre 2014, le secteur manufacturier mondial est entré dans une phase de croissance régulière après une longue période de récession.

La production manufacturière mondiale a ainsi augmenté de 5,1% au premier trimestre de 2014, le taux le plus élevé depuis trois ans. L’amélioration de la situation financière des pays industrialisés, en particulier en Europe, serait le facteur principal de cette reprise. De leur côté, les économies émergentes connaissent encore croissance assez faible (1,4%) à l'exception de la Chine qui se situe à plus de 13 %.

Les industries manufacturières d'Amérique latine progressent au rythme de 1,45 %, celles d'Afrique stagnent (+0,71%) et celles d'Asie-Pacifique s'accroissent au rythme de 10,51 %.    

 

18/06/14  Russie/Ukraine/Chine/Inde : Gazprom confirme sa réorientation vers l'Asie

Alors que la Russie a annoncé, lundi, l'arrêt de ses livraisons de gaz vers l'Ukraine, on apprend que la Chine a l'intention d'avancer $ 25 mds à Gazprom pour contribuer au financement du gazoduc qui la reliera aux gisements russes. Ainsi se confirme le contrat qui avait été signé en mai entre la compagnie chinoise CNPC, contrat d'approvisionnement estimé à $ 400 mds sur trente ans et dont les premières livraisons devraient commencer en 2018, pour un volume qui devrait atteindre 38 milliards m3 par an à terme. Le coût global des infrastructures nécessaires à l'acheminement du gaz russe vers la Chine par gazoduc est estimé par Gazprom à $ 55 mds.

Gazprom indique également avoir signé un contrat définitif de livraison de GNL (gaz naturel liquéfié) à l'indien Gail. Cet approvisionnement pourrait atteindre 3,5 milliards de tonnes par an sur vingt-cinq ans.

 

18/06/14  Argentine : Après le succès du Club de Paris, le coup de Jarnac des "fonds vautours"

L'Argentine vient de pâtir d'une nouvelle offensive des "fonds vautours", avec le jugement de la Cour suprême des Etats-Unis favorable aux fonds spéculatifs qui avaient refusé, en 2005, le traitement de la dette proposé par ce pays pour sortir d'une profonde crise financière (soit un effacement de 70 % environ de leurs créances sur l'Argentine).

Bien qu'ils ne représentent que 7 % des créanciers privés de ce pays, ces fonds constituent une menace que les autorités de Buenos Aires avaient sous-estimée, à l'époque, alors qu'il existe, désormais, des moyens juridiques d'empêcher leurs recours. Quoi qu'il en soit, les fonds spéculatifs américains NML et Aurelius viennent d'obtenir, de la justice américaine, le paiement de la somme qu'ils exigeaient depuis des années, à savoir $ 1,4 md.

Cependant, l'Argentine dispose d'une bien meilleure position au sein de la communauté financière internationale, depuis qu'elle a, le 29 mai, signé un accord avec le Club de Paris et qu'elle bénéficie d'une compréhension accrue de la part du FMI. Cf. le communiqué du 6 juin du Fonds monétaire qui reconnait des progrès dans le mode de calcul des indicateurs d'inflation et de hausse des prix dans ce pays. Ce rapprochement pourrait mettre fin à une longue brouille qui date de l'arrivée au pouvoir du président argentin Nestor Kirchner (2003-2007) et qui s'est poursuivie sous la présidence de son épouse (aujourd'hui veuve) Cristina Kirchner.

Quant au Club de Paris, il a accepté le principe d'un accord d’apurement de la dette en arriérés sur une période de cinq ans. Selon son communiqué, "ce dispositif offre un cadre de résolution définitive et durable à la question des arriérés dus par la République Argentine aux créanciers du Club de Paris, soit un stock total d’arriérés de 9,7 milliards de dollars au 30 avril 2014. Il consiste en un mécanisme flexible d’apurement des arriérés dans un délai de cinq ans, incluant un paiement minimum de 1150 millions de dollars d’ici mai 2015, le paiement suivant étant dû en mai 2016".

Malheureusement, cet accord a, paradoxalement, offert, à Buenos Aires, un répit qu'attendaient les "fonds vautours" pour gagner leur pari d'un remboursement intégral.

 

 

11/06/14  Émergents et PED : Révision à la baisse des perspectives de la Banque mondiale

Dans son dernier rapport rendu public hier, la Banque mondiale revoit à la baisse ses prévisions pour les pays en développement. Elle a ramené son estimation du taux de croissance à 4,8 % pour l’année en cours, contre les 5,3 % qu'elle prévoyait encore en janvier. La progression devrait cependant se raffermir dès l'année prochaine, pour atteindre un rythme de 5,4 % en 2015 et de 5,5 % en 2016.

C'est l’accélération de la croissance des pays à revenu élevé qui devrait, une fois n'est pas coutume, donner cette nouvelle impulsion aux pays en développement. En particulier, les déficits des comptes courants des économies les plus durement touchées en 2013 et au début de 2014 ont tendance à diminuer, si bien que les flux de capitaux destinés aux pays en développement ont repris.

En Asie de l'Est, la croissance de la région (hors Chine) devrait se raffermir pour passer d’environ 5 % cette année à 5,5 % à l’horizon 2016, sous l’effet du raffermissement de la demande extérieure.

En Asie du Sud,  la légère reprise de l’activité industrielle devrait contribuer à porter le taux de croissance à 5,3 % en 2014 puis à 5,9 % en 2015 et à 6,3 % en 2016. La majeure partie de cette amélioration se produira en Inde, grâce à l’accroissement progressif de l’investissement intérieur et à l’augmentation de la demande mondiale.

En Amérique latine, le Brésil, qui est la plus grande économie de la région, devrait, selon les projections de la Banque mondiale, afficher un rythme de croissance plus lent que prévu cette année, de l'ordre de 1,5 % ; ce taux devrait toutefois atteindre 2,7 % en 2015 et 3,1 % en 2016. Le Pérou, la Bolivie et le Panama devraient, en revanche, afficher des taux de croissance supérieurs à 5 % dès cette année.

Au Moyen-Orient et Afrique du Nord, l’activité économique se stabilise dans les pays importateurs de pétrole. La croissance des pays en développement de la région augmentera progressivement, selon la Banque mondiale, pour passer de 1,9 % en 2014 à 3,6 % en 2015 et à 3,5 % 2016, grâce à une reprise de la production d'hydrocarbures dans les pays pétroliers et à une légère amélioration de la situation des autres économies.

En Afrique subsaharienne, la robustesse de la demande intérieure a appuyé la croissance du PIB qui s’est effectué au taux de 4,7 % en 2013, contre 3,6 % l’année précédente. Si l’on fait abstraction de l’Afrique du Sud (dont la croissance n'a été que de 1,9 %), la progression du PIB de la région s’établit à 6,0 % pour 2013. A moyen terme, le taux de croissance devrait rester de 4,7 % en 2014 avant de légèrement augmenter pour atteindre 5,1 % en 2015 et en 2016. L'Afrique de l’Est devrait être particulièrement dynamique, grâce aux entrées d’IDE attirés par les ressources en gaz naturel offshore en Tanzanie et par la mise en production des champs pétrolifères en Ouganda et au Kenya. Même si la croissance reste faible en Afrique du Sud, elle se raffermira en Angola et restera robuste au Nigéria, qui est la plus grande économie de la région.

 

09/06/14  Chine : Légères divergences entre les analyses de la Banque mondiale et du FMI

Dans un rapport publié le 6 juin, la Banque mondiale se penche sur les principaux freins à la croissance chinois, notamment l'ampleur des dettes locales, la morosité de la conjoncture mondiale (qui limite la progression des exportations) et le nécessaire ralentissement du secteur immobilier, pour éviter la surchauffe de ce secteur. Rappelons que la croissance économique chinoise s'est élevée à 7,4 % au premier trimestre 2014, et quelle pourrait, selon le FMI, s'établir à 7 % seulement en 2015 (rapport du 5 juin).

Selon Chorching Goh, économiste en chef de la Banque mondiale pour la Chine "Le rééquilibrage sera inégal, illustrant les tensions entre les tendances structurelles et les mesures de gestion de la demande à moyen terme".

La Banque mondiale est cependant plus optimiste que le FMI. Elle a  maintenu sa prévision de croissance du PIB chinois pour 2014, à 7,6 %, contre 7,7 % en 2013. Pour 2015, elle conserve aussi sa prévision de 7,5 % de croissance. Elle a, cependant, légèrement revu à la baisse sa perspective pour 2016, à 7,4 % contre 7,5 % auparavant.

Il est vrai que le Fonds monétaire exhorte surtout Pékin à privilégier la maîtrise des risques financiers aux dépens de soutien à la croissance. Les facteurs de déséquilibre ne cessent, selon lui, de s'aggraver et il est temps d'intervenir pour éviter un douloureux ajustement "à chaud", quitte à perdre quelques points de croissance.

Le gouvernement chinois s'était d'ailleurs engagé, depuis plusieurs années, à accélérer des réformes économiques, à accorder plus de place au secteur privé, notamment étranger, à libéraliser le système financier et à promouvoir la demande interne. Mais le FMI estime que ces réformes ont pris du retard.

 

06/06/14  Chine : Un budget militaire sous-évalué de 20%, selon le Pentagone US

Selon le rapport annuel du Pentagone remis au Congrès et rendu public jeudi la Chine sous-estime le montant de ses dépenses militaires. Celles-ci seraient officiellement de  de $ 119,5 milliards, en 2013, en hausse de 5,7 % par rapport à l'année précédente, mais minorées, de fait de près de 20 %.

Selon le département de la défense américain, "le budget militaire chinois publié omet plusieurs postes importants de dépenses comme l'achat de matériels et d'équipements étrangers". Il affirme que les dépenses militaires chinoises "excèdent 145 milliards de dollars."

Quel que soit le moyen de calcul utilisé, le budget militaire chinois excède largement celui de la Russie ($ 69,5 milliards), du Japon ($ 56,9 mds), de l'Inde ($ 39,2 mds) ou de la Corée du Sud ($ 31 mds). Il est en revanche inférieur au budget américain de la défense, qui a atteint $ 495,5 milliards en 2013, sans compter les $ 82 milliards prévus pour les opérations en Afghanistan. Par contre, les dépenses militaires chinoises s'accroissent rapidement : + 9,4 % en moyenne par an entre 2004 et 2013.

 

02/06/14  Maroc-Tunisie : Relance de la coopération économique

Lors de la visite officielle de trois jours du Roi Mohammed VI en Tunisie, les deux pays ont signé 23 accords de coopération allant du tourisme au transport, en passant par l'industrie, la formation et les activités maritimes. Par ailleurs, les bourses de Casablanca et de Tunis ont conclu un protocole d’accord : les deux bourses s’engagent à renforcer leurs liens de quatre axes principaux, à savoir l’échange d’informations et d’expériences, la formation et l’assistance technique, la promotion de la culture boursière outre le développement des doubles cotations.

Devant l’Assemblée tunisienne, le chef de l’Etat marocain a apporté son soutien à la transition politique en cours en Tunisie. Il a aussi plaidé pour une réactivation de l’Union du Maghreb (UMA). Pour Mohammed VI, il est devenu indispensable de mettre en place, rapidement, une zone de libre-échange.

La visite de Mohammed VI en Tunisie avait été précédée par la tenue d’un forum économique qui a rassemblé les organisations patronales des deux pays, la CGEM et l’UTICA.

 

27/05/14  Guinée : Lancement de l'exploitation du site de Simandou

La compagnie minière anglo-australienne Rio Tinto a enfin conclu un accord avec le gouvernement de Guinée pour l’exploitation du site de Simandou, le plus grand gisement de fer au monde. Selon le président guinéen Alpha Condé, "Le développement de ce site est une priorité nationale qui va au-delà des mines et concerne les générations après la nôtre".

Mais les problèmes qui avaient empêché ce projet de se réaliser, durant des décennies, alors qu'il était envisagé depuis l'indépendance de la Guinée, ne sont pas encore tous résolus.

Rio Tinto doit notamment trouver des partenaires pour le financement d’une ligne de chemin de fer de 600 kilomètres, à construire entre les montagnes de Simandou (au sud-est) et l'Océan atlantique, sans oublier la construction d’un port en eau profonde. Le coût global du projet  est estimé à $ 20 mds.

Rio Tinto possédait depuis longtemps les concessions de Simandou. Mais en 2008, le président Lansana Conté (1984-2008) l’avait obligé à en rendre deux, qu'il avait réattribuées à BSG Resources (BSGR), une société minière appartenant au milliardaire franco-israélien Beny Steinmetz. BSGR est soupçonné d’avoir versé, à l'époque, des bakchichs d’au moins $ 3 millions à l’épouse de Lansana Conté, ce qu'il dément vigoureusement. Mais il faut savoir qu'il n'avait payé ces concessions que $ 170 mns, et que, deux ans plus tard, il en avait revendu la moitié, pour un montant 14 fois plus élevé, au brésilien Vale. Celui-ci et BSGR avaient ensuite créé le consortium VGB. Après la victoire électorale d'Alpha Condé, en 2010, un comité d’audit des titres miniers avait retiré les concessions détenues par VBG.

Rio Tinto, de son côté, avait porté plainte aux Etats-Unis contre Vale et Beny Steinmetz.

 

27/05/14  Niger : Areva s'incline devant le gouvernement

Le groupe nucléaire français Areva a signé, le 26 mai avec le gouvernement du Niger, un nouvel accord sur les conditions financières de l'exploitation des gisements d'uranium, après plusieurs mois de négociations.

Selon la radio RFI, "L'accord inclut le renouvellement des conventions minières des sociétés Somaïr et la Cominak dans le cadre de la loi minière de 2006. Le même accord soumet les deux sociétés d'Areva au mécanisme de neutralité de la TVA".

Désormais, des directeurs généraux de nationalité nigérienne seront placés à la tête des sociétés Somaïr et la Cominak, en 2014 et 2016.

Par ailleurs, Areva et le Niger se sont entendus sur la question de la mise en exploitation de l'immense gisement d’uranium d'Imouraren, qui devrait permettre une production annuelle de 5000 tonnes de minerais. Lassés des discussions interminables avec les Français, les dirigeants nigériens avaient, un temps, menacé leurs interlocuteurs de faire appel à des sociétés minières chinoises !

 

23/05/14  Russie-Chine : Un contrat gazier plus stratégique que commercial

Pékin et Moscou ont signé, mercredi, un méga-contrat d'approvisionnement gazier portant sur 30 ans et s'élevant en principe à hauteur de $ 400 milliards. Les livraisons russes en Chine devraient commencer en 2018. Le volume de gaz devrait progressivement atteindre 38 milliards m3 par an, soit l'équivalent du quart des exportations de gaz russe vers l'Europe. Ce contrat, en négociation depuis plus de dix ans, est désormais vu par le Kremlin comme un moyen de répondre aux pressions exercées par les Occidentaux sur la position russe à l'égard de l'Ukraine.

Cependant les Chinois sont des négociateurs coriaces et il n'est pas sûr que tout soit vraiment bouclé, à ce jour, au niveau des tarifs pratiqués.

Cette signature est intervenue en présence du président chinois, Xi Jinping, qui a accueilli, mardi, à Shanghaï son homologue russe, Vladimir Poutine, pour une visite de deux jours dans la capitale économique chinoise.

Les deux dirigeants ont notamment participé à un forum de sécurité régionale et assisté à des manœuvres navales conjointes dans la mer de Chine orientale. Il s'agissait de la première visite d'Etat en Chine de Vladimir Poutine depuis que Xi Jinping a pris la tête de la Chine au tournant des années 2012-2013, en tant que président et chef du Parti communiste chinois.

 

21/05/14 Maroc : Les investissements français représentent plus du tiers des IDE

Selon le ministre marocain chargé des petites entreprises et de l'intégration du secteur informel, Mamoun Bouhadhoud, qui s'exprimait à l'ouverture du Forum de Partenariat France-Maroc 2014, la france est le premier partenaire du royaume, qu'il s'agisse d'investissements directs, d'échanges de biens et de services, de coopération financière ou de flux touristiques. Les investissements français sont, de plus, orientés surtout vers des secteurs à forte valeur ajoutée tels que l'aéronautique, l'automobile, les télécommunications ou encore les services et l'ingénierie. Sur les 3,5 milliards d'euros d'investissements directs étrangers (IDE) obtenus par le royaume en 2013, les entreprises françaises représentent plus du tiers, à savoir près 1,3 milliard d'euros ; ce chiffre a enregistré une hausse de 20 %, entre 2012 et 2013.

La France se maintient aussi au premier rang des partenaires commerciaux du Maroc. Elle est à la fois premier client, à hauteur de 21% de l'ensemble des exportations marocaines (3,25 milliards d'euros) et deuxième fournisseur, avec 13% des importations, l'équivalent de 4,58 milliards d'euros.

 

15/05/14  SUD-SUD-SUD : Indiens et Chinois dans l'automobile au Nigeria

La multinationale  indienne Kewalram Chanrai Group, alliée au constructeur  automobile chinois Foton,  envisage d'implanter une usine d’assemblage de véhicules à Lagos, pour un investissement de l'ordre de 60 millions de dollars. Selon le directeur général de Kewalram Chanrai Group, Raju Sawlani,  cette usine assemblera la gamme complète de véhicules utilitaires et particuliers, y compris des camions, des  autobus et des pick-ups. Sa capacité initiale de production devrait être de 15 000 véhicules par an. Le groupe indien aurait déjà acquis 25 hectares de terrain à Ikorodu, à la périphérie de Lagos, pour installer cette usine.

Les incitations figurant dans le nouveau plan nigérian de développement de l'industrie automobile (NAIDP), lancé en 2013, auraient contribué à décider les promoteurs asiatiques.

Foton est le premier fabriquant de véhicules utilitaires en Chine et le deuxième dans le monde, avec plus de 850 000 véhicules produits et vendus dans le monde en 2011.

 

13/05/14 Chine : L'inflation recule, la croissance ralentit

Selon le Bureau national chinois des statistiques, la hausse des prix à la consommation n'a été, en avril, que de 1,8 % (sur 12 mois). L'inflation a fortement reculé pour retrouver son niveau d'octobre 2012. Parallèlement, la production industrielle n'a enregistré, en avril, qu'une hausse de 8,7 % sur un an, ce qui confirme la tendance générale au ralentissement de l'économie chinoise. De leur côté, les investissements en capital fixe n'ont augmenté que de 17,3 % sur l'ensemble des quatre premiers mois de l'année, et sont, eux aussi, en décélération.

Les échanges avec l'extérieur, qui avaient reculé en mars, ne se sont accrus que de 0,9 % en avril. L'excédent commercial atteint néanmoins $ 18,45 mds.

 

07/05/14  Égypte : Un programme à rebours des recommandations du FMI

Abdel Fattah al-Sissi, candidat à la présidentielle du 26 mai, vient d'exposer le programme qu’il veut suivre ces prochaines années et qu'il compte faire financer grâce aux transferts des 8 millions d’Egyptiens de la diaspora, à l'apport des investisseurs et à l’aide des pays du Golfe. Parallèlement, le gouvernement militaire vient de décider une baisse des prix des produits de première nécessité, autant de mesures qui tranchent avec le programme que le FMI aurait souhaité signer avec l'Egypte, en contrepartie de son aide financière, qui n'est désormais plus du tout à l'ordre du jour.

Abdel Fattah al-Sissi souhaite étendre les provinces existantes, qui iront de l’ouest du Nil à la Mer Rouge et créer de nouvelles provinces, notamment dans le désert de Libye. Dans ces provinces, il compte transformer 2 millions d’hectares en terres cultivables, grâce à l’eau des nappes phréatiques, et à la modernisation du système d’irrigation. La production d'électricité solaire – 10 000 mégawatts – est aussi prévue. Au total, ce programme nécessiterait l’équivalent de 100 milliards d’euros. L’armée devra jouer son rôle puisqu’une bonne partie des projets seront situés sur des terrains actuellement contrôlés par les militaires.

De plus, la mesure de réduction de 30% des prix de certains produits de première nécessité vient d'entrer en vigueur lundi. Elle intervient après la prise de contrôle de la Food Industries Holding Company (FIHC) par le ministère de l’Approvisionnement.

Le pays a également procédé au lancement d’un système d’approvisionnement en pain subventionné par carte à puce, afin de disposer d’un autre mécanisme de régulation des prix des denrées alimentaires et de lutte contre la contrebande de farine subventionnée qui sévit actuellement.

 

05/05/14  Maroc : Maroc Télécom rachète les filiales africaines d’Etisalat

A quelques jours de la finalisation de la prise de participation majoritaire de l’opérateur émirati Etisalat dans le capitale de Maroc Télécom (grâce au rachat des parts de Vivendi), la réorganisation du réseau africain du nouvel ensemble a déjà commencé. L'opérateur marocain annonce être parvenu à un accord de principe, avec Etisalat, portant sur l’achat, par Maroc Télécom, d’un nombre important de filiales africaines de l’opérateur émirati. La transaction porte sur $ 650 mns.

Les filiales africaines d’Etisalat sont présentes dans de nombreux pays d'Afrique subsaharienne dont le Bénin, la République centrafricaine, le Gabon, la Côte-d'Ivoire, le Niger et le Togo. La réalisation de cet accord, précise Maroc Télécom, restera soumise à un certain nombre de conditions, notamment la finalisation de l'acquisition, par Etisalat, de la participation de 53 % de Vivendi dans Maroc Telecom et de l'approbation des autorités compétentes des pays africains concernés.  

 

01/05/14  Ukraine : Prévisions en marge du crédit "stand by" de 17 mds du FMI

L'accord en faveur de l'Ukraine approuvé le 30 avril par le Conseil d'administration du FMI permet le décaissement immédiat de 3 milliards de dollars environ, mais s'accompagne d'un programme contraignant, pour les deux prochaines années, qui vise, notamment, à revenir à un déficit budgétaire de 3 % seulement du PIB en 2016.

De ce fait, et du fait aussi de l'environnement très peu porteur de l'économie ukrainienne, les prévisions du FMI ne sont guère encourageantes à très court terme. Le PIB réel devrait se contracter d’environ 5 % en 2014. L’inflation devrait fortement s'accélérer, sous l’effet de la dépréciation de la monnaie nationale et des hausses de tarif du gaz et du chauffage, si bien qu'elle atteindrait 16 % (en rythme annuel) à la fin de 2014.

Grâce à l’aide internationale, les réserves internationales brutes devraient cependant se stabiliser autour de deux mois et demi d’importations.

Pour ne pas désespérer les Ukrainiens, le FMI ajoute, néanmoins, que les perspectives économiques de l’Ukraine s’amélioreront à moyen terme. La croissance du PIB réel devrait rebondir et s’établir à 2 % en 2015, puis se maintenir entre 4 % et 4,5 % à moyen terme.

Le taux de chômage, qui réagit avec retard à la reprise économique, diminuera progressivement en passant de 8,5 % en 2014 à 7,5 % en 2016. Soutenues par le rétablissement de la compétitivité, les exportations devraient s’accroître de plus de 6 % par an pendant la période 2015–16. D’ici à la fin 2016, l’inflation descendra à environ 6 % et la Banque nationale d’Ukraine reconstituera ses réserves internationales, qui couvriront alors près de quatre mois d’importations, selon les experts du Fonds.

 

30/04/14  Maroc et Tunisie : Importants financements de la Banque mondiale

La Banque mondiale (BM) a renouvelé, lors de son conseil d'administration du 29 avril, son "Cadre de partenariat stratégique" (CPS) avec le Maroc. Elle a décidé de porter à $ 4 milliards son assistance financière au Royaume, durant la période 2014-2017. Ce CPS repose sur trois piliers, dont la promotion d'une croissance concurrentielle et inclusive, l'édification d'un avenir vert et résilient, ainsi que le renforcement de la gouvernance pour une meilleure prestation de services à tous.

Le même jour, la Banque mondiale a annoncé un prêt de $ 250 millions destiné à la Tunisie.

Ce nouveau financement à l’appui des politiques tunisiennes de développement (DPL), « Démontre la volonté de la Banque mondiale d’aider la Tunisie à créer des conditions propices aux changements sociaux et économiques pour lesquels les Tunisiens sont descendus dans la rue», a déclaré Simon Gray, directeur des opérations de  la Banque mondiale pour le Maghreb. « Si elles sont poursuivies, ces réformes ne permettront pas seulement de répondre aux problèmes immédiats, elles contribueront aussi, à la croissance et à la création d’emplois à moyen terme» a-t-il ajouté.

La Banque mondiale avait déjà annoncé, le 28 février dernier, l’octroi de prêts d’un montant cumulé  de 1,2 milliard de dollars en faveur de la Tunisie. Il s'agit des financements les plus importants servis à ce pays depuis la révolte populaire qui a abouti à la chute du régime du président Ben Ali en janvier 2011.

 

30/04/14  International : Montée en puissance des émergents et PED

Selon les données qui viennent d'être publiées  par le Programme de Comparaison International (ICP), en 2011, dernière année de référence, les pays de l’OCDE ont représenté 50 % environ du Produit Intérieur Brut (PIB) mondial exprimé en Parités de Pouvoir d’Achat (PPA). En 2005, l'année précédente de référence, l'ensemble de l'OCDE, qui regroupe les économies nationales les plus avancées, représentait 60 % du PIB mondial.

Les grandes économies émergentes (Afrique du Sud, Brésil, Chine, Fédération de Russie, Inde et Indonésie) ont représenté 30 % environ du PIB mondial en 2011, alors qu'elles n'en représentaient que 20 % en 2005.

En 2011, les trois plus grands pays en termes de richesse, calculée en parité de pouvoir d'achat, sont les États-Unis (17,1%), la Chine (14,9%) et l’Inde (6,4%).

 

23/04/14  Venezuela : Les inquiétudes de la Banque centrale

Selon le président de la banque centrale, Nelson Merentes, le Venezuela traverse une phase économique particulièrement difficile, marquée par une "faible croissance" (estimée à 1% par le FMI en 2013) combinée à une "envolée de l'inflation", qui dépasse désormais les 50 % par an en moyenne.

L'inflation a été l'un des principaux détonateurs des mobilisations contre la politique du président socialiste Nicolas Maduro depuis le début de cette année. Rappelons que les affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ont fait officiellement 41 morts et plus de 600 blessés.

Le gouvernement vient d'annoncer, lundi, de nouvelles mesures pour tenter d'améliorer la situation économique, mais le FMI s'attend à un recul du PIB cette année et l'année prochaine (-0,5 en 2014 et -1,0% en 2015).

Cette situation est d'autant plus paradoxale que ce pays est assis sur les énormes réserves d'hydrocarbures des Orénoque (les plus importantes réserves de pétrole au monde, selon les milieux spécialisés).

 

18/04/14  Iran : Forte hausse des exportations de pétrole

Selon le vice-ministre du pétrole chargé de la planification, Mansour Moazami, les exportations pétrolières iraniennes sont passées à 1,2 million de barils par jour (b/j) contre 700 000 il y a huit mois. Rappelons qu'elles avaient chuté du fait des sanctions économiques occidentales, passant de 2,5 millions b/j à la fin de 2011 à moins d'un million de barils au début de 2013.

L'accord nucléaire conclu à la fin de novembre 2013 entre l'Iran et les puissances du groupe 5 + 1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) stipule que Téhéran peut désormais reprendre ses exportations. Le budget iranien actuel, qui court jusqu'en mars 2015, a été basé sur des exportations pétrolières de l'ordre de un million de barils de pétrole par jour, un chiffre désormais dépassé.

 

18/04/14  Maroc : L’usine Renault de Tanger a produit 200.000 véhicules

L’usine Renault-Nissan de Tanger vient de fêter la sortie du 200.000e véhicule produit depuis le lancement de cette usine en février 2012.  Il s’agit d’une Dacia Dokker, comme  plus des 70.000 véhicules du même type produits depuis le lancement de sa production à Tanger. La gamme Dokker est aujourd’hui commercialisée dans plus de 54 pays. Plusieurs unités ont été exportées, principalement en Espagne (12.977 véhicules), en France (12.727 véhicules) et en Turquie (11 663 véhicules). Plus de 15.500 unités ont été écoulées sur le marché marocain.

La Dacia Dokker est produite uniquement sur la ligne de montage de l’usine Renault-Nissan de Tanger.

 

17/04/14  Chine : Grève de 30 000 salariés du secteur de la chaussure

Comme bien d'autres, Nike et Adidas ont choisi la Chine pour le bas cout de sa main d'œuvre. Mais les ouvriers chinois qui fabriquent ces grandes marques se rebiffent. Plus de 30 000 ouvriers sont en grève depuis 10 jours dans l'usine Yue Yuen de la ville de Dongguan, dans le sud de la Chine. Ils se plaignent de leurs conditions de travail, de la modestie de leurs salaires de leurs contrats de travail précaires et d'une couverture sociale insuffisante.

Selon Dong Lin, membre d'une association de défense des droits basée à Shenzhen les grévistes exigent le paiement d'allocations sociales qui leur seraient dues. La direction de l'entreprise a repoussé à 2015 les versements revendiqués. Cette proposition a été rejetée par les ouvriers en grève. Ils craignent néanmoins que la direction puisse brusquement décider de délocaliser leur usine.

 

15/04/14  Russie : Les autorités reconnaissent que la croissance pourrait être nulle en 2014

Selon le ministre russe des Finances Anton Silouanov, la Russie pourrait afficher une croissance nulle au terme de l'année 2014 : "Les conditions dans lesquelles nous devrons travailler en 2014 sont les plus difficiles depuis la crise des années 2008-2009. L'éventuelle croissance du PIB est provisoirement estimée à 0,5% et risque de s'établir autour de 0%", a-t-il indiqué aujourd'hui. A la fin du mois de mars, les experts de la Banque mondiale avaient déjà mis en garde les autorités russes contre un possible "choc économique" et une contraction du PIB en 2014, du fait, notamment, des tensions internationales qui accompagnent la crise en Ukraine.

Pourtant, selon le quotidien Izvestia qui commentait, vendredi dernier, un sondage réalisé par l'institut Levada, 46% des Russes interrogés pensent désormais que le développement de l'économie russe dépend de plus en plus de la Chine, de l'Inde et des autres grandes économies émergentes et, donc, un peu moins des pays occidentaux.

 

10/04/14 Maroc : Une loi sur l'écotaxe en cours d'application

Selon la ministre chargée de l’Environnement, Hakima El Haite, les textes d'application de la loi sur l'écotaxe sont en cours d'élaboration. La loi-cadre portant charte nationale de l'environnement et du développement durable définit les engagements de l’Etat, des collectivités territoriales, des établissements publics et entreprises d’Etat en matière de protection de l’environnement. 

"Il s’agit d’un système de fiscalité environnementale composé de taxes écologiques et de redevances imposées aux activités caractérisées par un niveau élevé de pollution et de consommation des ressources naturelles", a expliqué Mme El Haite qui présentait cette loi lors d’une conférence de presse. "Nous allons commencer par appliquer cette écotaxe sur les matières plastiques, notamment les bouteilles", a-t-elle dit, précisant que cette mesure permettra de restructurer le secteur du recyclage du plastique et d’intégrer les chiffonniers dans cette chaîne.

Les recettes de cette taxe, qui oscillent entre 150 et 180 millions de dirhams par an, devraient contribuer à faire sortir une grande partie des acteurs du circuit de l’informel et à financer des projets en faveur de l’environnement comme la construction des stations de traitement des déchets.

 

09/04/14  FMI : Perspectives économiques mondiales

Au moment où le FMI, dans son WOE d'avril, constate une reprise modérée dans les pays avancés, force est de constater que les pays émergents et en développement restent avec 4,9% de croissance cette année et 5,3% attendus en 2015, les moteurs de la croissance mondiale (3,6% en 2014, 3,9% en 2015) même si les prévisions du Fonds les concernant ont été revue légèrement à la baisse depuis la mise à jour du FMI en janvier dernier.

Championne toute catégorie, comme les années précédentes, l'Asie en développement devrait progresser au rythme de 6,7% cette année et de 6,8% en 2015, tirée une fois de plus par la Chine, qui n'atterrit que fort doucement…

La deuxième région en forte croissance est l'Afrique subsaharienne (5,4% en 2014, 5,5% en 2015), tandis que la région "Moyen-Orient Afrique du Nord" (Syrie exclue) progresse au rythme de 3,2% (4,5 % attendu néanmoins en 2015.

A noter aussi : la prévision du FMI sur l'évolution du prix du pétrole : après un recul de 0,9% en 2013, il devrait rester à peu près stable cette année mais enregistrer, selon le Fonds un recul de 6% en 2015.

 

08/04/14  Afrique subsaharienne : La Banque mondiale optimiste

Au moment où le FMI publie ses perspectives économique mondiales qui attribuent à l'Afrique subsaharienne une croissance de 5,4 % en 2014, la Banque mondiale avance un chiffre un peu plus faible, mais néanmoins optimiste, de 5,2% en 2014.

Selon son nouveau rapport Africa’s Pulse, publication semestrielle de la Banque mondiale qui analyse les perspectives économiques de l’Afrique, les performances de 2013 (4,7% de croissance) sont liées à la hausse des investissements dans les ressources naturelles et les infrastructures ainsi qu’à la forte consommation des ménages.

La croissance a été particulièrement dynamique dans les pays riches en ressources naturelles tels que la Sierra-Leone et la République Démocratique du Congo. Elle est restée soutenue en Côte d’Ivoire et a redémarré au Mali du fait d’une plus grande stabilité politique et du rétablissement de la sécurité. Des pays sans ressources naturelles comme l’Éthiopie et le Rwanda ont également enregistré une croissance économique solide en 2013.

Les flux de capitaux vers le sous-continent africain ont continué de croître pour atteindre environ 5,3% du PIB de la région en 2013, soit un niveau sensiblement supérieur à la moyenne des pays en développement (3,9%).

Les investissements directs étrangers (IDE) nets, alimentés par la découverte de nouveaux gisements de pétrole et de gaz dans de nombreux pays, en particulier l’Angola, le Mozambique et la Tanzanie, ont augmenté de 16% pour atteindre un montant quasi-record de 43 milliards de dollars en 2013.

L’inflation a diminué dans la région, avec un taux annuel de 6,3% en 2013 contre 10,7% l’année précédente, grâce à la baisse des prix internationaux de l’alimentation et du pétrole ainsi qu’à une politique monétaire prudente. Toutefois, certains pays comme le Ghana et le Malawi ont subi une hausse de l’inflation du fait de la dépréciation de leur monnaie.

Les transferts de fonds des migrants vers l’Afrique subsaharienne ont représenté 32 milliards de dollars en 2013, soit une augmentation de 6,2%, dépassant ainsi le record de 30 milliards de dollars atteint en 2011. Ces entrées de capitaux ainsi que la baisse des prix alimentaires ont stimulé les revenus réels des ménages et leurs dépenses.

Le tourisme a aussi sensiblement augmenté en 2013, permettant de soutenir la balance des paiements de nombreux pays de la région. Selon l’Organisation mondiale du tourisme des Nations Unies, les arrivées de touristes internationaux en Afrique subsaharienne ont augmenté de 5,2% en 2013 pour s’élever à un nombre record de 36 millions contre 34 millions en 2012, contribuant ainsi à accroître les recettes publiques, les revenus des particuliers et à créer des emplois.

L'Afrique subsaharienne pourrait cependant pâtir d'une tendance à la baisse du prix des matières premières dans le monde.

 

 

08/04/14  OCDE : Ralentissement de l’activité dans les principales économies émergentes

Les indicateurs composites avancés (ICA) de l’OCDE, conçus pour anticiper les points de retournement de l’activité par rapport à sa tendance, signalent un ralentissement de l’activité dans les principales économies émergentes, à l’exception de la Chine où la croissance semble se maintenir au rythme initialement prévu. Les ICA indiquent une croissance inférieure à la tendance au Brésil et en Inde et une modération de la croissance en Russie.

Pour la zone OCDE dans son ensemble, notamment pour les États-Unis et le Canada, les ICA signalent une croissance proche de la tendance. Les ICA indiquent un retour de la croissance à son rythme tendanciel au Japon et une possible modération de la croissance, toujours supérieure à la tendance, au Royaume-Uni. Pour la zone euro dans son ensemble, notamment en Italie, les ICA continuent d’indiquer une inflexion positive de la croissance. En Allemagne, l’ICA continue d’indiquer une croissance faible, mais supérieure à son rythme tendanciel. L’indicateur pour la France signale une dynamique de croissance stable, de l'ordre de 1 %.

 

04/04/14 Russie/Iran : Un échange de marchandise contre pétrole iranien se met en place

Selon le quotidien Kommersant, le gouvernement russe serait en train d'élaborer un nouveau scénario pour d'éventuelles livraisons de pétrole iranien en Russie. La Russie et l'Iran ont, en effet, avancé dans leurs négociations sur des échanges de produits russes contre des livraisons de pétrole iranien, en prévision de la levée des sanctions contre Téhéran. La somme totale du contrat pourrait s'élever à $ 20 milliards. Mais on est encore loin de pouvoir confirmer des achats de l'ordre de 500.000 barils de pétrole iranien par jour (environ 70.000 tonnes) comme il en a parfois été question.

Selon l'une des options évoquées, la compagnie Rosneft pourrait être l'un des acquéreurs. Les négociations entre la Russie et l'Iran se sont intensifiées fin 2013 et début 2014. La Russie a respecté les sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies contre l'Iran, mais elle considère que les sanctions supplémentaires des USA et de l'UE sont injustifiées.

De plus la situation est en train de changer. Depuis le 1er février, l'Iran a accès à certains de ses actifs gelés dans les banques étrangères. Si les différends portant sur le nucléaire iranien sont réglés d'ici mi-juillet, les autres sanctions seront levées à terme.

La liste des marchandises russes qui seraient échangées contre le pétrole iranien n'a cependant pas été définie.

On ignore également quelle sera la destination de ce pétrole. "Il sera très difficile de récupérer 500.000 barils physiquement", explique une source proche du dossier. Selon Nadejda Malycheva de Portnews, la seule solution serait d'effectuer les exportations via l'Azerbaïdjan.

 

03/04/14  Maroc : Un plan "2014-2020" pour créer 500.000 nouveaux emplois

Le Maroc a dévoilé sa stratégie industrielle pour 2014-2020. Celle-ci sera dotée de près de deux milliards d'euros et ambitionne de rééditer les succès industriels déjà enregistrés dans l'aéronautique et l'automobile. Ce plan succède au "Pacte national pour l'émergence industrielle" (PNEI) lancé en 2008, qui avait permis de négocier l'arrivée des grands groupes tels que Renault, à Tanger, et Bombardier à Nouaceur, dans la banlieue de Casablanca. Le ministre de tutelle, Moulay Hafid Elalamy, a fait valoir que la création d'un fonds de 20 milliards de dirhams (€ 1,8 md) avait été décidée afin "d'accompagner les entreprises lorsqu'elles s'installent, se restructurent, qu'elles forment leurs personnels".

Quelques jours avant, Myriam Bensalah Chaqroun, présidente de la Confédération générale des entrepreneurs marocains (CGEM), avait tiré la sonnette d'alarme, estimant, sur la base d’une étude sur la compétitivité des entreprises marocaines, ''qu'il est temps de mettre en place une stratégie pour toute l'industrie'', y compris les PME.

L'étude sur la compétitivité a été réalisée auprès de 12 fédérations professionnelles dans quatre régions du Maroc. L'inquiétude de la patronne de la CGEM s'appuie sur le constat que l'économie marocaine n'arrive pas à accroitre suffisamment ses exportations (cf. l'article Maroc à la UNE de RI). A fin janvier dernier, le déficit commercial du Maroc s'était aggravé de 18,1% à $ 15,4 mds (1 dollar = 8 dirhams).

 

03/04/14  Panama : Les travaux du canal avancent à 60% de leur rythme normal

Les travaux d'élargissement du canal de Panama suspendus en début d'année en raison d'un conflit financier entre le gestionnaire de la voie et le consortium chargé du chantier (cf. l'article de RI sur Panama) ont repris. Selon Jorge Quijano, administrateur du canal, ils avancent désormais à 60 % de leur rythme normal.

 

02/04/14  Tunisie/FMI : Nouvelle baisse des subventions aux carburants

Le ministre tunisien de l’Industrie, Kamel Bennaceur vient d'annoncer, fin mars, que le gouvernement allait supprimer progressivement, sur une période de 3 à 6 ans, les subventions aux prix des produits  énergétiques destinées aux industries textiles, agroalimentaires et des matériaux de construction, ce qui devrait permettre, à l'Etat, d'économiser l'équivalent de $ 126 millions par an. Une mesure du même ordre est probablement en préparation pour les ménages puisque le ministre n'a pas caché qu'elle permettrait, elle, d'économiser $ 348 millions par an.

Rien d'étonnant à cela, les subventions gouvernementale au prix des produits énergétiques ayant atteint 4,7 % du PIB, soit un pourcentage proche de celui du déficit public tunisien, qui est de l'ordre de 5,1 % du PIB. La suppression de ces subvention était l'une des conditions majeure mise à l'octroi de nouveaux financements du FMI, et par voie de conséquence de la Banque mondiale de la BAD et des bailleurs de fonds bilatéraux.

Ces mesures étaient donc attendues depuis que le FMI avait annoncé, le 27 mars, avoir trouvé un pré-accord avec les autorités  tunisiennes pour le décaissement d'une nouvelle tranche de  crédit de $ 225 mns dans le cadre de l'accord de crédit de $ 1,7 md signé en juin 2013. Une précédente somme de $ 506 mns avait été débloquée fin janvier (après plusieurs mois de retard) au moment de la formation du nouveau gouvernement.

De son côté, la Banque africaine de développement (BAD) avait annoncé, le 19 mars qu’elle pourrait accorder des prêts d’un montant global de $ 2,1 mds à la Tunisie entre 2014 et 2015. Ce soutien financier devrait notamment appuyer l’amélioration de la gouvernance et le renforcement des capacités, de façon à créer un climat des affaires favorable au secteur privé et à la création d’emplois. En 2011 et 2012, la BAD a déjà versé $ 1 md, en deux fois, au budget de l’État tunisien.

 

31/03/14  Commerce international : Indice de performance logistique de la Banque mondiale

La Banque mondiale vient de rendre public son rapport 2014 sur la logistique dans l’économie globale. Intitulé Connecting to Compete 2014: Trade Logistics in the Global Economy, celui-ci évalue 160 pays sur plusieurs aspects du commerce tels que le rendement des services douaniers, la qualité de l’infrastructure et la rapidité des livraisons. La parution de ce rapport prend une acuité particulière dans la mesure où un accord a été conclu en décembre dernier, à l’OMC, sur la facilitation du commerce qui devrait améliorer les règles et pratiques de passage en douane dans nombre de pays. On signalera aussi, à cet effet, la parution récente d’une étude de l’OCDE The WTO Trade Facilitation Agreement – Potential Impact on Trade Costs qui vient évaluer les bénéfices éventuels de cet accord. Dans ce contexte, l’amélioration de la logistique commerciale devient un enjeu crucial.

La Banque mondiale produit, dans le cadre de ce rapport, l’indice de performance logistique.

Or, il apparaît, selon l’édition 2014, que l’écart reste grand entre les pays les plus performants et ceux les moins performants dans le domaine de la logistique commerciale alors qu’une lente convergence s’est amorcée depuis 2007. Ainsi, l’Allemagne se classe globalement au premier rang alors que la Somalie arrive en dernière position. La France est classée au 13ème (contre 12ème précédemment). Selon la Banque mondiale, "cet écart persiste en raison de la complexité des réformes liées à la logistique et du manque d’investissement dans les pays en développement. Or, il est presque universellement reconnu que la faible efficacité de la chaîne logistique est le principal obstacle à l’intégration commerciale dans le monde moderne".

 

31/03/14  Coface : Easyline, une nouvelle offre pour les PME

L'assureur-crédit français, Coface, vient de lancer, en faveur des PME, un nouveau produit, Easyliner, destiné à les protéger contre les défaillances de paiement, En effet, la Coface a constaté qu'un quart des dépôts de bilan des PME est lié à des impayés, Aussi ce nouveau produit répond à deux objectifs: protection (couverture des risques d'impayés) et accessibilité (facilité de souscription), EasyLiner est un contrat simple, "clef en main", incluant :

- une surveillance destinée à les informer sur la qualité de leurs clients pour limiter le risque d’impayés,

- une mise en recouvrement des factures impayées et une indemnisation rapide en cas de sinistre,

- pour un prix forfaitaire payable en plusieurs fois.

Par ailleurs, la Coface a mis en œuvre un mode de souscription "on-line" inédit dans le domaine de l’assurance-crédit. Les PME éligibles auront la possibilité de configurer en ligne la protection la plus adaptée à leur profil de risque. En quelques minutes, elles pourront concrétiser leur protection contre les impayés en s’appuyant, si elles le souhaitent, sur la hotline intégrée.

Selon Patrice Luscan, directeur Marketing et Stratégie de Coface "Les PME ont besoin de pouvoir se concentrer sur leur métier et leur développement, dans un climat de confiance. Elles ont besoin de prestataires solides qui leur apportent des gages de stabilité, notamment en les protégeant contre les impayés. Avec EasyLiner, Coface a pour objectif de diffuser à grande échelle la protection contre les impayés dans le tissus des PME, et il n’y aucun pays dans le monde où ce primo équipement soit déjà réalisé".

 

29/03/14  Myanmar (Birmanie) : L’UE lance des négociations pour un accord sur l’investissement

Le Commissaire européen au Commerce, Karel De Gucht, vient de lancer, la semaine dernière, les négociations entre l’UE et Myanmar pour un accord sur l’investissement. Selon De Gucht, "l'expérience a montré que l'amélioration de la sécurité juridique et de la prévisibilité des investissements est essentielle". Après la levée des sanctions commerciales en 2013, c’est la deuxième étape du rapprochement européen avec ce pays depuis son ouverture politique.

Toutefois, les responsables politiques peinent encore à offrir un cadre juridique prévisible et sécurisé pour les investisseurs étrangers, d’où la volonté européenne d’apporter un cadre plus sûr d’autant qu’il n’existe encore aucun accord de protection réciproque des investissements au niveau bilatéral, c’est-à-dire entre Myanmar et un pays membres de l’UE.

L'accord doit garantir l’égalité de traitement des investisseurs étrangers avec les investisseurs nationaux. Il doit aussi protéger les investisseurs contre plusieurs risques majeurs (discrimination, expropriation sans compensation, traitement injuste et inéquitable) comme c’est le cas de la plus grande partie des accords bilatéraux d’investissement signés dans le monde.

 

28/03/14  Égypte : Politique agressive d'emprunts en 2014

Avec les prêts récents de ses partenaires financiers extérieurs (bilatéraux et multilatéraux), l’Egypte est bien partie pour entrer dans une spirale d’endettement qui porterait rapidement sa dette publique aux 100% du Produit Intérieur Brut. Or ses besoins ne sont pas encore tous couverts. Ce qui explique que le gouvernement se tourne résolument vers le marché financier intérieur.

Le ministre  égyptien des finances a ainsi indiqué, le 26 mars 2014, qu'il envisageait d’emprunter, au cours des trois prochains mois, un volume global de 205 milliards de Livres Égyptiennes (LE) soit l’équivalent de $ 29,41 mds, sur le marché local. Ce montant représente 30 % des sommes à emprunter au cours de l’année fiscale, telles qu'elles ont été fixées dans le cadre de la politique d’endettement du pays.

Le gouvernement égyptien a choisi d’offrir des taux intéressant pour mobiliser cet argent, mais risque d'assécher les liquidités disponibles sur le marché local.

Le volume global des emprunts obligataires égyptiens devraient atteindre cette année 814 milliards de LE.

 

27/03/14  Coface : Les dix nouveaux émergents

Coface vient d'identifier dix nouveaux pays qui pourraient servir de relais aux grands émergents des BRICS, dont les perspectives de croissance sont en recul.

Parmi les dix ainsi distingués, Coface distingue deux groupes de cinq : le premier comprend le Pérou, les Philippines, l'Indonésie, la Colombie et le Sri Lanka. Désignés sous l’acronyme des "PPICS", ces cinq pays ont pour point commun d'offrir un réel potentiel de développement doublé d'un environnement des affaires serein (selon l'évaluation de Coface, ils sont classés en A4 ou B, un niveau similaire à celui des BRICS aujourd’hui).

L'assureur-crédit identifie un autre groupe de cinq, dont quatre pays africains : il s'agit du Kenya, de la Tanzanie, la Zambie, du Bangladesh et de l'Ethiopie. Ces marchés présentent, eux aussi, un réel potentiel de croissance, mais dans le cadre d'un environnement des affaires très difficile (évalué à C par Coface) ou extrêmement difficile (évalué à D).

Selon Julien Marcilly, responsable risque pays de Coface "les pays du second groupe auront plus de difficultés et pourraient mettre plus de temps à pleinement exploiter leur potentiel de croissance. Cependant, leurs problèmes en matière d’environnement des affaires sont à relativiser : en 2001, la qualité de la gouvernance au Brésil, en Chine, en Inde et en Russie était comparable à celle de ces 5 pays aujourd’hui".

  

24/03/14  Cuba : Le projet de loi sur l’investissement devant l’Assemblée nationale

La nouvelle loi sur l’investissement – en remplacement de celle de 1995) sera soumise à un vote, le 29 mars prochain, de l’Assemblée nationale cubaine. Selon le président de la Commission des lois, le nouveau texte renforcera les garanties des investisseurs et apportera plus de flexibilité au plan fiscal. C’est ainsi qu’il comporte plus de bonus et d’exemptions fiscales pour attirer les investissements.

Pour autant, l’objectif de la loi est de faire en sorte que les nouveaux investissements soient en phase avec les objectifs de développement national. La loi vient, en outre, consacrer un certain nombre d’ouvertures sectorielles autorisées ces dernières années dans des domaines tels que le tourisme, le pétrole et le sucre.

 

21/03/14 Russie : Du porc européen aux autres barrières à l’entrée du marché

Alors que la Russie a décidé d’imposer un embargo sur le porc européen en représailles aux sanctions européennes à l’annexion russe de la Crimée, la Commission européenne vient, hasard du calendrier, de rendre son rapport sur les barrières commerciales dans les pays tiers, y compris en Russie, estimant que Moscou maintient un nombre d’obstacles importants malgré son adhésion à l’OMC en août 2012.

Bruxelles estime que la Russie n'a pas transposé correctement ses tarifs consolidés de l'OMC sur plus de 150 produits, bien que quelques lignes aient été corrigées en septembre 2013, rapporte Europolitique. De même, on observe des barrières discriminatoires, s’agissant des automobiles, ainsi que des mesures phytosanitaires concernant les produits agricoles. En revanche, le rapport estime que l'accès aux marchés d’autres BRIC, comme la Chine et l'Inde a été facilité.

Dans le même temps, on notera que l’agence internationale de notation Fitch vient, après Standard & Poor, de baisser la note souveraine de la Russie en "perspective négative". Les perspectives de croissance du pays ont aussi été ramenées à la baisse.

 

18/03/14 Myanmar (Birmanie) : Premier rapport de l’OMC sur la politique commerciale en vigueur

Parce qu’il est le premier exercice de ce type sur ce pays qui est, pourtant, un membre originel, de cette organisation, le rapport de l’OMC sur la politique et les pratiques commerciales de Myanmar fait date. D’entrée, non seulement l’OMC souligne que les réformes engagées depuis 2010 ont jeté les bases de la réintégration du Myanmar dans la communauté internationale mais elle insiste également sur le potentiel du pays : main-d'œuvre jeune, ressources naturelles abondantes et proximité avec une région économique dynamique à forte croissance.

La croissance du PIB réel était estimée à 5,9 % en 2011-12 et à 6,4 % en 2012-13. Le FMI prévoit une croissance de 7,5 % pour l'exercice fiscal 2013-2014 et de 7,8% pour l'année suivante. Le nouveau gouvernement a adopté des mesures visant à ouvrir l'économie et à libéraliser l’investissement (avec des incitations fiscales). De fait, sur les 11 premiers mois de l'exercice 2013-2014 (avril 2013-février 2014), le Myanmar a reçu $3,6 mds d’IDE, soit 2,2 mds de plus par rapport à l'année fiscale 2012-2013 et ce, principalement dans le secteur manufacturier.

Mais les obstacles restent encore très nombreux. Plusieurs secteurs restent fermés aux étrangers. L'économie a besoin de capitaux et de technologies pour améliorer les infrastructures. L’on est encore loin d’un cadre d’affaires tout à fait facilitant. De nombreuses législations sont en attente d’édiction.

 

17/03/14  Commerce mondial : En progression dans la plupart des grandes économies fin 2013

L'OCDE vient de rendre publics les derniers résultats sur le commerce de marchandises dans la plupart des grandes économies. Il apparaît que les échanges de marchandises (importations et exportations) de l’ensemble des pays du G7 et des BRIC ont respectivement progressé de 0,9 % et de 2,1 % au cours du 4ème trimestre 2013. Au Royaume-Uni, en Allemagne, aux États-Unis, en Chine, au Brésil et au Canada, la croissance des exportations a même dépassé celle des importations. Au Japon, en France et en Russie, la croissance des importations a, en revanche, dépassé celle des exportations. Enfin, en Inde, les exportations comme les importations se sont repliées.

Au total, pour l’ensemble de l'année 2013, les importations et les exportations des pays du G7 et des BRIC ont été plus élevées de 1,1 % et de 2,3 % par rapport à 2012. C'est en Chine que les échanges ont le plus progressé (8 % sur 2012) ; c'est au Japon qu'ils ont le plus reculé.

 

14/03/14  Ubifrance/Silver Valley : Signature d’une convention de partenariat

Ubifrance et Silver Valley viennent de signer d’une convention de partenariat dans le but de promouvoir et contribuer au développement des différents acteurs de la Silver économie sur le marché international. Il s’agit essentiellement d’atteindre trois objectifs :

- sensibiliser les experts internationaux aux enjeux de la filière française,

- diagnostiquer et identifier les marchés porteurs pour les acteurs de la Silver Valley

- informer et accompagner les industriels franciliens à l’international notamment les pays considérés comme prioritaire pour 2014 (Etats-Unis, Canada, Chine, Hong-Kong, Taïwan, Corée du Sud, Japon, Australie, Danemark, Finlande, Norvège, Suède, Belgique, Royaume-Uni, Allemagne, Suisse, Italie et Espagne).

Selon le président de la Silver Valley, Jérôme Arnaud, « la filière nationale de la Silver Economie a pour vocation de devenir un levier de croissance et d’exportation. La Silver Valley se donne pour objectif de réussir ce pari ».

Il faut rappeler que la Silver Valley, en référence à la Silicon Valley, est un pôle d’innovation du vieillissement installé à Ivry-sur-seine depuis le 1er juillet 2013. Il regroupe aujourd’hui 50 entreprises et emploie 645 personnes et à terme, on prévoit 300 entreprises et 5000 emplois.

 

13/03/14  Turquie : Légère baisse des investissements étrangers en 2013

Selon les données publiées par le Ministère de l'Économie, les investissements directs étrangers (IDE) en Turquie ont sans surprise affiché un recul de 4 % en 2013 pour s’établir à $12,7 mds USD. Avec  52 % du total, l'UE est restée la première source d'investissements étrangers dans le pays. Avec plus de 5 600 entreprises, les Allemands y représentent le plus grand groupe de propriétaires d'entreprises étrangères, suivis par les Britanniques dont le nombre d’entreprises est de 2 600. En 2013, 2 960 entreprises étrangères se sont établies en Turquie, portant le nombre total d'entreprises à capitaux étrangers ou en partenariat à près de 37 000. La plupart des entreprises (22 000) exercent à Istanbul.

 

11/03/14  Inde : Chute des investissements étrangers dans les services

Les investissements directs étrangers (IDE) dans le secteur des services ont chuté de 60 % (atteignant $ 1,59 milliard) sur les neuf premiers mois (avril-décembre) de l’année financière 2013-2014 (d’avril à avril). Les services – comprenant la banque, l’assurance, l’outsourcing, la R&D, etc. – avait, pourtant, reçu $ 4,04 milliards sur la période de 2012, selon le Département de la promotion et de la politique industrielle (DIPP). Il est manifeste aujourd’hui que les investisseurs étrangers attendent le résultat des élections indiennes de cette année.

Cette chute des IDE dans les services a elle-même fait baisser les flux d’IDE globaux de 3 %, ces derniers atteignant $ 22 milliards (contre $ 22,78 sur la période de 2012). D’autres secteurs tels que la construction, les industries métallurgiques ou encore l’hôtellerie et le tourisme ont perdu des investissements.

Reste à voir si la période post-électorale verra la confiance se rétablir dans un pays qui aurait besoin de $ 1 000 milliards d’investissements durant les cinq prochaines années pour développer les infrastructures telles que les ports, les aéroports et les autoroutes d’ici mars 2017.

 

06/03/14  Algérie : Quatrième appel d'offre pétrolier et gazier pour des signatures en septembre

La présentation générale des données techniques et législatives concernant le 4e appel d’offres pour les opportunités de recherche et d’exploitation d’hydrocarbures s'est déroulée le 3 mars à Alger. 150 participants représentant une cinquantaine de grands groupes pétroliers internationaux, ont pris part à cette première séance de présentation. Il faut noter que ce nouvel appel d'offre ouvre la voie à l’activité de recherche et d’exploitation des hydrocarbures non conventionnels à travers 17 périmètres sur les 31 proposés à l’exploration.

Malgré leurs réticences à regagner, dans l’immédiat, le site de Tiguentourine, British Petroleum et le norvégien Statoil, figuraient parmi les grands groupes présents, au côté de Shell et d’autres majors.

Les compagnies devront se prononcer définitivement cet été. Et attendent l'issue du scrutin présidentiel du 17 avril 2014.
La signature des contrats avec les compagnies retenues à l’issue de l’appel d’offres aura lieu le 5 septembre 2014.

 

05/03/14  Malaisie : Examen de la politique commerciale et d'investissement par l'OMC 

Malgré un ralentissement de la productivité des facteurs entre 2008 et 2012, l'OMC estime que la Malaisie reste compétitive sur le plan extérieur ; au demeurant, son principal avantage comparatif ne réside plus dans la fabrication de produits électriques et électroniques, mais dans les produits de base transformés et le gaz naturel.

Les investissements étrangers ont, par ailleurs, connu une forte progression (+ 58,8 % s'agissant du stock d'IDE) et continuent à être dirigé vers des activités manufacturières et de services. La Malaisie est une économie fortement tournée vers l'extérieur (les échanges régionaux avec les autres pays asiatiques restent dominants) d'où l'importance des réformes aujourd'hui engagée pour accroître la flexibilité de l'économie malaisienne et sa capacité à faire face à une concurrence extérieure accrue. 

L'OMC conclut son rapport en estimant que les fondamentaux de l'économie malaisienne demeurent solides. 

 

03/03/14  Malaisie : Partenariat Euler Hermes/Banque HSBC dans l’assurance-crédit

L’assureur-crédit européen, Euler Hermes et la Banque HSBC ont signé un partenariat permettant à Euler Hermes de devenir le fournisseur exclusif de l’assurance crédit aux clients de la banque HSBC en Malaisie. Les polices d’assurance seront émises par le partenaire locale d’Euler Hermes, Allianz General insurance Company (Allianz general). Euler interviendra à trois niveaux : il réassure Allianz général, lui fournit les évaluations de crédits et  le service de surveillance. Selon Victor Jiang, CEO d‘Euler Hermes pour l’ ASEAN, « We help our clients protect their business relationships, safely grow their sales and gain better access to working capital and funding».

Il faut rappeler que HSBC et Hermes ont déjà lancé, en 2008, ce genre partenariat au Brésil, au Mexique et aux EAU, et depuis 2013 en France, à Hong Kong, Singapour, Turquie et Royaume Uni.

 

03/03/14   Irak : Les ventes de pétrole explosent

Selon Hussein Chahristani, vice-premier ministre responsable des affaires énergétiques, les exportations de pétrole ont bondi en février atteignant 2,8 millions de barils par jour, un chiffre jamais atteint depuis plus de vingt ans.

 

28/02/14  Maroc : La BERD soutient les activités de commerce extérieur

Le Crédit du Maroc vient d'obtenir une aide financière qui lui permettra de faciliter le financement des activités de commerce extérieur. Dans le cadre de son "Programme d’aide aux échanges commerciaux" (PAEC), la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) renforce son appui aux importateurs et exportateurs marocains en accordant au Crédit du Maroc une ligne de financement des opérations de commerce international d’un montant de $ 40 millions.

La BERD annonce qu’elle va renforcer les échanges interrégionaux et contribuer au développement des liens commerciaux entre le Maroc et les autres pays où elle est présente.

 

27/02/14  Irak : Contrat entre Thalès et Lukoil pour la protection du gisement géant de Kourna Ouest 2

Le groupe Thales vient d'annoncer la signature d'un contrat avec la compagnie pétrolière russe Lukoil, à laquelle il fournira un système de sécurité destiné à la protection du personnel et les installations de Lukoil Mid-East, autour du gisement pétrolier de Kourna Ouest 2, situé à 65 km au nord-ouest de Bassorah, dans le sud de l'Irak. Thales affirme également, dans son communiqué, faire partie du consortium international qui s'est vu attribuer, à la fin 2013, un autre contrat de Lukoil Mid-East, portant sur la fourniture de pièces détachées et d'une assistance à la maintenance des systèmes de sécurité actuels et futurs de la zone d'exploitation du même gisement.

Ces deux contrats sont les premiers conclus entre Thales et Lukoil et ils se montent à $ 40 millions, ce qui confirme l'importance du marché irakien pour Thales.

Kourna Ouest 2 est le deuxième plus grand gisement pétrolier non encore exploité au monde avec des réserves équivalant à 14 milliards de barils de pétrole récupérables.

 

25/02/14  Méditerranée : Relance de la coopération industrielle

Le 19 février dernier s’est tenu la 9ème réunion ministérielle de l’Union pour la Méditerranée (UpM) réunissant 37 pays pour réfléchir aux directions stratégiques les pays de l’UE et de la Méditerranée doivent adopter en termes de coopération industrielle. L’environnement des affaires dans les pays voisins de la Méditerranée a été évalué pour en retirer les bonnes pratiques. L’amélioration de l’entrepreneuriat a également été à l’ordre du jour. Une déclaration conjointe a été adopté qui appelle à renforcer le soutien aux PME et à progresser encore dans la réalisation de la dernière ambition de ce partenariat, à savoir la création d’un grand marché Euromed des produits industriels.

Selon Antonio Tajani, Commissaire européen à l’industrie, "les deux rives de la Méditerranée doivent conjuguer leurs efforts et créer un environnement où les entrepreneurs peuvent prendre leurs initiatives et collaborer dans les meilleures conditions. L’enjeu est de contribuer au bien-être des citoyens au sud comme au nord de la Méditerranée, notamment en créant des emplois de qualité". Pour autant, il n’y a pas de quoi amorcer, avec ces déclarations d’intention et les quelques décisions prises à Bruxelles, la zone de co-production euro-méditerranéenne à laquelle nombre d’entreprises et de décideurs politiques aspirent.

 

24/02/14  International : Perspectives meilleures pour le commerce mondial en 2014

Le directeur général de l’OMC, Roberto Azevêdo, a présenté il y a quelques jours son premier rapport sur le suivi du commerce mondial aux membres de l’OMC. Il en ressort que les projections de croissance du commerce international pour 2014 sont "nettement meilleures, se situant quelque part entre 4 % et 4,5 %" (contre 2,5 % en 2013). Toutefois, les restrictions au commerce extérieur s’aggravent puisque "407 nouvelles mesures de restriction ont été signalées pendant la période considérée" (de mi-octobre 2012 à mi-octobre 2013).

Cela représente 1,3 % des importations mondiales de marchandises (soit une valeur de $240 milliards). Le phénomène est aujourd’hui d’autant plus dommageable qu’il risque d’affecter les exportations. En effet, avec la fragmentation de la production dans le monde, il s’ensuit l’émergence de chaînes de valeur mondiales (CVM) dans lesquelles toute exclusion des importations impacte les exportations. Il est, en effet, illusoire de vouloir se protéger de la concurrence de pays tiers par des mesures restrictives puisque les produits importés servent à la valeur ajoutée des produits exportés.

Comme le souligne aussi une dernière étude du CEPII sur "Les exportateurs français face aux variations de l’euro", "les entreprises qui importent le plus de biens intermédiaires sont aussi les plus performantes à l’exportation". Par conséquent, les pays qui imposent des restrictions "se mettent une balle dans le pied" et réduise leurs chances de participation aux CVM. Toutes les formes de mesures restrictives au commerce ont augmenté d’octobre 2012 à octobre 2013, mais plus particulièrement les mesures de sauvegarde et les mesures sanitaires et phytosanitaires.

A contrario, le nombre de nouvelles mesures de facilitation des échanges signalées par les Membres n'a été que de 107 en 2013, soit beaucoup moins que les 162 mesures de l'année précédente. Ces mesures portaient sur l'équivalent de 1,4% des importations mondiales de marchandises (soit une valeur de $258 milliards environ). Gageons que l’accord obtenu dans ce domaine par l’OMC à Bali en décembre dernier va accroître le nombre de mesures prises dans ce sens durant l’année 2014 même si le calendrier de démantèlement dans les PMA et les PED s’étale sur plusieurs années.

  

24/02/14  Amérique latine : Au cœur des diplomaties française et européenne

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, se rendra du 7 au 11 mars 2014 en Argentine, en Uruguay et au Chili ; dans ce dernier pays, il représentera la France lors de la cérémonie d’investiture de la présidente Michelle Bachelet.

Par ces visites, le ministre des Affaires étrangères entend intensifier le dialogue politique de la France avec ces pays mais il y exercera aussi sa diplomatie économique. À cette occasion, le point sera fait sur les principaux projets de développement des relations économiques ainsi que sur la coopération bilatérale, notamment universitaire et scientifique.

Si cette visite vise à témoigner de la priorité que la France accorde à ses relations avec l’Amérique latine, elle interviendra quelques jours après le Sommet UE–Brésil qui se tient actuellement à Bruxelles et qui a failli être annulé faute d’offres conséquentes de la part des pays du Mercosur dans la négociation d’un ALE avec l’Europe.

Le climat électoral au Brésil et la crise financière que connaît l’Argentine ne sont pas étrangers à cette situation.

L'échange des offres commerciales entre les deux parties devait avoir lieu fin 2013, les deux parties n'ont toujours pas échangé leurs nouvelles propositions de démantèlement tarifaire et sur les barrières non tarifaires aux échanges (marchés publics, investissements et services).

Dès lors, le Sommet entre l’UE et le Brésil n’aborde pas les questions commerciales. La question du différend soulevé par l'UE devant l’OMC à propos du système fiscal brésilien pourrait, toutefois, être discutée de même que les échéances précises pour la poursuite des négociations commerciales entre l'UE et le Mercosur. L’ordre du jour du Sommet porte donc essentiellement sur les questions politiques (Proche-Orient, gouvernance de l’Internet, climat, etc.) et quelques domaines de coopération bilatérale (transports aériens, câble sous-marin, énergies renouvelables, etc.).

  

20/02/14  Nigeria : Les remaniements se poursuivent et touchent la Banque centrale

Peu après avoir annoncé la suspension de Lamido Sanusi de ses fonctions de gouverneur, le président Goodluck Jonathan a désigné Godwin Emefiele, actuel directeur général du groupe Zenith Bank au poste de Gouverneur de la Banque centrale du Nigéria. Par ailleurs, Adelabu Adebayo, un des directeurs exécutifs du groupe First Bank, est nommé vice-gouverneur en remplacement de  Tunde Lemo dont la fonction de vice-gouverneur avait pris fin en décembre 2013.

Ces nominations doivent encore recevoir l’approbation du Sénat. En attendant cette validation politique et durant tout le temps que va durer la suspension qui pèse sur Lamido Sanusi, Sarah Alade qui est actuellement la plus ancienne au poste de vice-gouverneur au sein de l'institution, va assurer l’intérim.

Godwin Emefiele, est devenu le directeur général du groupe Zenith Bank en 2010 après en avoir été, de 2001 à 2010, DG adjoint. Sur le site internet du groupe, il est présenté comme celui qui a permis le renforcement de la position de Zenith Bank en tant qu'institution financière majeure au Nigéria et sur le continent africain". Sous sa direction, ce groupe bancaire a reçu plusieurs distinctions en 2012, dont celle de meilleure banque commerciale d’Afrique par Capital Finance International.

Lamido Sanusi, dont le mandat aurait dû expirer en juin 2014, s'était fait de nombreux ennemis. Ainsi, il a accusé récemment la société pétrolière nationale nigériane NNPC de corruption et de mauvaise gestion. Il a notamment révélé une perte d'environ $ 20 milliards qui serait due, en partie, au paiement douteux de subventions sur le kérosène par la NNPC. De plus, durant son mandat, le gouverneur n’a pas hésité à limoger des dirigeants de banques locales accusés d’avoir favorisé l’octroi de prêts sans garantie à des personnalités liées au pouvoir politique. Enfin, au début février 2014, le gouverneur Sanusi a décidé d'accroitre le ratio des réserves de liquidités appartenant à l’Etat au sein des banques opérant au Nigeria. Objectifs : limiter l’inflation induite par une trop grande liquidité, assurer la stabilité du naira et, peut-être, aussi, limiter les mouvements de capitaux liés à la prochaine campagne électorale…

 

20/02/14  Chine : Inflation et production en baisse

Si la Chine semble avoir gagné son pari de lutte contre l'inflation (avec une hausse des prix ramenée à une moyenne annuelle de 2,5 % seulement), elle semble moins performante en matière de production industrielle.

Selon l'indicateur provisoire publié par la banque HSBC,  la production manufacturière en Chine s'est à nouveau contractée en février, atteignant son plus bas niveau en sept mois. Cette évolution serait imputable à la baisse des commandes.

Y aurait-il une menace de stagflation en Chine ?

 

20/02/14  UE-ASIE : Négociations en progrès avec le Vietnam et en suspens avec la Thaïlande

Alors que les négociations sur un accord de libre-échange entre l’UE et le Vietnam semblent avancer de manière significative – les deux parties se sont rencontrées fin janvier pour un 4ème round de négociations – et laissent à penser qu’un accord pourrait se concrétiser fin 2014, les perspectives sont nettement moins favorables entre l’UE et la Thaïlande puisque la crise politique a conduit à la suspension des discussions depuis décembre dernier. La dernière session de négociation qui s’était tenue début décembre avait, pourtant, permis, selon la Commission, d’échanger sur un nombre considérable de domaines : marchandises, règles d’origine, facilitation des échanges, barrières non tarifaires, recours commerciaux, concurrence, services et investissement, développement durable et règlement des différends.

Pour l’heure, aucun calendrier n’est fixé. Au demeurant, la situation va être problématique pour la Thaïlande en termes d’accès au marché puisqu’elle perdra le bénéfice du SPG européen (systèmes de préférences généralisées) en 2015 sans qu’un autre dispositif vienne fixer à temps de nouvelles règles si les négociations ne reprennent pas.

  

19/02/14  Argentine : Nouveau calcul de la hausse des prix

Après des années de refus, Buenos Aires tente de se rapprocher du FMI en accédant à la principale exigence de celui-ci : une réforme du mode de calcul de son indicateur de l'inflation, celui-ci minorant outrageusement la hausse des prix. Résultat, pour le mois de janvier, le taux d'inflation est de 3,7 %, la plus forte hausse mensuelle depuis la crise économique de 2001/2002.

 

19/02/14  Euler Hermes : Changements de notes dans l'appréciation des risques pays

Dans son dernier bulletin économique (Conjoncture et risques économiques n°1202/1203) publié en janvier 2014, l’assureur-crédit européen, Euler Hermes, a publié les nouveaux changements des notations des risques-pays. Sept (7) pays ont vu leur risque s’améliorer contre une seule dégradation (la Thaïlande qui passe de B1 à B2). Les améliorations concernent les pays suivants :

 

Libellé

Bahreïn

Équateur

Hongrie

Lettonie

Lituanie

Maroc

Russie

Ancienne note

B3

D4

C4

C3

C3

B2

C3

Nouvelle note

B2

C3

C3

BB1

B2

B1

B2

 

En ce qui concerne le court et moyen terme, les prévisions de l’assureur-crédit restent un peu pessimistes. Même si les risques politiques devraient concerner toutes les régions du monde – tensions en Asie centrale, dans le Caucase, la Corée du Nord ou le Bengladesh - la région MENA est la plus susceptible de connaître des troubles politiques et sociaux de grande ampleur (instabilité persistante des pays du Printemps arabe, conflit meurtrier en Syrie et au Yémen, feu couvant dans les pays du Golfe et problème nucléaire iranien).

 

18/02/14  Panama : Nouvelle plaque tournante mondiale du diamant

Le président panaméen Ricardo Martinelli va inaugurer le 17 mars prochain les travaux de la seconde bourse du diamant des Amériques, après celle de New York. Cette bourse se veut la plaque tournante du négoce du diamant, des autres pierres précieuses et des bijoux en Amérique du Sud et Centrale et des Caraïbes, du Rio Grande à la Terre de feu. Le gotha du diamant mondial sera présent, dont Eli Izhakoff, président honoraire de la World Federation of Diamond Bourses (WFDB) du World Diamond Council (WDC), Ernest Blom, président en exercice de la WFDB, Gaetano Cavalieri, président de la Confédération internationale de la bijouterie, joaillerie et orfèvrerie (CIBJO), Avi Paz, président en exercice du Word Diamond Council, Shmuel Schnitzer, président de l’Israel Diamond Exchange et oncle de l’homme d’affaires intime du président congolais Joseph Kabila, Dan Gertler, Reuven Kaufman, président du Diamond Dealers Club de New York et  Ronnie Vanderlinden, président de la Diamond Manufacturers & Importers Association des États-Unis.

Du coup, Panama va se trouver propulsée au rang des plaque-tournantes du commerce mondial, comme Shanghai et Dubai, créées d’ailleurs avec le soutien technique d’anciens du Haut Conseil du Diamant d’Anvers, aujourd'hui rebaptisé Antwerp World Diamond Centre (AWDC). L’un des objectifs est d’attirer une clientèle de gens fortunés dans ce pays.

Ce centre va coûter $ 200 mns, en comptant les bureaux des différentes sociétés de négoce et la bourse. La conception du projet architectural est l’œuvre d’Ignacio Mallol, l’un des plus célèbres architectes d’Amérique latine. Afin de permettre l’éclosion du projet, le parlement panaméen a voté une loi accordant un statut de zone de libre échange où les compagnies établies n’ont pas à payer l’impôt sur les sociétés. Le Panama s’est aussi empressé en 2013 de devenir membre du Processus de Kimberley, rassemblant pays producteurs et importateurs. Le chiffre d'affaires du secteur diamantaire latino-américain est évalué à $ 8 milliards, il compte 320 compagnies minières.

 

18/02/14  Corée du Sud : Le numéro 1 mondial de la bière, AB Inbev, absorbe Oriental Brewery

Le numéro un mondial de la bière, AB Inbev (environ 18 % des parts du marché) a absorbé en janvier le brasseur sud-coréen Oriental Brewery (OB), leader du marché sud-coréen avec une part de 55 % du marché local, pour $ 5,8 milliards. Il s’agit en fait d’une reprise dans la mesure où OB a déjà appartenu à AB Inbev, mais avait été vendue en 2009 aux fonds d’investissement KKR et Affinity Equity Partners quand le brasser belgo-brésilien avait connu des problèmes d’endettement

Le montant du rachat est trois fois supérieur à la vente d’il y a cinq ans mais AB Inbev est persuadé que le jeu en vaut la chandelle. OB a réalisé en 2013 un bénéfice opérationnel de $ 500 millions. De plus, le marché a accueilli favorablement la transaction. Il est vrai que le revenu par habitant en Corée est plus élevé qu'en Chine. Dans cette dernière, les marges bénéficiaires sont en effet plus faibles en raison d’un prix moyen de la bière plus bas. Cela n’empêche pas AB Inbev de s’intéresser à la Chine (25 % de la consommation mondiale), où elle détient une part de marché de 13,4 %, pour l’instant, devancée par SAB Miller (20 %).

Avec l'opération coréenne, AB Inbev renforce son leadership mondial. En Amérique du Nord, il détenait 47,6 % des parts de marché aux États-Unis en 2012 et 40,6 % au Canada. Il domine encore plus nettement au Brésil (68,5 %) et en Argentine (77,7 %), principaux marchés d’Amérique du sud. En  Europe, AB Inbev est naturellement leader dans son pays d’ancrage, la Belgique (56,3 %), avec une forte implantation au Royaume Uni (17,8 %), en Allemagne (9,4 %), en Russie (15,6 %) et en Ukraine (34 %). Au niveau mondial, six marques du groupe figure dans le top 10 : Bud Light (1ère), Budweiser (2ème), Corona extra (4ème), Skol (5ème), Stella Artois (6ème) et Brahma (9ème). Seules Heineken (3ème rang) et Guinness (7ème) ont réussi à s’intercaler dans cet impressionnant peloton.  

 

17/02/14  Afghanistan : Accord avec l’UE sur l’adhésion à l’OMC

Le 10 février, l'UE et l'Afghanistan ont signé un accord pour l'adhésion de ce pays à l'OMC. Celui-ci marque l'aboutissement des discussions entre les deux parties en vue d’une adhésion dont les autorités européennes espèrent qu’elle va contribuer durablement au processus de stabilisation, de réforme économique et de développement durable engagé par l’Afghanistan. "Kaboul a constamment montré sa détermination à accélérer le processus d’adhésion à l’OMC et la signature de l’accord est une étape importante de ce processus. L’Union espère accueillir très prochainement l’Afghanistan dans la famille de l’OMC et le voir jouer un rôle à part entière dans le système de commerce multilatéral réglementé", a souligné le Commissaire européen au commerce, Karel de Gucht.

L’UE est l’un des principaux partenaires commerciaux de l’Afghanistan avec près de 9 % des exportations afghanes tandis que 12 % des importations afghanes proviennent de l’UE. L’accord prévoit une baisse des droits de douane et des droits à l’exportation appliqués aux marchandises et l’ouverture des marchés de services, une fois que l’Afghanistan sera membre de l’OMC. 

Des négociations sur l'accès aux marchés ont déjà été conclues en 2013 par Kaboul avec le Canada et le Japon. Taiwan vient aussi de signer le protocole d’accession de l’Afghanistan à l’OMC. Mais l’adhésion de l’Afghanistan n’a pu être parachevée pour la Conférence de l’OMC à Bali en décembre dernier en raison de négociations bilatérales encore en cours. Celle-ci devrait être effective d’ici l’été, l’Afghanistan devenant le 161ème membre de l’OMC.

  

17/02/14  Coface/Colombie : Lancement d’une offre d’assurance directe

L’assureur-crédit français, Coface, vient d’obtenir une licence des autorités de régulation colombiennes pour proposer, directement, aux entreprises locales, des produits d’assurance-crédit. Les entreprises colombiennes bénéficient ainsi pleinement de l’expertise du groupe dans le domaine de la prévention et de la protection des risques de crédit liés à leurs transactions commerciales domestiques et à l’export, ainsi que de son large réseau international.

Auparavant, la Coface était présente dans ce pays depuis 2007 via un partenariat avec l’assureur local, Mundial Seguros. Avec cette nouvelle implantation, l’assureur français est désormais présent dans neuf pays de l’Amérique latine et domine 40 % du marché de la région de l’assurance-crédit. Selon Jean-Marc Pillu, directeur général du groupe Coface « Coface continue son expansion dans les pays émergents : après le Ghana en 2012 et l’Indonésie en 2013, nous visons l’Amérique latine, qui est une région stratégique où Coface maintient son leadership. La Colombie a un grand potentiel de croissance : à ce jour seulement 500 entreprises locales font appel à l’assurance-crédit ».

  

17/02/14  Inde : La nouvelle frontière de GDF Suez

En faisant l’acquisition de 74% des parts dans la centrale de Meenashki dans l’Andhra Pradesh, le groupe français a donné un coup d’accélérateur dans sa stratégie de développement en Inde qui devient l’une de ses priorités. « L’Inde fait figure de nouvelle frontière pour nous » a déclaré début février le PDG du Groupe, Gérard Mestrallet, à son retour dans ce pays, après une absence de 10 ans.

GDF Suez entend en effet profiter des opportunités qui se dessinent en Inde où, d’ici 20 ans, la consommation d’électricité aura doublé. Un des défis est de diversifier le "mix énergétique" de pays où actuellement 42 % de la consommation repose sur le charbon, et de plus en plus sur du charbon importé, notamment à partir du Mozambique.

Pour le relever, Mestrallet entend que GDF-Suez soit présent en Inde dans la production d’électricité, l’approvisionnement en gaz et les services énergétiques. Pour y parvenir, il voudrait construire des centrales au gaz et aux énergies renouvelables. A noter que GDF détient une participation de 10 % dans Petronet, importateur de GNL et opérateur de terminaux de gaz. Par ailleurs, GDF développe, avec GAIL, un terminal de regazérification de GNL flottant d’une capacité de 3,5 millions de tonnes.  A travers sa filiale Tractebel Engineering, le groupe a également acquis dans un passé récent la société Cesthar Consulting Engineers qui participe au projet Meenashki.

 

13/02/14  Iran/Belgique : Flamands et Wallons côte à côte à Téhéran

Comme d’autres Occidentaux, les Belges sont en train d’amorcer leur retour en Iran.  Une mission économique de l’Agence wallonne d’exportation (Awex), de Flanders Invest and Trade et de Bruxelles Invest Export se rendra à Téhéran et Ispahan du 24 au 30 avril prochain. Une trentaine d’entreprises se sont inscrites.

Pour la représentante à Téhéran de Flanders Invest and Trade, il faut rester à la fois patient et optimiste. Il est important de créer des contacts dès maintenant, même dans les secteurs encore sous sanctions. Il y a, certes, un frein du côté des banques car la plupart des établissements iraniens sont encore touchés par des restrictions, ce qui ralentit les transactions commerciales. Du moins en théorie car les exportations belges vers l’Iran ont augmenté de 276 % au cours des sept premiers mois de 2013. Des géants pharmaceutiques comme Merck ou la firme française Sanofi ont déjà commencé à sonder le marché iranien.

Les PME elles-mêmes n’hésitent pas à franchir le pas et certaines ont pris de l’avance. Dans le supplément économique du quotidien "La Libre Belgique", Guillaume de Troostembergh, gérant d’une PME familiale LPW raconte que dès 2013, sa société a commencé à exporter ses piscines à coque et piscines à volets vers l’Iran. Les débuts ont été difficiles. La première exportation a mis huit mois à s’effectuer, en raison de complications administratives du côté…belge. Mais les choses se sont débloquées. Bart Huys, directeur des ventes chez Medec, qui fabrique des appareils d’anesthésie raconte qu’au début les délais de paiement liés aux difficultés avec les banques ont été le handicap à surmonter, ce qui n’a pas empêché d’acheminer une centaine d’appareils vers l’Iran. Une troisième société, Capka IPS qui produit des palettes à partir de matières plastiques recyclées aux secteurs alimentaire, des soins de santé et de la logistique, confie n’avoir rencontré aucun problème.

  

13/02/14  UE : Initiative européenne contre les minerais issus des zones de conflit

Parce que les groupes armés de certains pays peuvent se servir des minerais du conflit pour financer la violence et l'insurrection, les États-Unis ont adopté, en 2012,  une règle dans le cadre de la loi Dodd-Frank concernant les exigences de déclaration de l’utilisation des minerais du conflit (conflict minerals) provenant de la République démocratique du Congo (RDC) et des pays limitrophes (Angola, Burundi, RCA, Rwanda, Soudan du Sud, Tanzanie, Ouganda et Zambie).

L’Union européenne s’apprête à lui emboîter le pas avec un projet qui devrait être adopté en mars prochain après une consultation publique menée en 2013. L’initiative législative européenne porterait, selon Europolitique, sur les minerais tels que l’étain, le tungstène, le tantale et l’or. Les diamants – inclus dans le processus de Kimberley – ne sont pas concernés. Cette initiative vise à la transparence en faisant pression sur les importateurs européens afin qu’ils précisent que les matières premières qu’ils commercialisent viennent de zones hors conflits. Consciente que les importateurs peuvent opérer à la fois des États-Unis et d’Europe, la Commission européenne s’est employée à une certaine convergence avec les États-Unis sans que le texte ne soit pour autant un copier-coller, loin de là. Reste à savoir s’il s’agira d’un texte contraignant ou sur base volontaire.

 

12/02/14  Mauritanie : L’Europe plus chiche pour les sept ans à venir

C’est assez rare pour ne pas être souligné. L’enveloppe de l’UE pour le 11ème Fonds européen de développement (FED) pour les sept de la période 2014-2020, annoncée le 10 février à Nouakchott par le Commissaire européen au Développement, Andris Piebalgs, sera inférieure à celle consentie pour les six ans de la période 2007-2013 (€ 209 mns).

Entre les deux FED, la baisse est de 6,7 %. Ramenée en moyenne annuelle, elle est de 20,05 %. L’UE communique ces chiffres sans les commenter. Pourtant, cette baisse contredit la déclaration du Commissaire, selon laquelle "la Mauritanie a un rôle vital à jouer au Sahel"  et le rôle stratégique qu’elle joue dans plusieurs domaines : en tant que premier pourvoyeur africain de l'UE en produits de la pêche et en tant que premier fournisseur africain en minerai de fer. Enfin la Mauritanie est un pays clé pour la maîtrise des flux migratoires.

Selon la Commission, ces montants seront affectés à la sécurité alimentaire, à l’appui à l’État de droit et à la santé. Dans les entretiens du Commissaire avec le président Abdel Aziz et le premier ministre Moulaye Ould Mohamed Laghdhaf, les discussions ont aussi porté sur la poursuite de la coopération dans les domaines de la sécurité, de la pêche et du développement. Durant sa visite, Andris Piebalgs a participé au lancement d’un projet de réhabilitation et d’élargissement de la route Nouakchott-Rosso road, longue de près de 200 km, axe du couloir de transport entre la Mauritanie et le Sénégal, qu’elle a financée à hauteur de € 51 millions, en complément des financements de la Banque mondiale.

 

11/02/14  Afrique : Nette amélioration du climat des investissements dans les PED africains

Le FIAS (Facility for Investment Climate Advisory) de la Banque mondiale a, fin janvier, rendu public son rapport 2013. Le FIAS, qui conseille les États sur leur climat d’investissement, souligne que celui-ci s’est considérablement amélioré dans les "pays-clients", entraînant une hausse des implantations, y compris dans les économies fragiles des pays en développement. Sur les 75 réformes introduites au cours de l’année 2013, 57 (soit 76 %) l’ont été dans les pays les plus pauvres. 49 réformes (soit 65 %) le furent en Afrique sub-saharienne,  et 24 (soit 32 %) dans des pays fragiles ou affectés  par des conflits. De fait, le rapport Doing Business 2014 de la Banque mondiale a recensé dix pays dans lesquels des améliorations notables – dans trois ou  quatre domaines – ont été constatées en 2013 s’agissant du climat d’investissement : sur ces dix pays, quatre sont africains et ont bénéficié des services du FIAS : Burundi, Côte d’Ivoire, Djibouti et  Rwanda. Les projets menés dans le cadre du FIAS ont permis des investissements dans des industries-clefs, facilité les procédures d’entrée des investissements, éliminé certaines réglementations embarrassantes, établi un cadre réglementaire et fiscal prévisible.

Selon les chiffres de l’African Economic Outlook donnés au dernier Forum Afrique (31 janvier 2014), le montant des flux entrants d’investissement direct étranger serait de $56,5 milliards pour l’ensemble de l’Afrique et de $45,7 milliards (soit 81 %) pour l’Afrique sub-saharienne. L’investissement intra-africain connaît aussi une croissance très forte (+ 42 % de 2007 à 2011). Toutefois, plusieurs intervenants ont souligné que les investisseurs ayant des attentes fortes vis-à-vis du continent africain compte tenu de la rentabilité croissante, ils expriment une certaine impatience face aux obstacles qui contraignent l’environnement des affaires et le développement.

 

10/02/14  Arabie saoudite : Des retards dans les grands travaux d'infrastructure

Tout ne va pas toujours pour le mieux pour le programme de grands travaux lancé en Arabie saoudite. C'est en particulier le cas pour le projet phare de la ligne ferroviaire à grande vitesse entre La Mecque et Médine dont le retard atteint désormais près de deux années pleines.

C'est le consortium arabo-chinois Al Rajhi qui avait été chargé de construire les infrastructures, mais celui-ci rencontre des problèmes mal anticipés, liés au terrain du parcours, qu'il s'agisse de sols mouvants ou de dunes difficiles à contrôler.

Rappelons que la construction de la LGV stricto sensu avait été confiée, pour un prix de € 6,74 mds, à l'entreprise espagnole Talgo, alliée à Renfe, Dimetronic et  Indra. Pour l'instant, les sociétés espagnoles ne peuvent réaliser les premiers travaux prévus (pose de voies, signaux et lignes électriques) que sur 100 km. Les surcoûts liés à ces retards sont évalués à € 700 mns environ.

 

07/02/14  France : Comment expliquer la réduction du déficit du commerce extérieur ?

La ministre du commerce extérieur, Nicole Bricq, vient de rendre publics les chiffres du commerce extérieur français. Deux faits majeurs sont à souligner :

1/ d’une part, le déficit commercial se réduit de 9 %, passant de – € 67,2 milliards en 2012 à – € 61,2 milliards en 2013 ; toutefois, cette réduction des échanges est plus particulièrement due à la baisse plus marquée des importations (– 2,3 %) que des exportations (- 1,3 %) ; en revanche, l’excédent des échanges des quatre familles prioritaires à l'export (mieux se nourrir, mieux se soigner, mieux communiquer et mieux vivre en ville) progresse de 25 % ;

2/ d’autre part, le nombre d’opérateurs du commerce extérieur se redresse, en atteignant 120 700 exportateurs (contre 119 200 en 2012 et 116 100 en 2011) ; cela étant, comme le volume des exportations a baissé, il est peu probable que le montant des exportations par opérateur ait également augmenté. Or, comme le soulignait récemment un rapport de la CCIR (Positionner l’international dans le cœur de stratégie de l’entreprise), vouloir augmenter le nombre d’opérateurs à l’export est une fausse "bonne idée". Plus judicieux serait d’aider moins d’entreprises exportatrices – dès lors qu’elles n’ont pas l’ambition et le potentiel – mais davantage dans la durée (3 ans au moins) pour des volumes d’exportation plus importants à terme :

http://www.etudes.cci-paris-idf.fr/rapport/370-positionner-international

D’un point de vue géographique, on n’a pas vu de réorientation majeure de la structure des échanges extérieurs français ; la demande des pays émergents a été plus faible en 2013 ; elle devrait se rétablir en 2014. Comme le souligne Bercy, "la contraction des échanges avec l’Asie, 2ème partenaire régional commercial de la France, a pesé sur le commerce extérieur français en 2013". Le déficit avec l’Asean se transforme en excédent mais le déficit avec l’Asie (hors Asean) continue de s’aggraver. Le ministère du Commerce extérieur s’attend à ce que la demande adressée à la France se raffermisse en 2014-2015 ; Euler Hermes évalue ce surcroît de demande mondiale à € 19 milliards, soit + 3,9 % par rapport à 2013. Enfin, la part de marché mondiale de la France se stabilise à 3,1 %.

Au total, il n’est pas certain que l’on puisse parler de vraies "bonnes nouvelles". L’année 2014 sera déterminante.

 

06/02/14  Iran : Un marché qui attire autant les pays émergents que les Occidentaux

Le Medef international vient de finaliser une mission exploratoire en Iran qui mécontente Washington au motif que l’accord de novembre ne saurait se traduire, d’ores et déjà, en contrats d’affaires. On ne saurait s’inquiéter de la réaction américaine, tant il est difficile d’imaginer que les États-Unis n’aient pas d’ambition économique et commerciale dans ce pays de plus de 76 millions d’habitants, fermé aux produits étrangers de par de longues années d’embargo ou d’isolement sur la scène internationale.

Si la France n’a pas été la plus prompte à signer l’accord sur le nucléaire et la levée des sanctions, les entreprises – appuyées par Bercy, puisque le ministre de l’Économie estime que l’Iran est "un pari pour l’avenir" – n’auront pas perdu de temps.

Toutefois, un certain nombre de questions-clefs se posent. D’une part, un certain nombre d’opérateurs économiques se sont autrefois désengagés de l’Iran pour faire plaisir aux Américains (cf. Peugeot). Les Iraniens le rappelleront-ils aux Français ? D’autre part, la position française, en recul dans la négociation de l’accord nucléaire de novembre dernier, a été mal perçue en Iran. Là encore, les Iraniens – auxquels les querelles byzantines  entre Bercy et le Quai d’Orsay doivent apparaître bien complexes – le feront-ils payer aux Français ? Sur l’Iran, la politique étrangère de la France pourrait porter un coup fatal à sa diplomatie économique !

Enfin, si les pays occidentaux – Anglais, Français, Américains, etc., présents hier en Iran – ont probablement la nostalgie des florissantes années pré-1980, ils vont devoir aujourd’hui compter avec les pays émergents qui ont considérablement accru leurs échanges commerciaux et leurs investissements en Iran. La Chine est de ceux-là.

Mais aussi, plus proche de Téhéran, la Turquie, échaudée par l’amenuisement des perspectives d’adhésion à l’UE, a l’ambition de porter à $ 30 milliards en 2015 ses échanges commerciaux avec l’Iran. Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, vient ainsi, lors de sa récente visite dans ce pays, de signer trois documents de coopération,  dont un accord de commerce préférentiel avec réduction des tarifs douaniers sur 220 produits  industriels turcs et produits agricoles iraniens.

Un grand jeu commercial s’annonce en Iran… mais les règles ont changé.

 

06/02/14  Pérou-UE : Accord commercial subverti par les exportateurs d’éthanol

L’Association européenne des fabricants d’éthanol renouvelable (ePURE) vient d’alerter la Commission européenne sur la hausse vertigineuse, selon elle, des importations d’éthanol péruvien depuis l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange d’août 2013.

Les producteurs européens estiment que, par inadvertance, une évolution inattendue de la structure des échanges est en train de se produire. Le Pérou, protestent-ils, tire avantage de l’élimination des droits de douane sur les importations d’éthanol en augmentant ses exportations vers l’UE, tout en le remplaçant, sur son marché national, par de l’éthanol meilleur marché, importé des États-Unis. Cette technique fait penser à celle employée naguère par les exportateurs de sucre mauricien, dont le produit était payé largement au dessus du prix du marché mondial par les importateurs européens, en vertu du défunt protocole sucre ACP-UE, et dont une partie était achetée au cours mondial quand ce pays de l’Océan indien n’arrivait pas à honorer son quota.

Dans le cas du Pérou, ePURE ajoute que des statistiques officielles révèlent qu’entre janvier et octobre 2013, les exportations péruviennes ont plus que triplé, pour atteindre 93 millions de litres, alors qu’elles n’étaient que de 27 millions de litres en 2012. Or, remarque ePURE, cet essor est apparu dans les trois mois suivant la levée des droits européens à l’importation. De son côté, durant la même période, le Pérou a remplacé les volumes dont son marché intérieur s’est trouvé privé par des importations d’éthanol américain bon marché. Les statistiques démontrent, que celles-ci se sont élevées à 84 millions de litres durant la période considérée.

L’Union européenne tente de protéger son industrie des pratiques déloyales employées par les États-Unis en imposant des droits anti-dumping. Mais l’absence de mesures de sauvegarde dans les accords entre l’UE et, dans ce cas-là, le Pérou, offre aux producteurs américains de nouvelles opportunités sur le marché mondial, aux dépens de leurs concurrents européens. Et, du coup, ces derniers exhortent la Commission européenne à prévenir les effets d’accords commerciaux bilatéraux mal conçus, qui sapent ses propres politiques intérieures. C'est ce que le secrétaire général d’ePURE, Rob Vierhout, exige au nom des 53 sociétés membres qui représentent quelque 90 % de toute la production européenne.

 

05/02/014 OCDE : Pascal Lamy, ex-directeur général de l’OMC, défend l’idée d’un commerce pour tous

Ce 4 février, à l’OCDE (OECD Forum Speakers Series), Pascal Lamy, ancien directeur général de l’OMC, a défendu sa vision d’un commerce pour tous. Il a souhaité ainsi délivrer ce qu’il appelle "a public case for trade opening".

Quatre messages forts ressortent de son intervention : 1/ l’ouverture commerciale est généralement efficace, à condition de l’accompagner de politiques, de mesures et d’institutions adéquates (la libéralisation peut, cependant, être douloureuse mais c’est parce qu’elle est efficace) ; 2/ les modèles commerciaux ont connu, ces dernières années, des transformations sans précédent du fait de la technologie, de la conteneurisation, de l’Internet, etc. (on parle aujourd’hui de chaînes de valeur mondiales et non plus tant de commerce international) ; 3/ Alors que les modèles commerciaux évoluent, la manière d’ouvrir au commerce international évolue également et 4/ la gouvernance globale, notamment sur des problématiques commerciales, est possible si elle est basée sur de larges coalitions (coalition-based models).

C’est aussi là la voie pour réconcilier mondialisation et société civile alors que la preuve est faite aujourd’hui que l’ouverture au commerce accroît les niveaux de vie, crée des emplois et ajoute de la valeur. Cette vision de la globalisation vient, de faire l’objet d’un ouvrage intitulé Le consensus de Genève : le commerce pour tous.

 

04/02/14  France/Crédit export : Augmentation de la demande en 2014

Après une année 2013 morose, la demande des crédits à l’export connaîtra une forte augmentation en 2014. En effet, selon une étude publiée en janvier par Euler Hermès et HSBC France, cette demande devrait augmenter en 2014 de € 19 mds.

Dans ce contexte, les banques se préparent pour capter cette nouvelle manne. A HSBC par exemple, l’enveloppe consacrée aux crédits export passera d’un milliard d’euros en 2013 à 1,5 milliard en 2014 et la BNP visera 1000 nouvelles PME qui exporteront pour la premières fois. D’autres initiatives seront prises telle que la création de site web dédié (société générale), l’ouverture des bureaux de représentation à l’étranger pour le compte des PME (Banque populaire), etc.

Cette concurrence bancaire pour capter cette nouvelle demande ne peut qu’aider les PME et  les ETI à se tourner vers l’export et booster ainsi les exportations françaises malmenée par d’autres économies mondiales.

 

31/01/14  Cuba : Importantes amélioration en vue concernant le projet de loi sur l’investissement

Des amendements beaucoup plus importants que prévu pourraient être apportés à la nouvelle loi sur l’investissement étranger qui sera discuté en mars prochain devant l’Assemblée nationale en session extraordinaire ; c’est ce qu’un officiel cubain, Pedro San Jorge, directeur de la politique économique au ministère du commerce et de l’investissement, a récemment annoncé à un groupe d’hommes d’affaires britanniques. Selon lui, il a été décidé de rédiger un nouveau texte "beaucoup plus profond et adapté aux circonstances actuelles".

Pour l’heure, c’est la loi n° 77 en date de 1995 qui est en vigueur. En décembre dernier, Raúl Castro avait souligné le rôle crucial que peut jouer l’investissement étranger dans l’accélération du développement économique et social du pays.

Pour certains observateurs, il est cependant difficile d’envisager une loi qui aille beaucoup plus loin que ce qui existe déjà, grâce à la nouvelle zone spéciale de Mariel (ZEDM). Celle-ci a été créée il y a peu de temps et elle autorise les investisseurs étrangers à détenir jusqu’à 100 % des projets, tout en apportant d'autres incitations. Jusqu’alors, les entreprises étrangères devaient rester minoritaires dans les projets d’investissement.

 

30/01/14  CNUCED : Reprise modérée des flux d'investissements directs dans le monde

Le dernier rapport de la CNUCED sur la tendance des flux d'investissements directs étrangers (IDE) dans le monde constate un léger rebond de ces investissements qui atteignent $ 1.461 mds en 2013, en hausse de 11 % par rapport à l’année précédente. Les flux des IDE vers les pays développés ont augmenté de 12 %, à 576 mds. Ceci ne représente cependant que 44 % de la moyenne annuelle enregistrée par les pays du Nord avant la crise de 2008. Cette tendance devrait se confirmer au cours deux prochaines années.

Les pays en développement ont attiré, en 2013, quelque $ 759 mds en flux entrants, soit une hausse de 6 %, et représentent désormais 52 % du total mondial. Les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) accueillent 22 % des IDE enregistrés dans le monde, soit $ 322 mds en 2013, deux fois le montant de 2007. Ces flux ont augmenté de 21 % par rapport à 2012.

Le rapport relève aussi "l'attractivité croissante" de l'Afrique auprès des investisseurs internationaux, précisant que le continent a attiré $ 56 mds d’IDE en 2013, contre 53 mds en 2012, "une hausse presque entièrement due à l'Afrique subsaharienne".

Deux pays d’Afrique australe, l'Afrique du Sud et le Mozambique, absorbent environ le tiers des montants enregistrés à l’échelle continentale. Les flux des IDE vers l’Afrique du Sud ont atteint 10,3 mds en 2013 (+126 % par rapport à 2012),  grâce notamment aux investissements enregistrés dans le secteur des biens de consommation.

Le Mozambique, où des multinationales comme le groupe brésilien Vale, l’anglo-australien Rio Tinto et l'italien ENI développent d'énormes gisements de gaz et de charbon, a, lui, attiré $ 7,1 mds d’investissements directs étrangers en 2013, soit une progression de 30 % par rapport à 2012.

Par contre, les flux  d'IDE vers le Nigeria ont diminué d'environ 20 % en glissement annuel, revenant à $ 5,5 mds en 2013, du fait, notamment, du retrait partiel de certaines grandes compagnies pétrolières comme Shell et Chevron.

En Afrique du Nord, les flux des IDE ont baissé de 1,8 % par rapport à 2012, malgré les bonnes performances du Maroc (+24 %). Ce recul s’explique essentiellement par les troubles en Égypte, en Libye et en Tunisie.

La CNUCED note, enfin, dans son rapport, que les IDE devraient poursuivre leur progression cette année et l'année suivante, pour s'élever à $ 1600 mds en 2014  et 1800 mds en 2015.

 

28/01/14  Nigeria : 80 mds d'investissements attendus en 5 ans

Selon le ministre nigérian  du Commerce et de l'Investissement, Olusegun Aganga, lors d'un entretien avec l'Agence Blomberg, "Les engagements d'investissement dépassent facilement les 80 milliards de dollars sur les cinq prochaines années". Il précise que "China Power International Development Ltd., Siemens AG, General Electric Co. et Brazil’s Centrais Eletricas Brasileiras ont promis plus de 50 milliards de dollars d'investissements dans le seul secteur énergétique". "D’autres investissements seront réalisés par le conglomérat nigérian Dangote Group ainsi que par des constructeurs automobiles de renom qui comptent implanter des usines d’assemblage de véhicules au Nigeria", a-t-il ajouté, citant notamment Nissan Motor Co. Ltd., Hyundai Motor Co et Toyota Motor Corp.

 

27/01/14  Iran : Les compagnies pétrolières réfléchissent à l'appel du président Rouhani

À l’occasion du Forum économique mondial de Davos, le président iranien, Hassan Rouhani, a invité les compagnes pétrolières occidentales à développer les ressources en hydrocarbures de son pays, suite à la levée partielle des sanctions à l’encontre de Téhéran : levée des restrictions sur les exportations pétrochimiques, le commerce de l'or, le maintien des exportations de pétrole à leur niveau actuel, levée les sanctions contre l'industrie automobile et déblocage graduel de 4,2 milliards de dollars des avoirs iraniens gelés dans le monde.

Le président iranien a notamment mis en avant les avantages des contrats pétroliers iraniens. De fait, ceux-ci vont nécessiter de larges ajustements pour gagner en attractivité et s’adapter à la nouvelle donne pétrolière et gazière internationale, modifiée depuis la mise en place des sanctions contre l’Iran. Le russe Lukoil s’est dit intéressé. Le français Total souhaite de meilleurs contrats. Le gouvernement iranien envisagerait, de fait, un système de rémunération plus attractif que les contrats de service à durée limitée dits "buy back".

 

27/01/14  Turquie : Perspectives inquiétantes à court terme mais favorables à moyen terme

Alors que le président Hollande s'est rendu en visite officielle en Turquie, les signaux relatifs à l’économie turque ne sont pas les plus favorables. De fait, les autorités turques peinent à enrayer la chute de la monnaie. La livre turque n’a pas cessé de reculer depuis un an face au dollar. Les marchés anticipent le changement de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed). La Turquie, l’Argentine et l’Afrique du Sud – en raison de leur vulnérabilité financière extérieure – sont les trois principaux pays à en faire actuellement les frais.

La Turquie – en même temps que l’Espagne et la Pologne – vient également d’être déclarée comme moins attractive pour les investissements directs étrangers selon un sondage réalisé auprès de plus de 1 000 dirigeants d’entreprises par FTI Consulting Inc.

Pourtant, dès que l’on raisonne sur le long terme, les signaux concernant la Turquie redeviennent favorables. Les perspectives de croissance ont été établies à hauteur de 4 % en 2014 et 4,2 % en 2015 par Euler Hermes et la croissance tendancielle des importations de la Turquie sur 2012-2015 s’établirait à 6,1 % selon la même source, ce qui classe le pays parmi les sept premiers mondiaux, derrière la Chine, le Vietnam, l’Indonésie, l’Inde, le Nigeria et l’Angola. Boston Consulting Group (BCG) vient également de classer la Turquie parmi les 15 pays prioritaires. Enfin, la Turquie fait partie des pays dans lesquels le nombre de millionnaires va exploser au cours des prochaines années.

 

24/01/14  Indonésie : Risques de ralentissement des investissements

Troisième économie en développement d’Asie après la Chine et l’Inde, l’Indonésie pourrait voir les flux d’investissement, notamment étranger, décliner en 2014 compte tenu de l’incertitude que représentent les élections présidentielles qui auront lieu en juillet, note Bloomberg

Le président de l’Indonesia Investment Coordinating Board, vient notamment d’annoncer que l’investissement total en Indonésie ne devrait augmenter que de 15 % en 2014 contre plus de 27 % en 2013. Les investisseurs étrangers vont probablement être attentifs à l’issue des urnes avant de décider de nouveaux projets.

Pourtant, de nouvelles dispositions ont été prises en décembre 2013, lesquelles viennent lever un certain nombre de restrictions sur la propriété étrangère, permettant des prises de participation des entreprises étrangères à hauteur de 49 % dans le domaine des aéroports et de 100 % dans les centrales électriques construites sous partenariat public-privé. De surcroît, le président Yudhoyono, dont le mandat se termine cette année, a promis des investissements dans les infrastructures (routes, ponts, ports, centrales électriques, etc.) pour attirer les investisseurs.

 

 23/01/14  Coface : Nouvelle évaluation des risques dans les pays émergents

Selon Yves Zlotowski, économiste en chef de Coface (qui tenait, le 21 janvier, son grand colloque annuel sur les Risques Pays) : "Dans les pays émergents, déficits courants et croissance durablement affaiblie pèsent sur les entreprises. Mais le monde émergent est heureusement divers : une nouvelle génération de pays se distingue par sa résistance aux chocs externes, dont, au premier plan, de nombreuses économies d’Afrique subsaharienne".

Le ralentissement de la croissance s’installe en effet dans les pays émergents : en 2014, les BRICS perdront 2,4 points de croissance par rapport à la moyenne 2000-2011.

Selon Coface, cette évolution n'est pas un simple phénomène cyclique. Le ralentissement est lié à des contraintes d’offre  car la demande des ménages reste trop dynamique pour la production locale qui ne suit plus. L’investissement butte sur des obstacles de nature structurelle : infrastructures insuffisantes, climat des affaires problématique et pénurie de main d’œuvre qualifiée.

En outre, l’affaiblissement de l’offre locale entretient les importations et donc des déficits courants qui resteront élevés en 2014. Les taux de change seront probablement sous tension, d’autant plus que des élections importantes vont se dérouler, en 2014, au Brésil, en Inde, en Turquie et en Afrique du Sud, sans oublier l'Algérie.

Quatre pays d’Afrique subsaharienne sont épargnés de cette nouvelle montée du risque : malgré une situation sécuritaire volatile, le Rwanda (D), le Nigeria (D) et le Kenya (C) ont gagné une surveillance positive.

La Côte d’Ivoire, pour sa part, est reclassée en C. Coface estime que la croissance de ce pays devrait se maintenir à un niveau élevé en 2014 (8 %), soutenue par les dépenses publiques d’infrastructure, l’investissement privé et la consommation des ménages. L’agriculture ivoirienne devrait, quant à elle, tirer profit de la réforme de la filière café-cacao, alors que la production pétrolière continuera à croître avec l’ouverture de nouveaux puits, tout comme l’activité dans le secteur tertiaire. "La Côte d’Ivoire a normalisé ses relations avec les créanciers publics après avoir atteint, en juin 2012, le point d’achèvement de l’initiative PPTE renforcée, ce qui a ouvert la voie à un allègement important de la dette publique extérieure", ajoute le communiqué publié par l’assureur-crédit, indiquant que l’insécurité résiduelle n’a pas, jusqu’ici, entravé le renouveau économique du pays.

La surveillance positive sur l’évaluation D du Nigeria est, quant à elle, motivée par une croissance soutenue (7,2 % prévu 2014) tirée par les secteurs hors hydrocarbures comme les télécoms et la construction. La privatisation du secteur électrique nigérian (1ère phase achevée en sept 2013 ; 2ème phase 2014) devrait aussi contribuer à l’amélioration de l’approvisionnement en énergie du secteur industriel.

La surveillance positive sur l’évaluation C du Kenya repose sur une croissance forte et stable (5,6 % en 2013, prévision de 6,2 % en 2014) grâce à une démographie dynamique, à l'émergence d'une classe moyenne et à une économie relativement diversifiée : services performants (télécoms, services financiers) et agriculture diversifiée (thé, café, horticulture, maïs). Coface note par ailleurs une stabilité politique renforcée après la réussite des élections présidentielles de 2013, même si le risque terroriste reste significatif.

La surveillance positive sur l’évaluation D du Rwanda s’explique, elle aussi, par la forte croissance (7,5 %), la stabilisation des déficits courant (-14 % du PIB prévu en 2014) et budgétaire (-11,5 % du PIB prévu 2014).

 

22/01/14  Tunisie : Premiers résultats des audits des banques publiques

Les résultats de la première phase de l’audit intégral de deux banques publiques, notamment la Banque de l’Habitat (BH) et la Société Tunisienne de Banque (STB) et leurs 8 filiales, ont révélé "une faible rentabilité de ces institutions bancaires".

Concernant la STB l’audit fait ressortir une faiblesse de sa rentabilité par rapport à celle des banques concurrentes et une augmentation du coût des ressources, ajoutée à l’existence d’une marge bénéficiaire nette inférieure à la moyenne enregistrée par les établissements concurrents.

Concernant la Banque de l’Habitat, l’audit fait ressortir la lenteur dans la prise de décision, l’interférence des responsabilités avec une faiblesse du contrôle interne. Il apparait aussi que la banque utilise essentiellement le produit logement pour attirer les clients mais ne semble pas se soucier de mettre en place une stratégie visant à les fidéliser en leur proposant d’autres produits et services. Sur le plan financier, la banque fait face à une insuffisance des réserves.

L'audit d'une troisième banque publique la Banque Nationale Agricole pas encore débuté.

Selon le rapport d’une commission technique relevant de la Banque mondiale, le déficit des banques publiques se situerait aux alentours de 2,2 milliards de dinars (environ € 900 millions). Mais, dans le cadre de la loi de finance 2014, il n'est prévu qu'un montant global de 500 millions de dinars (€ 224 millions) pour la recapitalisation des banques publiques en difficultés.

 

21/01/14 France : Réactivation du "Cap Export" et "Cap + Export"

Le gouvernement français vient de réhabiliter les dispositifs d’aide à l’export « Cap Export » et Cap + Export » supprimés en janvier 2012 (Cf brève du 24/01/2012). En effet, la loi de finances rectificative pour 2013 adopté le 10 décembre dernier par l’Assemblée nationale, intègre ces deux dispositifs dans son article 21 dont l’objectif principal est la compensation d’éventuelles carences du marché privé de l’assurance-crédit telles que l’interruption  de leurs opérations de couverture des exportations de court terme. Cette offre sera commercialisée, non pas directement par l’Etat mais par l’intermédiaire de la Coface agissant pour le compte de l’État. Il faut rappeler que :

- Cap Export est une garantie portant sur la part de risque non couverte par les assureurs-crédit privés en cas d’octroi par ceux-ci d’une couverture partielle ;

Cap + Export est une garantie portant sur l’intégralité d’une opération d’exportation dans le cas où aucun assureur-crédit ne souhaiterait couvrir celle-ci.

Les procédures « Cap Export » et « Cap + Export » seront ouvertes aux PME et aux ETI (entreprises de moins de € 1,5 Md de CA annuel) situées en France. Enfin, le fonctionnement du dispositif fera l’objet d’une évaluation un an après sa création dont il sera fait rapport au Parlement.

 

 

20/01/14  Chine : Les investissements étrangers ont atteint un montant record en 2013

La décélération de la croissance en Chine durant l’année 2013 n’aura pas découragé les investisseurs étrangers si l’on en juge par le niveau des IDE qui ont atteint $117,6 mds. Selon le Ministère du commerce chinois, les IDE ont ainsi augmenté de 5,3 % sur un an. Pour les observateurs, cela illustre la confiance des entreprises étrangères dans l’économie chinoise.

Dans le même temps, plusieurs officiels européens ont annoncé que la porte était ouverte aux investissements chinois et que les négociations en vue d’un accord d’investissement entre l’UE et la Chine qui doivent avoir lieu dans les prochains jours seraient une étape décisive dans le renforcement des relations entre les deux parties. De leur côté, les États-Unis ont également annoncé leur souhait de négocier un accord d’investissement avec la Chine.

 

20/01/14  OCDE : Entrée en vigueur de l’accord sur les crédits export sur le ferroviaires

L'accord de l'OCDE sur les crédits à l'exportation d'infrastructures ferroviaires est entré en vigueur le 1er janvier 2014. En effet, l'Union européenne et plusieurs autres membres de l'OCDE ont décidé d'autoriser leurs agences de crédit à l'exportation à accorder des délais de remboursement plus longs pour les prêts qui financent des infrastructures. Cet accord, couvre l'exportation de trains, de voies et de matériel ferroviaire informatique et autres. Il reconnaît, en outre, la nécessité, pour les opérateurs ferroviaires publics et privés de bénéficier de conditions de financement spécifiques. Il contribuera également à promouvoir un mode de transport de plus en plus important pour les passagers et le fret, et il favorisera la croissance verte, le chemin de fer étant considéré comme respectueux de l'environnement. 

 

17/01/14  Inde : Le secteur ferroviaire suburbain ouvert aux investisseurs étrangers

Les investisseurs étrangers vont être autorisés à délivrer à part entière des services dans les régions suburbaines, dans le domaine des transports à grande vitesse et les connections avec les ports, les mines et les installations électriques. Les opérations liées au transport de passagers et au fret ne seront pas ouvertes aux entreprises étrangères. L’objectif de cette libéralisation est de lever les goulets d’étranglement qui ralentissent le trafic du quatrième plus grand réseau ferroviaire mondial. Pour ce faire, les partenariats public-privé notamment sont encouragés par le gouvernement indien. Ce dernier pense ainsi attirer jusqu’à $10 mds d’investissements étrangers sur les cinq prochaines années.

Plus largement, le dernier plan quinquennal de l’Inde ambitionne $1 000 mds d’investissements. Le gouvernement indien a donné son feu vert, en août dernier, au lancement de 36 projets d'infrastructure un montant d’un peu plus de $27 mds.

La libéralisation du secteur ferroviaire s’ajoute ainsi à celles intervenues ces derniers temps dans les secteurs suivants : distribution, aviation civile, produits pharmaceutiques, télécommunications et défense. Pour autant, l’Inde n’a pas engrangé de nouveaux flux ces derniers mois. Les flux entrants d’IDE ont baissé de 15 %  entre avril et octobre 2013 par rapport à la période précédente de 2012. Et la perspective des élections couplée aux difficultés déjà rencontrées par les entreprises étrangères sur le terrain ne laissent pas augurer de réelle amélioration. Il y a pourtant urgence à rénover les infrastructures de transport si l’Inde veut regagner des points de croissance et de la compétitivité…

 

17/01/14  Brésil : Une politique monétaire très restrictive pour lutter contre l'inflation

Au risque de freiner la croissance, la Banque centrale du Brésil a relevé une fois de plus, mercredi, son taux directeur de 0,5 point, pour le porter à 10,5 %. Il s'agit de la septième hausse consécutive, suivant une politique résolument agressive pour lutter contre l'inflation, mais qui va  au-delà de ce qu'attendaient les marchés.

Grace à cette politique restrictive, l'inflation n'a atteint que 5,9 % en 2013 restant au-dessous du seuil de 6,5 % que s'était fixé le gouvernement, mais la croissance reste très modeste.

 

16/01/14  Mauritanie : Interruption d'un financement pour fait de corruption

Dans un communiqué publié le 15 janvier, l’ONG Sherpa (bien connue pour sa lutte contre la corruption dans le monde) annonce que la Banque islamique de développement (BID) a renoncé à financer l'extension d’une centrale électrique située à Nouakchott en raison de soupçons de corruption entourant l’attribution de ce marché à la société finlandaise Wärtsilä.

« Sherpa se réjouit du fait que la Banque islamique de développement l’ai informé le vendredi 10 janvier 2014 qu’elle renonçait à financer, comme elle l’avait envisagé, l’extension de la centrale électrique en Mauritanie à Nouakchott, marché attribué de gré à gré par la société mauritanienne Somelec, en 2013, à la société de droit finlandais Wärtsilä »,  précise l’ONG.

Cette décision « a été prise après que l’association Sherpa ait alerté par courrier la Banque islamique de développement sur l’existence de soupçons de délit de corruption d’agent public en Mauritanie dans le cadre de l’attribution de ce marché ».

Selon Sherpa, les "signaux alarmants" constatés dans l’attribution du projet à Wärtsilä pour un montant de € 50 millions concernent essentiellement « le montant l'offre de Wartsilä,  plus élevé, sans explications à l’appui, que celui des autres candidats, l'éviction inexpliquée d'autres concurrents, dont notamment la société de droit espagnol TSK, et l’influence d’un des fils du président mauritanien » quant à l’attribution de ce marché.

L’ONG indique, par ailleurs, dans son communiqué, qu’elle entend poursuivre ses investigations sur les conditions dans lesquelles ce marché a été attribué et, cela, en liaison avec la société civile mauritanienne

  

16/01/14  BERD : Engagement accu en Méditerranée

La Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD) a  annoncé, le 15 janvier, avoir investi € 450 millions pour financer plusieurs projets au sud et à l'est de la méditerranée. Quatre pays ont bénéficié de ces financements: le Maroc, la Tunisie, l’Egypte et la Jordanie. "2013 a été la première année pleine d'investissement dans la région du sud et de l'est de la Méditerranée, avec des signatures dans les secteurs de l'énergie, de la finance et corporate", précise la BERD dans un communiqué. La BERD   indique aussi qu’elle espère investir près de € 2,5 milliards d'ici 2015 en Tunisie, en Égypte, en Jordanie et au Maroc.

Depuis le printemps arabe de 2011, la BERD a commencé à s'intéresser à cette région et, en juin 2013, elle a ouvert son premier bureau permanent à Tunis. Celui-ci devrait lui permettre d'accélérer "le développement du secteur privé, de renforcer la restructuration du secteur financier et de soutenir la modernisation de l’économie globale".

Dans toutes ses zones d’intervention, la BERD a accordé en 2013 quelque € 8,5 milliards de financements  contre 8,9 milliards en 2012. Ces prêts ont été principalement accordés à des entreprises privées opérant  en Russie (1,8 milliard), en Europe du sud-est (1,65 milliard), en Europe centrale et les États baltes (1,6 milliard) ainsi qu'en Turquie (0,92 milliard).

 

14/01/14  Finance islamique : Forte croissance prévue en 2014

Selon un rapport publié récemment par AlHuda Center of Islamic Banking and Islamic Economics (CIBE), la finance islamique devrait peser 2000 milliards de dollars à l'échelle mondiale à la fin 2014, contre 1600 milliards de dollars en 2013. Cette année, les actifs financiers islamiques devraient provenir des services bancaires «halal» à hauteur de 78%, des sukuk (16%), de l’assurance takaful (1%), des fonds islamiques (4%) et de la microfinance islamique (1%).

Une forte compétition oppose désormais les places de Londres,  de Dubaï et de  Kuala Lumpur qui aspirent chacune à devenir le premier hub de la finance islamique. Pour l'heure, Kuala Lumpur, qui a encore concentré près des deux tiers des émissions mondiales de sukuk l'an dernier, est la première place mondiale de la finance islamique. Mais, début octobre 2013, Dubaï s'est doté d'un Comité suprême pour le développement de la finance islamique, avec un objectif annoncé de devenir le centre de "l'économie islamique" d'ici trois ans.

Enfin,  le premier ministre britannique David Cameron a annoncé l'émission à Londres d'un sukuk, une première pour un Etat non musulman (cf. la brève de veille du 07/11/13).

Le président  de CIBE, Muhammad Zubair Mughal, s’attend, par ailleurs, à ce que la finance islamique enregistre une forte croissance dans plusieurs pays africains, dont la Libye, le Maroc, le Sénégal et la Mauritanie. L’Inde et la Chine, deux pays qui abritent 200 millions de musulmans, pourraient aussi en 2014 faire leur entrée sur ce marché.

Par contre, un ralentissement  des services financiers islamiques pourrait être enregistré en Tunisie et au Nigeria "pour des raisons politiques", estime le CIBE.

En ce début d'année, le nombre des institutions financières "halal" a dépassé 600 établissements qui opérent dans 75 pays.

 

14/01/14  Afrique : Vers une unification des politiques minières

L'Afrique absorbe désormais 17% des dépenses mondiales d'exploration à la recherche de nouveaux gisements miniers. Pas étonnant que les fusions-acquisitions d'entreprises minières s'y multiplient ; elles sont notamment le fait des entreprises publiques chinoises qui ont ciblé la République démocratique du Congo, la Sierra Leone, la Namibie et l'Afrique du Sud.

Cependant, Christopher Yaluma, ministre zambien des Mines, de l'Energie et des Eaux, regrette que La Zambie, comme de nombreux autres pays, n'ait pas maximisé les avantages de ses ressources minérales. Et il vient de déclarer, au journal Zambia Daily Mail  : "Nous étudions les moyens de faire appliquer les mêmes normes minières partout de sorte que, si par exemple, la Zambie refuse un prospecteur minier, celui-ci n'aille pas au Zimbabwe ou en Angola parce que les normes sont les mêmes".  Il sera ainsi plus facile, pense-t-il, d’imposer des normes sociales et environnementales aux compagnies minières et de négocier des contrats qui généreront davantage de revenus pour les pays africains.

Il vient d'affirmer que les pays africains se préparent à unifier leurs politiques minières afin de mieux défendre leurs intérêts face aux compagnies et aux traders.

 

13/01/14  PED – UE : Nouvelles règles du Système de préférences généralisées

Les règles de l'UE, dans le cadre du Système de préférences généralisées (SPG), qui déterminent la liste des pays soumis à des droits moins élevés ou nuls sur leurs exportations vers les 28 États membres, ainsi que les produits couverts, ont été modifiées le 1er janvier 2014. Les nouvelles règles reconcentrent l'aide sur les PED qui en ont le plus besoin.

Sur les 177 pays bénéficiaires, 90 vont continuer de bénéficier du système tarifaire préférentiel dans le cadre du SPG ; 67 pays vont bénéficier d’autres arrangements (hors SPG) pour un accès privilégié au marché européen ; 20 autres pays ne bénéficieront plus de l’accès préférentiel au marché européen et se verront appliquer un tarif normal applicable à tous les autres pays développés. Il s’agit des pays suivants : Arabie saoudite, Argentine, Bahreïn, Biélorussie, Brésil, Brunei Darussalam, Cuba, EAU, Gabon, Kazakhstan, Koweït, Libye, Macao (territoire), Malaisie, Oman, Palau, Qatar, Russie, Uruguay et Venezuela.

Enfin, plusieurs pays bénéficiaires du "SPG+" (accès renforcé au marché de l'UE à la condition de respecter les droits de l'homme et les normes du travail) ont également été confirmés : Arménie, Bolivie, Cap-Vert, Costa Rica, Équateur, Géorgie, Mongolie, Paraguay, Pakistan et Pérou.

 

10/01/14  Algérie : Baisse des prévisions de croissance 2013

Selon les prévisions de clôture du ministère des Finances, la croissance est estimée à 3 % en 2013 après avoir enregistré 3,3 % en 2012. Le Produit intérieur brut algérien devrait, en 2013, atteindre 17.771 milliards de DA (233,8 milliards de dollars) contre 15.843 milliards de DA (204,3 milliards de dollars) en 2012. Le gouvernement avait pourtant tablé, dans la loi de finances de 2013, sur une croissance de 5 %, grâce notamment, au programme des investissements publics.

Cette révision à la baisse suit celle du FMI qui prévoyait initialement 3,5 % de croissance en 2013 pour l’Algérie, mais a revu récemment ses estimations à hauteur de 2,7 % seulement. Le recul du secteur des hydrocarbures est, encore une fois, en 2013, le principal responsable de ces performances décevantes.

 

09/01/14  Turquie : Prévisions de croissance à la baisse pour 2014

Selon les statistiques turques, la croissance du PIB au 3ème trimestre s’établit à 4,4 % en glissement annuel. La croissance du 2ème trimestre 2013 par rapport à la même période de 2012, a été revue à hauteur de 4,5 % contre une estimation initiale de 4,4 %. Le taux de croissance atteindrait ainsi 4,3 % pour 2013 surpassant les prévisions de croissance du gouvernement turc (+3,6 %) et du FMI (3,8 %).

Toutefois, la Banque mondiale a revu à la baisse sa prévision de croissance de la Turquie pour 2014 : de 4,5 % à 3,5 %. Et le FMI devrait rendre publiques ses prévisions d’ici fin janvier 2014. On sera particulièrement attentif aux chiffres pour l’économie turque compte tenu du contexte politique du pays – remaniement ministériel à la suite des affaires de corruption – et du contexte monétaire – avec une nouvelle chute de la devise turque.

 

08/01/14  OMC–CNUCED–OCDE : L'incessante montée des mesures protectionnistes

Dans le cadre de leur exercice semestriel sur les restrictions au commerce et à l’investissement dans les pays du G20 (voir Veille RI, 27 déc. 2013), l’OMC, la CNUCED et l’OCDE viennent de dénoncer une nouvelle augmentation des mesures protectionnistes. Sur les six derniers mois, 116 nouvelles mesures restreignant les échanges commerciaux ont été mises en œuvre, contre 109 sur la période précédente.

Depuis octobre 2008, date à laquelle ce suivi est observé, l’ensemble des mesures prises représentent, en montant cumulé, 5 % du commerce international des pays du G20. Et seulement 20 % de ces mesures ont été démantelées. Évolution contradictoire alors que les pays membres de l’OMC se sont mis d’accord lors du Sommet de Bali sur des dispositions en vue de faciliter le commerce des marchandises lors de leurs passages en douane. Il importera donc de distinguer davantage, à l’avenir, les mesures restrictives qui peuvent être légitimes et celles qui se révèlent véritablement protectionnistes.

 

07/01/14  Golfe Persique : Emirates, Etihad et Qatar Airways, leaders aéronautique mondiaux

Les trois compagnies sont en train de s’imposer comme des leaders mondiaux. Lors du dernier Dubai Airshow en novembre dernier, elles ont réalisé la plus grosse partie des commandes dont le total (plus de $ 150 mds) a dépassé celui du salon du Bourget ($ 115 mds) en juin dernier.  Au point que la moitié des commandes du Boeing 777X et de l’Airbus 380 dépendent de la seule compagnie Emirates (Dubaï).

La presse spécialisée évoque une croissance du chiffre d’affaires de 20 % par an pour ces sociétés dont les avantages, par rapport à la concurrence européenne et américaine, sont considérables. Tout d’abord, elles disposent d’importants moyens financiers, car elles sont directement soutenues par les États actionnaires. Ensuite, elles ont accès à un carburant pratiquement non taxé et donc compétitif. Ensuite, même si les pays occidentaux sont réticents à leur accorder des droits de trafic, comme l’a rappelé le président du groupe Emirates, Cheikh Ahmed ben Saïd Al-Maktoum lors du salon de Dubai, sa compagnie procure plus de 400 000 emplois dans l’industrie aéronautique américaine et ses fournisseurs.

Illustration : à Dubaï, Emirates a commandé 150 Boeing 777X et la compagnie Etihad, d’Abu Dhabi, 25. Emirates a également commandé 50 Airbus 380, sauvant le programme de construction de cet appareil européen qu’on croyait moribond, tandis qu’Etihad a pris commande de 50 Airbus 350 de 25 Boeing 777X et de 30 Boeing 787 Dreamliner. Qatar Airways qui possède déjà 10 Dreamliners, en a commandé 51 supplémentaires.

Dès lors, se pose la question de savoir comment dire non à d’aussi gros clients de l’aéronautique américaine et européenne, dont les ambitions sont considérables : "Notre objectif est d’arriver à 170 destinations pour 170 avions en 2015" explique un cadre de la compagnie qatari.

 

28/12/13 Afrique-Asie-UE : Les opportunités du caoutchouc

Le plan stratégique du "Partenariat européen pour l’innovation" dans le domaine des matières premières que la Commission européenne doit commencer à mettre en œuvre à partir de 2014 ne concerne pas seulement les minerais mais aussi le caoutchouc naturel. À cet égard, un risque croissant d’interruption de l’approvisionnement a été identifié.

La Commission constate que plus de 93% de la production mondiale est concentrée dans le Sud-Est asiatique. Le reste est localisé en Afrique (4 à 5%) et en Amérique du Sud (2,5%). A elle seule, la Thaïlande a fourni, en 2012, 31,1% de la production mondiale avec un total de 3,55 millions de tonnes, devant l’Indonésie (3 mns de tonnes soit 26,3%). Suivent la Malaisie, le Vietnam et l’Inde. Ensemble, ces cinq pays représentent 87% des exportations mondiales.

Dans une proportion un peu moindre, l’Asie écrase aussi le marché de la demande, représentant 69,7% du total, très loin devant l’Europe (13,5%), l’Amérique du Nord (10,7% dont 9,5% pour les États-Unis), l’Amérique Latine (5,4%) et l’Afrique (0,8%). Cela est dû au poids de la Chine qui pèse 33,5% de la consommation mondiale mais aussi de pays producteurs comme l’Inde et la Malaisie qui sont aussi d’importants consommateurs (8,7% et 4,6%). Un autre importateur de taille est le Japon (6,6%). Le risque est donc double. L’Asie domine la production et la demande ; elle concurrence l’Europe comme consommateur. En cas de crise, on peut imaginer que des pays producteurs comme l’Inde ou la Malaisie auront vite fait de choisir le marché intérieur.

Dans ce contexte, en marge des recherches à faire sur la substitution du produit, il est important, selon la Commission européenne, d’explorer les possibilités de diversifier l’approvisionnement de l’UE.  Et dans ce contexte, l’Afrique peut jouer un rôle important. Il saute aux yeux que le Congo-Kinshasa où les plantations Lever couvrirent près du million d’hectare à l’époque coloniale pourrait redevenir un grand producteur. Et le potentiel ivoirien (actuellement environ 2% de la production mondiale) mérite d’être exploité.

En conséquence, la Commission recommande des partenariats ou de programmes concernant le développement de plantations dans les pays africains, la formation des planteurs et l’échange des meilleures pratiques pour la production de caoutchouc naturelle ainsi que de financement des petits planteurs d’hévéa. Un appui agronomique au secteur, afin d’augmenter la productivité des plantations ainsi que les épiphyties (maladies des plantes). Elle insiste cependant sur la nécessité d’éviter la déforestation, de préserver la biodiversité et la surexploitation des sols.

La  Banque européenne d’investissement, les États camerounais et ivoirien, le secteur privé de la filière, mais aussi les pays producteurs d’Asie et l’International Rubber Study Group sont décrits comme partenaires potentiels de cette initiative. Pas moins de € 68 mns vont être engagés au cours de l’année 2014 pour promouvoir des actions dans ce domaine (tant pour les minerais que pour le caoutchouc) ainsi que pour promouvoir la substitution, le recyclage mais aussi l’utilisation plus efficace des matières premières. Les lignes directrices définies par l’UE peuvent aussi se décliner via des financements de la Commission, de la BEI ou des institutions financières de développements des États membres (KfW, BIO ou AFD), dans le cadre des programmes pays ou régionaux de coopération, dotés d’enveloppes plus importantes.

 

27/12/13  OMC-OCDE-ICC : Plusieurs pays du G20 libéralisent leurs règles d’investissement

Alors que les restrictions au commerce ont eu tendance à se développer ces six derniers mois, les mesures en matière d'investissement sont plus encourageantes s'agissant des pays membres du G20. En effet, ces derniers semblent avoir davantage respecté leurs engagements de ne pas introduire des nouvelles dispositions restrictives. Par conséquent, durant la période mai-novembre 2013, les gouvernements se sont employés à éliminer les restrictions à l'investissement et à faciliter les flux entrants ou sortants à l'investissement. Certains pays du G20 ont même fait basculer les dispositions d'une logique protectionniste à une logique d'ouverture, souligne le dernier rapport conjoint OMC-CNUCED-ICC sur les pratiques restrictives au commerce et à l'investissement.

Le Brésil (réduction à zéro de la taxe sur les transactions financières - IOF), le Canada, la Chine (mise en place de la zone pilote de libre-échange de Shanghai), l'Inde (ouverture du secteur de l'assurance), la Corée du Sud (possibilité de prise de participation à hauteur de 100 % dans les télécommunications aux entreprises ressortissantes de pays ayant signé un ALE avec Séoul) et le Mexique (libéralisation des secteurs de la radio et de la télévision) ont ainsi amendé leurs politiques en matière d'investissement sur la période écoulée dans un sens favorable. Le rapport conjoint note que les pays membres émergents ont été plus prompts à ajuster leur politique que les pays industrialisés. 

 

24/12/13  Maroc : L'ONCF, Office des chemins de fer, prévoit d'importants investissements en 2014

L'Office national des chemins de fer prévoit un investissement de 8 mds DH au titre du budget 2014. La société, qui a tenu, lundi 23 décembre à Rabat, son Conseil d'administration, précise que 5 mds seront affectés au projet de la ligne à grande vitesse  Tanger-Casablanca, et que 3 mds seront alloués à la poursuite de la mise à niveau du réseau classique. Il s'agit principalement du triplement de la ligne Casablanca-Kénitra et du doublement de celle reliant Settat à Marrakech, ainsi que du renforcement de la sécurité.

L’ONCF prévoit également de poursuivre son programme de rénovation du matériel roulant et du renforcement des équipements des gares. Rappelons que le budget 2014, cinquième année du programme de développement de l'ONCF pour la période 2010-2015, a été élaboré sur la base des dispositions du contrat-programme État-ONCF.

 

20/12/13  Mozambique : Maputo n’est plus éligible pour les interventions de la MCC

L’État mozambicain n’aura pas droit à l’aide américaine délivrée par la Millenium Challenge Corporation. La décision a été prise alors que le Mozambique vient de conclure le premier programme d’aide d’une durée de cinq ans, d’un montant de $ 506,9 mns, concernant des projets d’approvisionnement en eau et d’assainissement, ainsi que l’augmentation de la production agricole dans les provinces de Niassa, Cabo Delgado, Nampula et Zambézia.

Une des conditions pour que le pays soit éligible à un second programme d’aide était la conclusion de la totalité des projets du programme précédent. Or, en raison de retards dans leur mise en œuvre, retards attribués aux sociétés contractantes, trois projets principaux, le système d’approvisionnement en eau de Nampula, la route Ligonha-Nampula et celle située entre Namialo et la rivière Lurio n’ont pas pu être menés à bien. L'achèvement de ces projets durant la période où le premier programme était en vigueur était l’une des conditions pour le pays soit éligible à un second programme d’aide de la MCC, dit-on à Washington.

Mais le gouvernement de Maputo se dit surpris. Le ministre du Plan et du Développement a déclaré que le Mozambique avait satisfait à presque tous les critères de la MCC, le gouvernement ayant même déboursé de l’argent pour faire aboutir les travaux.

 

20/12/13  Maroc/UE : Le Maroc remporte le match de l'accord de pêche

Deux ans après avoir rejeté l’accord de pêche avec le royaume chérifien, le Parlement européen a voté, le 10 décembre dernier, un nouvel accord. Il porte sur une durée de quatre ans et prévoit le versement d’une contribution financière annuelle de € 30 mns, dont € 14 mns de droits de pêche versés par la Commission européenne et 14 autres millions pour soutenir la politique de pêche sectorielle mise en œuvre par le Maroc, afin de promouvoir l'exploitation durable de ses ressources halieutiques. En outre, les armateurs devraient verser € 10 mns  par an de redevances, correspondant à un quota de 60 000 tonnes de pêche pélagique industrielle.

Le vote a été condamné par Alger, par le Polisario et par le groupe des Verts du Parlement européen car l’accord autorise à l'UE de pêcher dans les eaux du Sahara occidental, bien qu’en vertu du droit international, le gouvernement du Maroc n'ait pas le droit de vendre les ressources du Sahara.

Pour le porte-parole Verts/ALE sur la pêche, Raül Romeva, "Les députés ont choisi de pratiquer la politique de l'autruche en votant cet accord controversé. L'accord de pêche UE-Maroc est l'épisode le plus honteux de la politique de pêche néo-coloniale de l'UE. Selon les termes de cet accord, le gouvernement marocain accordera illégalement des droits de pêche à la flotte de pêche de l'UE, l'autorisant à pêcher dans les eaux du Sahara occidental, alors qu'en vertu du droit international, il n'a pas le droit de le faire". En plus de la question du Sahara occidental, l'accord soulève des préoccupations concernant sa "rentabilité douteuse" et la durabilité des pêches, protestent les Verts, selon lesquels la réputation de l'UE en matière de politique étrangère et de pêche est désormais entachée par cet accord.

 

19/12/13  Mexique : Libéralisation du secteur pétrolier

Le Mexique vient de mettre fin à 75 ans de monopole public en matière pétrolière qu’exerçait la société Petroleos Mexicanos (Pemex) ; la loi nouvellement adoptée par le parlement mexicain autorise, désormais, les sociétés privées à exploiter le pétrole mexicain. Le Mexique était un des rares pays de l’OCDE à exercer ce monopole public sur le pétrole. Pour autant, rares sont les pays émergents ou en développement, détenteurs de ressources, qui s’emploient à libéraliser ce secteur. La tendance est, depuis plusieurs années, sur les continents africain ou sud-américain, à la reprise en main par l’État de manière à assurer une meilleure redistribution de la manne pétrolière.

La nouvelle législation – qui a été particulièrement controversée  (Cf. RI, 23/10/2013) devrait permettre d’accroître le montant des investissements étrangers dans le secteur pétrolier mexicain et de faire affluer les technologies permettant de développer les infrastructures, notamment dans les champs offshore.

  

18/12/13  Serbie : Les négociations d'adhésion à l'UE débuteront en janvier 

Selon le commissaire à l'Elargissement, Stefan Füle, les négociations d'adhésion de la Serbie à l'Union européenne débuteront en janvier. Les ministres des Affaires européennes réunis à Bruxelles ont, en effet, fixé au 21 de ce mois la date de la première conférence intergouvernementale UE-Serbie. La Serbie devrait ainsi devenir le 29e membre de l'UE en 2020, après la Croatie entrée le 1er juillet 2013.

Le premier ministre serbe, Ivica Dacic s'est félicité du feu vert donné à l'adhésion de son pays, en dépit du dossier du Kosovo. La Commission européenne a d'ailleurs relevé que la normalisation avait fait d'énormes progrès, sur cette question sensible, grâce à l'accord, présenté comme "historique", signé entre Belgrade et Pristina au printemps dernier.

La situation reste cependant assez instable dans le nord du Kosovo, peuplé en majorité de Serbes qui refusent de reconnaître l'autorité de Pristina.

 

17/12/13  Afrique et Méditerranée : La France réoriente-t-elle ses politiques ?

La France réoriente-t-elle ses politiques dans le sens d’un ancrage africain (sub-saharien et nord-africain) à l’Europe ? C’est la question que l’on peut se poser après le dernier Sommet franco-africain qui s’est réuni début décembre et à l’heure du voyage du premier ministre français en Algérie. Le discours semble effectivement avoir changé : le rapport remis par H. Védrine "Afrique France : un partenariat pour l’avenir" au ministre de l’économie, en émettant 15 propositions pour une nouvelle dynamique économique entre l’Afrique et la France, veut poser les bases d’un nouveau modèle de relations économiques et commerciales entre les deux parties. En Algérie, on parle aujourd’hui d’investissements, de projets, de joint-ventures, quand les entreprises françaises ont surtout cherché, pendant des années, à y écouler leur production.

Les enjeux de la dynamique africaine seraient ainsi compris. L’intérêt d’une logique de co-production dans l’espace euro-méditerranéen, que porte notamment, depuis plusieurs années, l’Ipemed, l'Institut de prospective économique du monde méditerranéen, aurait, enfin, été entendu.

Une volonté politique à l’égard du continent africain serait en train de (ré)émerger…

Pour autant, les politiques publiques et les moyens mis en œuvre sont-ils adaptés à un (ré)engagement du monde économique ? Certes, les flux d’investissement direct étranger dans les pays méditerranéens ont repris un cours ascendant ces derniers temps (Cf. Veille RI, 4 déc. 2013, "Méditerranée : des annonces d'investissement en forte hausse en 2012").

Mais les conditions de concurrence ne sont plus les mêmes qu’avant la crise financière de 2007-08 et le Printemps arabe de 2011 tandis que les entreprises françaises ont encore quelques difficultés à comprendre et saisir les nouvelles trajectoires qu’observent les pays africains et sud-méditerranéens. Tel a été le cas des obligations de partenariat local imposées, depuis plusieurs années, par les autorités algériennes avec lesquelles les entreprises chinoises ou moyen-orientales n’ont aucun problème. "Le pouvoir de marché hexagonal gagnerait en force si nous parvenions à réaliser une meilleure intégration commerciale et industrielle avec les marchés méditerranéen et africain", estime O. Passet (Xerfi).

Mais cette intégration est-elle réalisable à la seule échelle de la France ? Et si oui, le secteur productif français peut-il rattraper son retard et participer significativement à la réorganisation de la place des espaces méditerranéen et africain dans les chaînes de valeurs mondiales ? Beaucoup de questions sans réponse à ce jour… sans compter celles qui se posent aussi de l’autre côté de la Méditerranée.

 

16/12/13  International : Recommandations éthiques aux multinationales françaises

Suite à l’effondrement de l’usine textile du Rana Plaza au Bangladesh au printemps dernier qui avait fait un millier de morts, la ministre du commerce extérieur, Nicole Bricq, avait demandé au "Point de Contact National" (PCN) français de l’OCDE – structure réunissant syndicats, entreprises et administration et chargée d’enquêter en cas de non-respect des principes de l’OCDE notamment en matière de sécurité et de conditions de travail – d’auditionner les ONG, les entreprises potentiellement concernées et l’OIT afin de clarifier les responsabilités des entreprises françaises potentiellement concernées.

À l’issue de ce travail, le PCN vient de présenter ses recommandations pour améliorer la responsabilité sociale des entreprises (RSE) multinationales. Ces propositions s’articulent autour de trois priorités :

1/ renforcer la traçabilité par une cartographie de la chaîne d’approvisionnement,

2/ améliorer la transparence à travers des audits plus complets et indépendants, portant sur la sécurité - solidité des bâtiments - l’environnement - toxicité des processus industriels et des produits - mais aussi la rémunération et la démocratie  sociale à laquelle ont accès les travailleurs de la chaîne de production ;

3/ mettre en place un juste partage des responsabilités.

Selon Nicole Bricq, il y a aura un avant et un après "Rana Plaza" dans le commerce international.

 

13/12/13  Méditerranée : Lancement prochain de CoopMed

Lors du Forum de IPEMED sur les colocalisations en Méditerranée qui s'est déroulé à Paris le 5 décembre, Jean-Louis Bancel, président du Crédit Coopératif, avait annoncé qu'un fonds CoopMed serait bientôt créé avec la BEI sur le modèle de CoopEst qui avait été constitué il y a une dizaine d'année avec la BERD pour le secteur de l'économie sociale et solidaire dans les pays de l'Est

On en sait désormais un peu plus sur ce fonds. Aux côté de la BEI et du Crédit Coopératif, la Macif participera aussi à sa création qui devrait intervenir dans quelques semaines. CoopMed permettra de financer et d’accompagner les associations, coopératives, mutuelles et entreprises sociales du Sud et de l'Est de la méditerranée.

Le fonds démarrera avec une dotation de 10 millions € avec une focalisation sur le Maroc, la Tunisie, le Liban et la Turquie. Ensuite, le renforcement de ce fonds à hauteur de 20 millions € permettra d’élargir le champ d’intervention à d’autres pays méditerranéens.

 

13/12/13  MIGA/AMGI : Forte augmentation des demandes de garantie du risque politique

Selon le dernier rapport de l’agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA/AMGI), les investisseurs sont de plus en plus prudents avant d'investir dans les pays en développement, en raison des incertitudes et des turbulences économiques et politiques mondiales. Toutefois, 50 % des investisseurs sondés s’attendent à augmenter leurs investissements au cours des 12 prochains mois et même 70 % au cours des trois prochaines années.

Cette frilosité des investisseurs a été une aubaine pour les assureurs du risque politique. En effet, la demande de garantie a augmenté de 33 % en 2012  et elle sera du même niveau en 2013. Selon le vice-président du MIGA, Keiko Honda « These findings support the increased interest we are seeing in MIGA’s risk-mitigation products. We’re happy to play a role in helping investors get comfortable as they navigate today’s turbulent markets. This allows good projects to move forward that benefit lives across the globe ».

 

10/12/13  UE : La peur de l’échec, premier risque pour les entrepreneurs européens

Selon une enquête de la société de vente directe Amway menée dans 24 pays de par le monde, 73% des Européens ont peur d’un échec dans leurs activités professionnelles contre  37% seulement des Américains. Le pourcentage est également inférieur au Japon et au Mexique.

Ce sentiment de peur d’après les auteurs de l’étude aurait des origines à la fois culturelles et légales. Les sociétés européennes ont en général un sentiment négatif sur les personnes ou entreprises ayant échoué et plus particulièrement en Allemagne.

Tout cela amène la Commission européenne à prôner un changement culturel radical. C’est ainsi que Simone Baldassari, de la direction générale Entreprises et Industrie voudrait instaurer une « culture de la seconde chance », en vertu du constat de bon sens qu’un entrepreneur ayant déjà échoué est appelé à ne plus commettre les mêmes erreurs. Et pour inculquer l’esprit d’entreprendre, Baldassari va jusqu’à préconiser qu’on l’enseigne à l’école. Reste à trouver les professeurs…

Mais le cadre législatif et réglementaire en Europe est également responsable de l’inhibition des entrepreneurs ou candidats-entrepreneurs du vieux continent. Les procédures de faillite interminables et la perte des droits sociaux en cas d’échec sont de puissants facteurs inhibant l’initiative. De son côté, l’Union des travailleurs indépendants néerlandophones de Belgique (Unizo) remarque que dans ce pays, les immigrés ont souvent un esprit entrepreneurial plus poussé que les Belges dits de souche, nécessité faisant loi.

 

10/12/13  Éthiopie : Les autorités souhaitent un rating des agences de notation

L’Éthiopie, une des économies africaines au taux de croissance le plus élevés ces dernières années, essaie d’obtenir un credit rating de la part des agences de notation afin d’attirer les investissements directs  étrangers et de compenser la baisse de ses exportations. Les autorités sélectionnent, en effet, actuellement deux ou trois agences afin qu’elles procèdent à une évaluation du pays, a annoncé récemment le Ministre des finances. Selon le FMI, l’Éthiopie pourrait enregistrer une croissance de l’ordre de 7,5 % l’an prochain contre 7 % cette année. Malgré ces chiffres, l’Éthiopie soufre d’un déficit d’image voire d’une mauvaise image lié à son passé politique alors que l’Afrique de l’Est connaît une dynamique régionale forte. Par sa population, c’est aussi le deuxième pays d’Afrique, après le Nigeria.

Tout en observant une courbe ascendante, les IDE atteignent à peine un milliard de dollars ($970 millions en 2012 contre $627 millions en 2011 selon la CNUCED).

A priori, le gouvernement n’entend pas libéraliser l’accès de ceux-ci dans des secteurs comme les banques, les télécommunications et d’autres industries où la part de l’État est importante. Le pays est, par ailleurs, en cours d’accession à l’OMC.

Plus largement, ce credit rating est aussi, pour l’Éthiopie, un moyen d’accéder aux financements internationaux dont il a cruellement besoin pour le développement de ses infrastructures (Cf. Énergies vertes par exemple) notamment.

 

09/12/13  Euler Hermes : Lancement d’un nouveau produit

Dans un contexte économique mondial incertain et face à la multiplicité des risques sur les marchés domestique et export (+ 12 % de défaillance des entreprises prévues en 2014 dans la zone euros), l’assureur-crédit Euler Hermes France a lancé, dernièrement, un nouveau produit « EH Cover One » garantissant, à moyen terme, le risque d’interruption du contrat et le risque d’impayés, destinée aux opérations de vente de biens d’équipement et de services en France et à l’international. Il s’applique aux contrats de vente dont la durée peut s’étendre jusqu’à 36 mois. Il couvre le risque d’impayés à l’issue de la livraison et le risque d’interruption du contrat (insolvabilité du débiteur, suspension d’une licence d’importation ou d’exportation, insurrection, décision gouvernementale de type confiscation, annulation de transfert de fonds, etc.), que ce soit pour un acheteur public ou privé.

Ce nouveau produit, EH Cover One, «vient compléter notre palette d’outils de gestion du poste clients pour permettre aux entreprises de se développer en France et à l’international tout en préservant leur rentabilité. La principale spécificité de cette couverture est son caractère ferme, c'est-à-dire que le niveau de garantie étant maintenu durant toute la durée du contrat», annonce Maria Modroño, directeur marketing d’Euler Hermes France

Il faut rappeler que Euler Hermes est consacré, en 2013, meilleur assureur-crédit pour la deuxième année consécutive par le magazine « Global finance », mensuel destiné aux chefs d’entreprises, banquiers et investisseurs et présent dans 163 pays.

 

06/12/13 Côte d'Ivoire : Adoption d’un nouveau Code minier

La Côte d’Ivoire vient d’adopter un nouveau Code afin de relever le potentiel de l'activité minière. Cette dernière ne contribue que pour 1% au PIB du pays. Ce texte vient remplacer l’ancien code minier, en date de 1995. Il doit permettre de "garantir aux opérateurs privés une rentabilité meilleure de leur exploitation, d'assurer aux populations riveraines des retombées socio-économiques plus importantes pour faire en sorte que les établissements miniers installés là où ils sont contribuent au développement local de la région", selon Bruno Koné, ministre ivoirien de la Poste et des TIC. Ce texte prend également en compte les dimensions sociales et environnementales (RSE). La Côte d’Ivoire a, d’ailleurs, été déclarée, en mai dernier, pays conforme à l’initiative EITI relative à la transparence des industries extractives.

Cette réforme minière intervient alors que le pays enregistre une des croissances les plus élevées au monde : entre 8,5 % et 9 % en 2013 (contre 9,8 % en 2012) et 10 % en moyenne sur 2014-2015 selon les prévisions. L’exploitation actuelle du sous-sol ivoirien porte plus particulièrement sur l'or, le manganèse et le diamant, mais il existe d’autres richesses moins exploitées à l’échelle industrielle, comme le fer, le nickel, la bauxite ou encore le cuivre.

 

05/12/13  Serbie : Financement européen pour les routes 

La Banque européenne de développement (BEI), la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) ainsi que la Banque mondiale ont signé le 27 novembre trois prêts totalisant 273,8 millions € pour financer la réhabilitation et l’amélioration de la sécurité de 1100 km du réseau routier national serbe. Ce projet dont l’exécution va s’étaler sur cinq ans représente un coût total de 390 millions €. Les travaux seront menés par l’Entreprise publique des routes de Serbie. Les contributions de la BEI et de la BERD seront de 100 millions € chacune tandis que celle de la Banque mondiale se montera à 73,8 millions €. Le solde, soit 116,2 millions €, sera financé par l’État serbe.

Ce financement confirme l’engagement de la BEI dans les Balkans Occidentaux, qui se monte à 7 milliards € depuis dix ans. Rien qu’en Serbie, la BEI a financé pas moins de 4 milliards  € dont 1,5 milliard  € dans le secteur des transports. De son côté, depuis sa création en 1991, la BERD a investi 3,3 milliards € dans ce pays, dont 40 % dans le secteur des infrastructures. Quant à la Banque mondiale, elle a déboursé 2 milliards  € en Serbie depuis 2001.

Clairement, la Serbie, indépendamment de l’avancée du processus d’adhésion à l’Union européenne, bénéficie d’une rente ou d’un bonus dû à sa position géographique. Les connexions routières et ferroviaires intra-UE passent par son territoire, qu’il s’agisse de relier l’Italie à la Grèce ou à la Bulgarie…

 

05/12/13  Jordanie : La BEI toujours dans le vent

De plus en plus éolienne, la Banque européenne d’investissement (BEI) finance à tour de bras des projets dans ce secteur, au Maroc comme en Afrique du Sud ou en Egypte. Le 27 novembre, la Jordan Wind Project Company (JWPC) créée conjointement par l’Euro-Mediterranean Fund InfraMed, le groupe Masdar d’Abu Dhabi et la compagnie chypriote EP Global Energy,  a signé des accords de prêt pour un total de 220 millions  € avec une série de bailleurs de fonds  pour construire le premier projet éolien du pays : la Tafila Wind Farm d’une puissance de 117 MW.

Parmi les bailleurs figurent la Société financière internationale (SFI), la BEI, les Eksport Kredit Fonden (EKF) danois, le Fonds de l’OPEP pour le développement international (OFID), le FMO néerlandais et l’Europe Arab Bank (EAB). Équipé de 38 turbines, le nouveau parc éolien va permettre d’accroître la capacité de production électrique, alors que la demande connait une croissance exponentielle. À noter que les prêteurs ont été conseillés dans le montage du projet par les cabinets Chadbourne & Parke LLP et Khalifeh & Partners (Amman-Jordan) tandis que les sponsors privés ont bénéficié de l’expertise juridique de Nabarro LLP.

 

04/12/13  Kenya : Prochain lancement d'un emprunt obligataire de 1,5 mds $

Le gouverneur de la Banque centrale au Kenya a annoncé hier que le gouvernement de Nairobi lancera, dès janvier 2014, une campagne d’informations en Grande Bretagne et aux Etats-Unis en vue du lancement d'une obligation en devises étrangères.

Selon Njuguna Ndung’u, cité par Reuters, le montant de cet emprunt sera de 1,5 md $. Aucune information n’a encore filtré sur les taux d’intérêt ni les délais de maturité de cette émission. Cependant celle-ci devrait bénéficier de l'avis favorable sur l'économie kenyane qui vient d'être formulé par le FMI : "La situation des comptes extérieures et de la fiscalité est aujourd’hui plus solide, l’inflation a été bien contenue et la capacité de l’économie à résister aux chocs a été renforcée", a fait savoir l’institution qui a d'ailleurs annoncé le 2 décembre le versement de 110 milliards $ au profit du Kenya.

Pour ce nouvel emprunt, c’est JP Morgan qui a été désigné comme chef de file. Rappelons qu'en 2007 le Kenya avait dû reporter une tentative d’émission similaire, les investisseurs étant réticents du fait de l'instabilité politique du pays.

 

04/12/13  Kenya : Mombasa-Nairobi en train d'ici 2017

Le président kényan Uhuru Kenyatta vient de lancer la construction du chemin de fer à écartement standard de l’East African Community (EAC) qui, dans sa première phase, reliera Mombasa, sur l'océan Indien, à la capitale Nairobi, d’ici 2017.

Cette ligne ferroviaire réalisée en association avec China Road and Bridge Corporation (CRBC), représente un coût global de 10 mds €, financé partiellement par China Exim Bank.

La phase 2 du projet portera sur la construction d’une liaison ferroviaire entre Nairobi et Malaba, tandis que la phase 3, connectera Malaba à Kampala, la capitale ougandaise.

 

04/12/13  Afrique : Plus de 220 mds $ d'investissements engagés en 2012

Selon la société Deloitte, un volume global d’investissement de 222,7 mds $ pour un total de 322 méga-projets, auraient été engagés en 2012 en Afrique. Et encore, cette étude  n’a-t-elle pris en compte que les projets d’un volume d’investissement de plus de 50 mns $, déjà connus au 30 juin 2013, mais non encore en cours d'exécution.

Le secteur de l’énergie occupe la première place (36% du financement global pour 96 projets) devant celui des transports (25% du financement global pour 82 projets). 59% des projets africains ont été initiés par les gouvernements locaux, avec un surplus de 2% gérés par des partenariats public-privé. Les investisseurs privés du continent sont impliqués dans 29% de ces projets, les investisseurs européens et américains dans 17% des projets et le solde provient des pays émergents.

La Chine est en tête du financement des investissements majeurs en Afrique avec 43,6 mds $ de fonds engagés. Elle est suivie par des institutions de financement du développement (43,4 mds $), l’Europe et les Etats-Unis (36,1 mds $) et les gouvernements locaux (17,4 mds $).

Par région, l’Afrique australe, tirée par les investissements en Afrique du Sud est en tête avec un total de 124 projets pour un volume d’investissements de 81,3 mds $. Elle est suivie de l’Afrique de l’Est qui abrite 93 projets d’un volume d’investissement de 67,7 mds $.

L’Afrique de l’Ouest où on retrouve le Nigéria, la deuxième économie du continent, regroupe un total d’investissement de 49,8 mds $ pour 21% des projets. Le Maghreb est à la quatrième place avec 7% des projets d’envergures qui y sont développés pour une enveloppe de 6,7 mds $. L’Afrique centrale ne regroupe que 5% des projets d’envergure, mais avec une enveloppe non moins importante de 15,3 mds $.

Selon Deloitte, les grands projets en Afrique sont soutenus par une classe moyenne montante, qui réclame un fort développement dans les domaines du transport, de l’accès à l’énergie ainsi qu'aux télécommunications.

 

04/12/13  Méditerranée : Des annonces d'investissement en forte hausse en 2012

Après deux années particulièrement difficiles pour les pays du Sud et de l'Est de la Méditerranée, 2012 a vu le retour des investisseurs dans la région, selon le réseau euro-méditerranéen ANIMA et son observatoire MIPO.

€ 37 milliards d’IDE ont été annoncés en 2012, soit des niveaux comparables à ceux d'avant 2008. Tous les pays, à l’exception de la Syrie, enregistrent des résultats en hausse par rapport à 2011, notamment grâce à quelques spectaculaires transactions annoncées en Algérie, en Égypte et en Turquie.

Néanmoins, les transitions politiques semblent avoir conduit à une redistribution des cartes entre investisseurs. L'observatoire MIPO constate une érosion croissante des flux de capitaux européens, qui ne représentent plus, en 2012, que 26% des promesses d'investissement, tandis que les pays émergents s’intéressent davantage au potentiel de la région.

Le Golfe amorce également son retour, avec une volonté affichée de soutenir les pays en transitions et une reprise spectaculaire des grands projets immobiliers et bancaires mis en sommeil depuis 2010.

 

03/12/13  Eximbank/ FedEx : Signature d’un accord à l’export   

L’Eximbank américaine (Import Bank of The United States) et la société de transport FedEx ont signé un accord pour aider les PME et PMI américaines à atteindre les 95 % des clients de FedEx à l’étranger. Cet accord prévoit de renforcer l’accès de ces PME/PMI à davantage de produits et services de l’Eximbank. Il s’agit, entre autres, de la garantie du risque de non-paiement et l’extension des crédits acheteurs, afin d’éviter, à ces entreprises, le recours aux lettres de crédit très onéreuses et aux avances en cash.

Cet accord permet à FedEx d’avoir des ressources supplémentaires "to help their customers grow their business through exports" et à Eximbank "to help businesses increase sales, create jobs, and succeed in international markets" selon leurs présidents respectifs, Michael Ducker et Fred Hochberg.

 

02/12/13  OMC : La perspective d’un accord à Bali reste bien incertaine

Alors que la Conférence ministérielle de l’OMC va s’ouvrir, ce 3 décembre, les chances d’aboutir à un accord s’amenuisent de jour en jour.  Le 26 novembre 2013, lors de la dernière réunion du Conseil général avant Bali, le Directeur général, Roberto Azevêdo, a annoncé que les membres de l’OMC étaient très proches de textes pleinement convenus, mais qu’un accord final restait difficile à trouver.

Cela a conduit un certain nombre de pays membres, en développement et émergents pour la plupart, à adresser un message de soutien au Directeur général. De son côté, l’OMC, par la voix du président de la 9ème Conférence ministérielle, Gita Wirjawan, et des trois vice-présidents, ont vivement invité "tous les Membres de l’OMC à unir leurs efforts au cours des prochains jours pour réaliser les avancées nécessaires", en collaboration étroite avec le Directeur général de l’OMC. Mais l’issue de ces efforts reste bien incertaine, hormis l’avancée des pays les moins avancés (PMA) et les principales parties prenantes sur une partie du texte relatif à la facilitation des échanges (section II).

La Conférence de Bali est, en quelque sorte, le sommet de la dernière chance au plan multilatéral car les États ont largement privilégié, ces derniers temps, les négociations bilatérales et régionales pour aboutir à des accords de libre-échange (ALE). De surcroît, les échanges commerciaux internationaux enregistrent une forte décélération, la croissance du commerce mondial étant tombée à 2 % en 2012 (contre 5,2% en 2011) et restant atone pendant les premiers mois de 2013, selon le rapport de l’OMC.

La croissance du commerce international a ainsi été moins forte que la croissance économique mondiale (2,1 % en 2012) et il n’est pas certain que la tendance sera inversée en 2013. Mais plus largement, il est des facteurs sans précédent qui influent sur le volume et les modes d’échanges internationaux. Le monde change, insiste l’OMC. "Si notre monde a été transformé par la révolution des transports et des communications, il le sera plus encore par l’apparition de nouveautés comme l’impression en 3D et la généralisation des technologies de l’information (…) L’augmentation des revenus et des populations exercera de nouvelles pressions sur les ressources aussi bien renouvelables que non renouvelables, ce qui exigera une gestion prudente de ces ressources". C’est dire combien les événements de ces prochains jours peuvent avoir un rôle déterminant dans l’avenir des échanges internationaux. Bali vaut bien une messe…

 

02/12/13  Turquie : Europe-Ankara à grande vitesse en février 2014

La ligne à grande vitesse de 576 km entre Istanbul et Ankara (dénommée "Yüksek Hizli Tren" ou YHT) devrait être mise en service en février prochain selon le ministre des Transports turcs Binali Yildirim. Elle réduira le temps de parcours à 3 heures contre de 6 h 30 actuellement. Rappelons que cette ligne ferroviaire sera connectée au nouveau tunnel de 13 km qui franchit le détroit du Bosphore

De ce fait, elle sera reliée à l'ensemble du réseau européen.

Les locomotives ont été fournies par le constructeur espagnol Caf et la signalisation par Thales.

 

30/11/12  France : Des dispositions pour les ETI à l'international ?

À l’occasion des Assises de l’Industrie organisées par L’Usine nouvelle  sur le thème "Made in France, made in monde", la ministre du commerce extérieur, Nicole Bricq, a proposé que soit supprimée la distinction entre PME et ETI indépendantes dans les dispositifs d’appui au développement international. Ce qui est déjà le cas dans le cadre des garanties Coface doit l’être également, selon la ministre, dans le cadre d’autres soutiens, comme les VIE (Volontaires internationaux en entreprise) – avec des frais de gestion d’Ubifrance réduits – ou comme les facilités de portage et d’hébergement.

Dans un rapport qu’elle vient de rendre public sur "Positionner l’international dans le cœur de stratégie de l’entreprise", la CCI Paris Ile-de-France estime, pour sa part, que le développement international de l’entreprise dépend, avant tout, de son ambition propre et non des financements publics. Elle invite notamment à réorienter le portage dans un sens où ce serait les ETI – et non plus les grands groupes – qui seraient les nouveaux porteurs car le système est aujourd’hui trop déconnecté de la stratégie des grands groupes. Nombreuses sont les entreprises interrogées dans cette étude qui soulignent sur le fait que le portage ne fonctionne pas en l’état.

Pour en savoir plus sur ce rapport : http://www.etudes.cci-paris-idf.fr/rapport/370-positionner-international.

 

29/11/13  Venezuela : Tentative de swap avec Goldman Sachs

Le Venezuela envisage de procéder à un "swap" entre la Banque Centrale du Venezuela et Goldman Sachs International. Le plan porterait sur 1 450 000 onces d’or que le Venezuela détient à l’étranger, sur une durée de 7 ans, et permettrait à Caracas de faire face à son déficit de devises sans procéder à de nouveaux emprunts.

Ce type d'opération montre à quel point les autorités de ce pays sont inquiètes de la baisse des réserves de change, du fait du recul des exportations d'hydrocarbures, des fuites de capitaux et de la spéculation sur la monnaie nationale (cf. l'article Venezuela actuellement à la UNE de Risques Internationaux).

 

29/11/13  Zimbabwe : Adhésion à l’agence pour l’assurance du commerce en Afrique (ATIA)

Le ministre de Commerce et de l’Industrie du Zimbabwe vient de déclarer qu’il introduira en urgence une loi au Parlement permettant l’adhésion du Zimbabwe à l’Agence pour l’assurance du commerce en Afrique (ATI). Cette adhésion donne la possibilité au pays d'ouvrir des lignes de crédit et attirer les investissements étrangers dont il a grandement besoin. "It will ensure mending potential investors negative perception about our investment environment while also leading to interaction with other economies affiliated to the agency. This will ensure the opening of credit lines as well as giving assurance to credit facilitators” a déclaré le vice-ministre Chiratidzo Mabuwa lors d’un Forum qui s'est tenu tenu à Harare.

Il faut rappeler  que l’ATI est une institution financière multilatérale créée en 2001 par sept pays africains (Ouganda, Zambie, Burundi, Kenya, Malawi, Rwanda, Tanzanie) avec le soutien de la Banque mondiale. Son but est, d’une part, de garantir les crédits à l’export, les risques politiques, les investissements et autres produits et, d’autre part, d'encourager les échanges commerciaux interafricains.

Depuis son lancement, il y a dix ans, l’ATI a garanti des opérations de commerce et d’investissement à hauteur de $ 2,5 mds et compte trois nouveaux membres (Benin, Madagascar et RDC), ainsi que plusieurs institutions régionales (BAD, African Réinsurance Corporation, COMESA, PTA Bank, PTA Réinsurance) et  agences d’assurance-crédit ( Atradius, SACE).

 

 28/11/13  Maroc : Nouvel emprunt à l'international ?

Selon l'agence Reuters, qui cite une source proche du dossier, le Maroc se préparerait à lancer un nouvel emprunt obligataire en euros. BNP Paribas, Commerzbank et Natixis auraient été approchées pour conduire cette opération. Rappelons que le royaume chérifien avait déjà émis un emprunt obligataire de $ 750 mns en mai. Ce retour du Maroc sur le marché des capitaux s'explique par la croissance de ses dépenses budgétaires. Le pays pourrait avoir besoin de $ 1,5 md l'année prochaine pour couvrir une partie de son déficit.

 

28/11/13  CNUCED : Un rapport alarmiste sur le chômage des jeunes dans les pays les moins avancés

Dans son nouveau rapport sur les pays les moins avancés, la Cnuced (Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement) met en garde les PMA contre l'instabilité sociale et politique qui pourrait découler de la hausse du chômage dans la jeunesse. Le nombre de jeunes en âge de travailler augmente de 16 millions d'individus par an dans les 49 pays les plus pauvres de la planète et progressera, jusqu’en 2050, d'au moins un demi-million par an dans 11 d'entre eux.

A titre d'exemples, au Niger, le nombre de nouveaux arrivants sur le marché du travail, qui était de 224 000 en 2005, devrait quintupler et atteindre 1,4 million de jeunes par an en 2050.

En Éthiopie, on dénombrait 1,4 million de nouveaux arrivants en 2005, ils devraient être 2,7 millions en 2030 et 3,2 millions en 2050.

La Cnuced encourage les 49 PMA à accroître leur PIB en prenant des mesures axées sur la création d'emplois et sur l'investissement.

 

28/11/13  Nigeria : Enquête sur la corruption au sein de la NNPC

La chambre des représentants du Nigeria a approuvé l'ouverture d'une enquête sur la compagnie pétrolière étatique NNPC (Nigerian National Petroleum Corporation) incapable de justifier l'absence de $ 13 mds provenant de la vente de pétrole depuis le début de cette année. La chambre basse du parlement nigérian a adopté, à cet effet, une motion du député Haruna Manu, exigeant que soient rendus publics le volume et la valeur du pétrole commercialisés durant les huit premiers mois de 2013.

Selon un rapport parlementaire d'avril 2012, le Nigeria aurait aussi perdu $ 6,8 mds, du fait de la corruption, dans son programme de subvention du secteur pétrolier, depuis 2009.

 

  26/11/13  Asie : Diplomatie économique européenne en Asie du Sud-Est

Il n’y pas que les pays membres de l’UE qui emmènent des délégations d’entreprises à l’étranger au nom de la diplomatie économique. Le vice-président de la Commission européenne, Antonio Tajani, vient de conduire une mission économique ("Mission for Growth") dans plusieurs pays d’Asie du Sud-Est (Vietnam, Birmanie, Thaïlande). Cette mission vise à aider les entreprises de type PME à s’internationaliser. Si le Vietnam et la Thaïlande sont deux pays membres de l’Asean qui bénéficient d’une dynamique régionale forte, on s’interroge, au demeurant, sur la pertinence d’emmener des PME en Birmanie où les écueils à éviter sont considérables, même à l’heure de l’ouverture économique et de la libéralisation des règles d’investissement étranger.

Dans le même temps, on notera que plusieurs Chambres de commerce européennes (Britcham, Cambra de Commerç de Barcelona, EKONID, EuroCham Indonesia, EuroChambres, IFCCI et INA) viennent de créer, en Indonésie, un nouveau réseau d’affaires UE – Indonésie (EU Indonesia Business Network ou EIBN) afin d’aider les entreprises européennes à bénéficier du marché asiatique à la croissance la plus élevée après la Chine. "Le lancement du réseau EIBN est un signe que le monde européen des affaires s’éveille à la nouvelle réalité d’une région où les Chambres de commerce de chacun des États membres ont tendance à se faire concurrence, au lieu de coopérer", souligne de son côté Europolitique. Les PME européennes seront le principal groupe cible de ce nouveau réseau.

Dans les deux cas, les initiatives sont pertinentes mais on ne peut s’empêcher de s’interroger sur la nécessaire coordination des dispositifs. De même, quel est le sens d’une diplomatie économique européenne non articulée avec celle des États membres ?

 

25/11/13 Inde : Accord avec l’UE sur la concurrence

Le vice-président de la Commission européenne, Joachim Almunia, a signé, le 21 novembre, avec le président de la Commission indienne de la concurrence, Ashok Chawla, un protocole d’accord pour renforcer la coopération dans le domaine du droit de la concurrence entre les deux pays.

Ce protocole doit leur permettre, d’une part, d’échanger des informations non confidentielles sur la législation, l’application et les initiatives multilatérales en matière de concurrence, de participer à des discussions sur la législation de la concurrence et, d’autre part, d’engager une coopération technique en matière de législation et d’application de la concurrence.

Selon Joaquin Almunia, également Commissaire européen à la concurrence, le protocole d’accord "donnera un nouvel élan à notre coopération avec l’Inde dans l’application de nos lois respectives sur la concurrence". Cet accord salutaire intervient alors que les négociations pour un accord de libre-échange entre l’Inde et l’UE ont, au contraire, été suspendues faute d’accord sur un certain nombre de dossiers litigieux.

 

21/11/13  Chine : Ouverture des négociations avec l’UE pour un accord d’investissement

Les négociations pour un accord d’investissement entre l’UE et la Chine démarrent ce 21 novembre à l’occasion du Sommet annuel entre les deux parties. Il résulte d’une volonté forte du Commissaire européen au commerce, Karel de Gucht, qui a eu quelques difficultés à convaincre les pays membres de l’UE voire la Chine qui souhaitait notamment que la négociation comprenne également l’accès au marché des biens et services. C’est le premier accord d’envergure que Bruxelles va négocier sur l’investissement depuis qu’elle a la compétence exclusive pour négocier au nom des pays membres. L’objectif de cet accord est surtout d’élargir les possibilités d’investissement en Chine pour les entreprises européennes  alors qu’elles y dénoncent nombre d’obstacles à l’entrée et dans le traitement. Le démarrage des négociations intervient quelques jours après le Plénum du Comité central du PCC, celui-là même qui a notamment préconisé une levée des obstacles à l’investissement dont on ne sait, à ce jour, si elle ira au-delà de la zone de libre-échange qui doit être créée à Shanghai. Selon le Commissaire européen, le nouveau traité "va offrir une protection aux investissements actuels et futurs et créer deux nouveaux accès aux marchés des deux parties". Il entend aller au-delà d’une simple européanisation des accords bilatéraux d’investissement précédemment conclus par chacun des États membres avec la Chine. Le Conseil économique et social européen vient, pour sa part, appelé à ce que l’accord prenne dument compte de l’impact potentiel des opérations d’investissement sur la protection de l’environnement et les droits sociaux.

On apprend, dans le même temps, que le déficit commercial de l’Europe avec la Chine s’est réduit, passant de € 171 milliards en 2008 à € 147 milliards, selon les derniers chiffres de la Commission européenne. On ne saurait y voir le seul effet de la récession européenne. Il y a peut-être là, comme le soulignent plusieurs économistes, un rééquilibrage des global imbalances qui ont marqué les relations commerciales et financières de ces dernières années entre les pays occidentaux et les pays émergents, plus particulièrement asiatiques. De fait, plusieurs déficits commerciaux se sont récemment transformés en excédents pour l’Europe (Corée du Sud, Japon, etc.). À suivre…

 

21/11/13  Maroc : L’UE va financer trois centrales éoliennes

La Banque européenne d’investissement (BEI) envisage de financer la construction de trois éoliennes à Midelt, dans les montagnes de l’Atlas (150 MW), une autre près de Tanger (100 MW) et une troisième à Essaouira, à 360 km au sud de Casablanca, sur la côte atlantique. Un prêt sera accordé à cet effet à l’Office national de l’Électricité (ONEE) paraétatique, né de la fusion en 2012 de l’Office national d’Électricité (ONE) et de l’Office national de l’Eau potable (ONEP), afin de contribuer au financement de ce projet dont le coût total est estimé à 704 millions d’euros.  

La banque n’a toutefois pas dévoilé combien elle comptait allouer à ce projet qui fait partie de la seconde phase du Programme éolien intégré du Maroc qui va consister en un accroissement additionnel de capacité de 850 MW. La Kredit Anstalt für Wiederaufbau (KfW) allemande a déjà annoncé qu’elle comptait consentir un prêt de 100 million à cet effet pour la construction des centrales d’Essaouira et de Tanger II.  De son côté, la Banque africaine de développement (BAD) a également manifesté son intention de financer la centrale de Tanger.

L’une des raisons de l’intérêt de la BEI pour le projet est parce qu’il correspond à son mandat consistant à promouvoir la génération d’énergie renouvelable et propre, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Union et notamment dans les États voisins comme le Maroc, de le même manière que son intention annoncée récemment de financer à hauteur de 250 millions d’euros, la centrale solaire à concentration de Ouarzazate (200 MW). La BEI considère également comme un élément positif le fait que le projet des trois centrales qu’elle s’apprête à financer, satisfait les objectifs du gouvernement d’accroître la participation du secteur privé dans la production d’énergie, à travers des partenariats public-privé entre le ONEE et les partenaires qui seront choisis par appels d’offre.  De plus, les trois sites en questions offrent des vitesses de 8 mètres/seconde qui représente un potentiel éolien exceptionnel, selon l’ONEE.

Le Programme éolien marocain a été decide en 2010. Il implique la construction avant 2020 de 1720 MW de capacité de génération éolienne en sus des 280 MW déjà installés à l’époque. Son coût total est estimé à a approximativement 3,5 milliards de dollars. L’objectif est de créer une capacité renouvelable équivalent à 43% du mix énergétique en 2020, dont 14% d’origine éolienne. Selon l’ONEE, une fois le programme sera achevé, il permettra de réduire la consommation de carburant fossile de 1,5 millions de tonnes/an d’équivalent-pétrole et celle des émissions  de CO2 de 5,6 millions de tonnes/an.

Parmi les autres projets en chantier dans le Programme éolien marocain, figure celui de la centrale de Tarfaya (300 MW) dans le Sud du Maroc, qui sera l’un des plus vastes d’Afrique, avec celui de la centrale de Gulf al Zayt (200 MW), en Égypte, sur la Mer Rouge. Au cours du premier semestre 2013, GDF Suez a annoncé son intention de développer le projet de Tarfaya avec la compagnie énergétique marocaine, Nareva Holding, filiale de l’Omnium Nord-Africain (ONA) qui compte des participations de la famille royale, selon un mode BOOT (build, own, operate and transfer). Son coût total est de 450 millions d’euros. Il sera financé à 80% par trois banques nationales (Attijariwafa Bank, Banque Centrale Populaire et Banque Marocaine du Commerce Extérieur), tandis que les 90 m. d’euros restants proviendront des ressources propres de GDF Suez et de Nareva.

Enfin, la compagnie française Theolia, spécialisée dans la construction de centrales éoliennes est en train de construire la première phase (100 MW) de la centrale de Koudia al Baïdia (300 MW), située à Tétouan, qui sera également financée en partie par la BAD.

 

21/11/13  Chine-Serbie : Investissement chinois dans le secteur serbe de la production électrique

La Chine souhaite développer sa présence en Europe centrale et orientale. Elle n'hésite pas, dans cet objectif, à mettre à contribution ses très importantes réserves de devises. C'est ainsi que Belgrade et Pékin viennent de signer un accord sur la construction d'une nouvelle unité de production d'électricité dans une centrale thermique serbe. L'extension d'une mine de lignite est également prévue. L'investissement chinois est estimé à € 530 millions au total.

 

21/11/13  Algérie : Alstom dans le tramway de Sétif

Le contrat de réalisation du tramway de Sétif (qui dépend de EMA, "Entreprise du Métro d'Alger") devrait être confié à un consortium regroupant Alstom et l’entreprise turque du BTP Yapi Merkezi. Il se chiffre à quelque € 380 mns. La première phase comprendra deux lignes partant du centre-ville, l’une vers l’est de l’agglomération (15,5 km), l’autre vers le sud (7,2 km). La mise en service est prévue pour la mi-2017, pourvu que le contrat soit validé par la Commission nationale des marchés publics.

 

20/11/13  Maroc-UE : Signature à Bruxelles du nouveau protocole de pêche 

Le nouveau protocole de pêche entre le Maroc et l’Union Européenne (UE) a été signé lundi à Bruxelles. Paraphé en juillet dernier, il entrera en vigueur dès son approbation par les parlements marocain et européen. Il sera soumis le 27 novembre à la commission de la pêche du parlement européen à Bruxelles, puis en séance plénière en décembre prochain à Strasbourg.

 

20/11/13  Inde : Une banque pour les femmes vient d'ouvrir ses portes

Le premier ministre indien Manmohan Singh a inauguré la première banque publique destinée aux femmes, hier, à Bombay. La Mahila Bank Bharatiya (Banque indienne des femmes) dispose déjà de sept agences. D'ici 2017, elle compte en ouvrir 500. Elle emploie uniquement des femmes et accordera prioritairement des prêts aux femmes. ''Les femmes font face à des discriminations et des difficultés à la maison, à l'école, au travail et dans les lieux publics'', a déploré le premier ministre indien lors de la cérémonie d'ouverture. Pour lui, la création de cette institution bancaire est un ''petit pas'' pour améliorer l'indépendance des femmes et leur assurer davantage de sécurité.

Les hommes peuvent aussi disposer d'un compte dans la nouvelle banque, a indiqué sa présidente, Usha Ananthasubramanian, qui reconnait toutefois que son objectif est de vulgariser les services bancaires auprès des femmes, y compris dans les villages. Selon une étude de la Banque mondiale, seules 26 % des femmes indiennes disposent d'un compte en banque contre 46 % des hommes.

 

19/11/13  Bangladesh : Initiative de l'OIT pour de meilleures conditions de travail dans le textile

Le gouvernement du Bangladesh et l’Organisation internationale du travail (OIT) ont lancé une initiative qui est aussi soutenue par les Pays-Bas et destinée à améliorer les conditions de travail dans l’industrie textile au Bangladesh. Ce programme doit durer trois ans et demi. Il entend réduire au minimum les menaces d’incendie et d’effondrement dans les usines de vêtements, et de veiller au respect des droits et de la sécurité des travailleurs.

Ce programme sera développé en collaboration avec le gouvernement, les employeurs et les représentants des travailleurs du Bangladesh, en  réponse à un nombre d’accidents de travail dans le secteur, y compris l’effondrement du bâtiment Rana Plaza en avril 2013. L’ambition de la ministre néerlandaise de la Coopération au développement et du commerce extérieur, Lilianne Ploumen, est qu’il permette à des millions de travailleurs de "mener une vie saine et décente".

Ce programme complète d'autres initiatives telles que le "pacte sur la durabilité au Bangladesh" adopté par l'UE, le gouvernement du Bangladesh et les Etats-Unis ainsi que l'Accord sur l'incendie et la sécurité des bâtiments au Bangladesh réunissant les syndicats mondiaux, les fabricants, les distributeurs et Alliance mondiale pour la sécurité des travailleurs au Bangladesh qui réunit des distributeurs nord-américains et des fabricants.

 

18/11/13  Pays Émergents : Nouvelles mesures restrictives à l'accueil des investissements

Le Secrétariat de la CNUCED vient de publier le bilan des mesures – restrictives ou facilitantes – prises par les États en matière d’accueil des investissements. Dans son dernier "Investment Policy Monitor", la CNUCED établit, en effet, que de janvier à octobre 2013, la part des mesures restrictives à l’investissement a continué d’augmenter, atteignant aujourd’hui 32 % (contre 6 % en 2000) même si les mesures nationales de facilitation et de promotion de l’investissement demeurent évidemment prédominantes (68 % contre 94 % en 2000).

Au total, 25 pays – occidentaux et émergents – ont pris 35 mesures en lien avec l’investissement : 16 mesures sont relatives à la phase d’entrée de l’investissement ; six mesures sont relatives au traitement opérationnel de l’investissement et 13 mesures sont liées aux procédures de facilitation ou de promotion de l’investissement.

Parmi les pays qui ont pris des mesures restrictives en 2013, la CNUCED cite notamment :

- la Bolivie qui a renforcé le contrôle de l’État sur l’établissement des taux d’intérêt par les banques commerciales,

- l’Équateur qui a adopté une loi disposant que 66 % des fréquences de radio doivent être dans les mains des médias privés ou publics (33 % chacun), les 34 % restants pouvant être détenus par les médias communautaires, entraînant un recul pour le secteur privé lequel contrôle actuellement 85,5% des fréquences radio,

- l’Inde a entrepris de redéfinir la notion de contrôle afin d’empêcher les investisseurs étrangers de contrôler, de manière indirecte, des compagnies ou encore,

- le Ghana qui a fait passer le capital minimum d’investissement initial pour une entreprise étrangère de 300 000 à $1 million et qui exige, désormais, des entreprises étrangères en partenariat avec des entreprises locales de prendre une participation d’au moins 30 % de la joint venture.

 

15/11/13  Pérou : Examen positif de la politique commerciale péruvienne par l'OMC

L’OMC vient de rendre son rapport sur la politique commerciale du Pérou. Elle souligne que l'économie péruvienne a enregistré de bons résultats, avec un taux de croissance annuel moyen du PIB de presque 7 %, malgré la dégradation de l'environnement économique international. Les investissements directs étrangers (IDE) entrants au Pérou ont augmenté, durant ces dernières années, grâce à l’évolution favorable de l’économie. Toutefois, le manque d'infrastructures adaptées est un obstacle, souligne l’OMC.

Au plan juridique, les investisseurs étrangers bénéficient généralement du même traitement que celui réservé aux investisseurs nationaux, exception faite des services maritimes, des transports aériens et des services de radiodiffusion où l'investissement étranger est soumis à des restrictions.

L’heure est à l’incitation des partenariats public-privé (PPP) en matière d'investissement dans des secteurs tels que les transports, l'énergie et dans d'autres secteurs à forte intensité de technologie "afin de résoudre les problèmes d'infrastructure, d'accroître la compétitivité et de favoriser la croissance".

On notera que l’UE et le Pérou ont signé, en 2012, un accord commercial ambitieux et complet. Les deux parties ont pris les mesures nécessaires pour sa ratification et appliquent déjà l’accord, à titre bilatéral, depuis début mars 2013.

 

15/11/13  Myanmar/Birmanie : Manne financière européenne

Comme il fallait s’y attendre, après la visite à Bruxelles et Strasbourg de l’icône de la résistance à la dictature Aung San Suu Kyi, la manne européenne tombe sur le Myanmar. En visite, à son tour, dans ce pays, le Commissaire européen au Développement, Andris Piebalgs a annoncé, le 14 novembre, que l’aide européenne pourrait croître jusqu’à atteindre le niveau de 90 mns € par an durant la période 2014-2020, soit 630 mns pour toute la période, sous réserve du feu vert du parlement européen et des 28 États membres de l’UE. Ce chiffre est à comparer avec les 300 mns € décaissés par la Commission européenne de 1996 à nos jours, correspondant à 17,6 mns € par an en moyenne. Le niveau de cette aide est très important pour un pays qui n’appartient pas à la sphère des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) bénéficiaires prioritaires de l’aide européenne. Seuls les grands pays d’Afrique sub-saharienne comme l’Éthiopie, le Congo-Kinshasa ou le Nigeria obtiendront des dons supérieurs.

Au cours de sa visite, Andris Piebalgs et le ministre de la planification birman Kan Zaw ont défini ensemble les priorités de l’enveloppe de coopération qui sera consacrée au développement rural, à l’éducation, à la bonne gestion des affaires publiques et au soutien des actions de paix. Le commissaire a participé, également - avec le ministre de la planification, Aung San Suu Kyi, des personnalités de la société civile et des représentants du secteur privés - à un forum sur la définition d’une réponse coordonnée de l’UE et de ses États membres aux besoins du Myanmar, au cours des années à venir. Le Commissaire a aussi participé au lancement officiel d’un programme visant à encourager la production de vêtements dans des conditions de transparence, de responsabilité et de respect de l’environnement par des PME locales.

 

15/11/13  Maroc : Risque de désindustrialisation selon la CGEM

Meriem Bensalah, présidente de la centrale patronale marocaine CGEM, s'inquiète du recul de l'industrie au Maroc. Selon elle, "Depuis 2009, l’industrie perd 25000 emplois par an. Enfin, l'industrie contribue aujourd’hui à moins de 15% du PIB alors que sa part était de 17% en 2005". La patronne des patrons a récemment invité le ministre de l’industrie, Moulay Hafid Elalamy à fournir des explications sur la politique industrielle du gouvernement d’Abdelilah Benkirane, au siège de la CGEM. Meriem Bensalah a rappelé, à cette occasion, qu'il était inquiétant "de voir cette dégradation du secteur de l’industrie, qui fournit 2,2 millions de postes de travail, soit 21% des emplois du pays".

 

15/11/13  France/Gareat : Baisse des primes d'assurances contre le terrorisme

Le Gareat (groupement d’intérêt économique fondé en 2002 pour la Gestion de l’assurance et de la réassurance des risques attentas et actes de terrorisme) vient de décider de baisser sa prime d’assurance contre le terrorisme. Cette baisse qui entrera en vigueur dès janvier 2014 est le résultat de plusieurs mois de négociation. Concrètement, les entreprises vont pouvoir débourser un peu moins pour leur couverture obligatoire contre le terrorisme, ou choisir de calibrer leur prime en fonction de leur choix du risque à assurer.

Actuellement, la garantie contre le terrorisme est obligatoire en contrepartie d’une surprime calculée forfaitairement par rapport à la prime "dommage" payée par une entreprise pour couvrir ses actifs. Il existe deux options : la première option dite de "luxe" permet de couvrir la totalité des actifs contre une surprime représentant 18 % de la prime dommage acquittée auprès de l’assureur ; la seconde option dite "au rabais" ne couvre que 20 % des actifs contre une surprime de 14,4 % de la prime dommage.

A partir de janvier 2014, si l’option de luxe reste inchangée, la surprime de l’option au rabais sera ramenée à 12,6 %. Par ailleurs, toutes les options intermédiaires sont désormais ouvertes : l’entreprise peut librement choisir de couvrir entre 20 % et 100 % de ses actifs contre le terrorisme et paiera la surprime selon l’option choisie. "L'AMRAE [Association pour le management des risques et des Assurances de l’entreprise] et les entreprises françaises attendaient depuis longtemps une nouvelle grille tarifaire. Le Gareat a compris les positions techniques et politiques que nos adhérents soutenaient. La proposition tarifaire constitue un progrès notable qui permettra d'améliorer dès 2014 le compte de résultat des entreprises sans altérer leurs garanties", a indiqué Gilbert Canameras, président de l’AMRAE.

 

14/11/13  Maroc-Inde : Tata Motors quitte l’Espagne pour s’installer au Maroc

L'indien Tata Motors a pris la décision d'arrêter ses activités de montage d'autobus et d'autocar dans son usine Tata Hispano Motors Carrocera, implantée à Saragosse. Mais parallèlement, Tata Motors aurait décidé de lancer une opération de rachat interne pour acquérir directement la filiale marocaine de sa filiale espagnole, Hispano Maroc. "Dans le cadre de la fermeture de Tata Hispano Motors en Espagne, Tata Motors va acheter la société marocaine Hispano Maroc à la société espagnole" a déclaré, sans plus de détails, un porte-parole de la holding indienne.

Tata Motors a, par contre, expliqué que son retrait d'Espagne est dû au ralentissement de l’activité en Europe, ainsi qu’au climat d’investissement fortement dégradé en Espagne du fait de la crise.

 

14/11/13  Asie : Vent de libéralisme unilatéral en Inde Chine et Indonésie

Alors que ces dernières années ont été marquées par un regain de protectionnisme que les Etats justifiaient par la crise, trois grands émergents viennent de décider ou sont sur le point de libéraliser l’accès des investisseurs – étrangers parfois – dans un certain nombre de secteurs majeurs.

C’est le cas de l’Inde dont la Banque centrale vient de publier une Directive dans laquelle elle autorise une banque étrangère à contrôler un établissement indien sous réserve d’adopter le statut de filiale. Attendue depuis longtemps, cette ouverture n’en est pas moins significative compte tenu du climat pré-électoral en Inde qui n’incite pas à des mesures de libéralisation à l’égard des entreprises étrangères. Certes, elle est assortie d’un nombre important contraintes, mais elle peut représenter une opportunité pour certains opérateurs bancaires.

En Chine, la décision ne concerne pas les entreprises étrangères mais est de portée suffisamment importante pour qu’on la signale ici puisqu’il s’agit de l’ouverture de groupes publics au secteur privé. C’est ce qu’à décidé le 3ème plénum du Comité central du PCC sur une perspective de dix ans. Le plénum aurait également décidé la libéralisation progressive du régime des changes ainsi que la dérégulation des marchés financiers.

Enfin, l’Indonésie vient d’annoncer, par la voie de Mahendra Siregar, président de l’Investment Coordinating Board, qu’elle autorisera les investissements étrangers dans les ports et aéroports ainsi que les services aéroportuaires (à hauteur de 100 %) de manière à revivifier l’économie qui connaît un rythme de croissance plus faible avec la récession mondiale et une baisse des flux de capitaux entrants dans le pays avec la dépréciation de la roupie indonésienne. La perspective d’élections en 2014 ne serait pas étrangère à cette ouverture étant donné que les autorités peinent à combler le déficit du pays en termes d’infrastructures.

 

14/11/13  Méditerranée : Faible écho à l’appel de Barcelone des patronats des 5 + 5

Fin octobre, s’est tenu le premier Forum économique de la Méditerranée occidentale, au siège de l'Union pour la Méditerranée (UPM) à Barcelone. Celui-ci fait suite au Sommet des Chefs d'État dans le cadre du Dialogue 5+5. À cette occasion, les patronats des dix pays membres ont signé l'appel de Barcelone, qui encourage les gouvernements à mettre en œuvre et élargir l’accord d'Agadir (entre quatre pays sud-méditerranéens). Ils recommandent aussi la concrétisation des accords de libre-échange complets et approfondis (en anglais, Deep and Comprehensive Free Trade Agreement - DFCTA) avec l'Union européenne. A travers ces deux premières étapes, on s’orienterait, enfin, vers une zone euro-méditerranéenne compétitive, face à la concurrence internationale. En France, Medef et Medef International se sont réjouis de voir "l'aspect économique comme axe de développement à part entière dans la Méditerranée" être, désormais intégré, dans les discussions du Dialogue 5+5.

Pourtant, force est de constater que, depuis lors, rien de bien concret ne se passe du côté des politiques. Euler Hermes titrait récemment son bulletin économique sur le thème de la Méditerranée par "Une mer d’opportunités malgré les vagues", estimant que l’on est en période de marée haute alors que le développement des entreprises requiert un environnement politique stable et un environnement des affaires favorable.

La Commission des affaires européennes du Sénat français vient, cependant, pour sa part, de rendre une résolution sur la politique européenne en Méditerranée dans lequel elle constate que la politique méditerranéenne de l'UE ne peut se limiter à la promotion des accords de libre-échange complets et approfondis et des partenariats pour la mobilité bilatéraux.

 

13/11/13  UE-Maroc : Nouveaux financements dans le cadre de l'accord d'association

La Commission européenne a annoncé hier l’adoption de la deuxième partie de son programme d'action 2013 en faveur du Maroc, un programme d'un montant total de € 167 mns. L'objectif est d'accélérer la stratégie d’arrimage du Maroc à l’Union européenne dans la foulée de la reconnaissance, en 2008, du "statut avancé" du partenariat entre le Maroc et l’UE.

Le programme d’action 2013 propose, notamment, de poursuivre l’appui de l’UE à la stratégie éducative marocaine lancée en 2008. Un financement d’un montant de € 90 millions environ accompagne les efforts mis en œuvre par les autorités marocaines pour garantir un accès équitable à un système d’éducation de base de qualité.

Par ailleurs, la décision du Maroc de se doter d’un "Plan national de convergence réglementaire" permettra d'assurer la bonne marche du processus de rapprochement avec l'UE et d'identifier  les besoins en appui technique que l’UE se propose de mettre à la disposition du Maroc

 

12/11/13  Angola : Le développement gazier prend du retard

S’exprimant le 29 octobre lors du premier Forum de l’industrie de l’Angola, qui s’est tenu au centre de conférences de Talatona, à Luanda, Paulo Fernandes, responsable de la direction de la production de Sonangol, a indiqué que l’usine de GNL de Soyo d’une capacité annuelle de 5,2 millions de tonnes, ne tournera à pleine capacité "probablement" qu’à la fin 2014.

Actuellement, l’usine ne fonctionne qu’au cinquième de sa capacité. Des problèmes ont surgi au démarrage du projet, retardant la première livraison à destination du Brésil, en juin. Il y eu, ensuite, en juillet, un accident sur une plate-forme de Chevron. Depuis lors, quatre autres livraisons ont pu avoir lieu, mais il a fallu suspendre les opérations pour cause de maintenance et elles ne reprendront qu’en décembre.

Pour le moment, seuls le bloc 17, opéré par Total, détenteur d’une participation de 13,6% dans ce projet lancé en 2007 et le bloc 31, opéré par BP (13,6% également) fournissent du gaz à l’usine de traitement de Soyo. Les autres partenaires du projet Angola LNG (qui représente un investissement total de 10 mds $ et une durée de vie minimale de 30 ans) sont Chevron (36,4%), Sonangol (22,8%) et ENI (13,6%). Alors que, selon les prévisions initiales, le principal marché d’exportation était celui des États-Unis, les découvertes faites dans ce pays ont contraint l’Angola à réorienter ses ventes au marché asiatique.

Au début novembre, on apprenait que l’interruption des fournitures de gaz angolais destinées au Japon a fait grimper les prix du GNL de17,15 à 17,50 $ par million d’unités thermiques britanniques (mmBtu) sur les marchés asiatiques. La prochaine maintenance de l’usine de Soyo est prévue pour juillet 2014. Ce projet va en tout cas permettre à l’Angola de rejoindre dans le "Gas Exporting Countries Forum" les cinq autres producteurs africains (Algérie, Egypte, Guinée Equatoriale, Libye et Nigeria).

 

08/11/13  Arabie saoudite : La poursuite d'importants investissements de transport

Selon la banque d’investissement koweïtienne Markaz, l’Arabie saoudite aurait investi $ 17 mds dans ses infrastructures de transport en 2013, soit une augmentation de 16 % par rapport à 2012. Une grande part de ces financements est affectée au développement du réseau ferré. Celui-ci relie désormais le port de Damman à la capitale Riyad. Une voie unique de 556 km est consacrée au transport de marchandises, tandis qu’une autre, de 449 km, est dédiée aux voyageurs.

De nombreux autres projets ont été planifiés. Notamment, la construction d’une ligne à grande vitesse entre La Mecque et Médine, via Djedda. De même, le Saudi Landbrige Project, un projet de ligne à voie unique de 950 km entre Riyad et Djedda qui devrait surtout être consacrée au fret.

Entre 2007 et 2013, les autorités saoudiennes ont investi près de $ 8 mds dans les infrastructures ferroviaires.

 

08/11/13  Sri Lanka : Développement du ferroviaire sur financement chinois

La nouvelle ligne de 115 km qui doit relier Matara à Kekanadura, Babarenda, Wavurukannala et Beliatta, au Sud du pays, est financée par un prêt de la Banque d’import-export de Chine de $ 272 mns. De ce fait, la conception et la construction ont été attribuées à des entreprises chinoises, en premier lieu la China National Machinery Import & Export Corp. La mise en service définitive est prévue pour 2016, mais un premier tronçon de 26,8 km a été inauguré fin octobre.

 

08/11/13  Chili : Nouveau contrat pour Vinci à Santiago

Un contrat de € 150 mns portant sur la construction et la maintenance (pendant 20 ans) des voies ferrées et caténaires de deux lignes du métro de Santiago a été annoncé fin octobre. La filiale ETF de Vinci - qui a déjà réalisé plus du tiers des lignes du métro de Santiago - va donc réaliser les infrastructures ferroviaires des lignes 3 et 6, soit 75 kilomètres de voies ferrées électrifiées ainsi que 15 km de voies destinées à deux dépôts. La mise en service de la ligne 6 est prévue pour février 2017 et celle de la ligne 3 pour juin 2018.

 

07/11/13  Grande Bretagne : Lancement d’un indice islamique et des obligations Sukuk à la bourse de Londres

Le marché londonien reste un précurseur dans le domaine de la finance islamique. Le premier ministre, David Cameron a annoncé, en personne, la création d’un nouvel indice islamique à la bourse de Londres lors du 9ème forum économique du monde musulman organisé, la semaine dernière, pour la première fois en dehors d’un pays musulman.

Ce nouvel indice réunira les entreprises répondant aux principes d’investissement traditionnels de l’Islam. La bourse de Londres est aussi en train de préparer une obligation "Sukuk" (interdiction de la facturation ou le paiement d’intérêts) pour la lancer dans les meilleurs délais.

Il semblerait que le gouvernement britannique soit décidé d’aller plus loin en matière de finance islamique comme l’a déclaré David Cameron : « Depuis des années, des gens évoquent la création de Sukuk hors du monde musulman. Mais cela ne s’est jamais fait. Changer cela est question de pragmatisme et de volonté politique. Et ici en Grande Bretagne nous avons les deux. Le Trésors est actuellement en train de plancher sur le lancement des premières obligations islamiques pour un montant de 234 millions d’euros ».

Il faut rappeler que les investissements islamiques au niveau mondial devraient s’élever l’année prochaine à $ 2091 mds, soit une progression de 150 % depuis 2006.

 

07/11/13  Birmanie : Un climat d’investissement en cours d’amélioration

Les autorités birmanes élaborent actuellement un ensemble de lois et de réglementations visant à créer un environnement favorable à l’investissement et au business. La loi sur l’investissement (« Myanmar citizen investment law and foreign investment law ») a été amendée la semaine dernière. D’autres réglementations sont donc à venir de manière à rendre l’environnement des affaires plus transparent et prévisible, s’agissant des zones économiques spéciales (ZES) plus particulièrement car les dispositions édictées en 2011 en ce sens, notamment pour la région de Dawei, se révèlent non attractives.

Une grande partie de la nouvelle loi sur les ZES a été approuvée par le parlement et devrait donc être édictée prochainement. Dans ces zones, il est prévu que l’investissement pourra obtenir une licence d’investissement directement auprès d’un guichet unique prévu dans chaque ZES alors qu’une telle licence doit être requise auprès de la Myanmar Investment Commission s’agissant des investissements hors ZES.

On notera que la Birmanie se range au 182ème rang dans le dernier classement Doing Business de la Banque mondiale (sans changement par rapport à l’année précédente).

 

07/11/13  Indonésie : Ralentissement modéré de la croissance

Ce pays qui avait jusque-là été épargné par le ralentissement mondial, vient d'annoncer que la croissance de son PIB est actuellement la plus basse depuis quatre ans environ. Elle n'en a pas moins progressé de 5,62 % au troisième trimestre.

 

06/11/13  Inde : Redressement spectaculaire

Comme on pouvait s'y attendre, l'Inde n'a pas tardé à déjouer les pronostics pessimistes de cet été, grâce, pour une bonne part, à l''arrivée à la tête de la Banque centrale indienne (RBI) de Raghuram Rajan, ancien économiste en chef du Fonds monétaire international (FMI).

Fin octobre, la Banque centrale indienne a relevé son principal taux d'intérêt pour le deuxième mois d'affilée, à 7,75 %, afin d'endiguer l'inflation qui avait dépassé, depuis quatre mois, le taux cible de 5 % fixé par la RBI. La roupie a commencé à se stabiliser, reprenant plus de 10% face au dollar après sa plongée du mois d'août. Quant à la Bourse de Bombay, elle a atteint de nouveaux records ces dernières semaines, du fait, notamment, du retour massif des capitaux étrangers encouragés par le maintien de la politique monétaire des Etats-Unis.

Comme d'autres économies émergentes en Asie, le marché indien avait souffert cet été d'un reflux des capitaux étrangers en raison d'une anticipation de hausse des taux américains.

 

06/11/13  Afrique du Sud : Nouvelle loi sur l’investissement programmée pour 2014

Selon le ministre sud-africain de l’industrie, une nouvelle loi sur l’investissement pourrait entrer en vigueur l’année prochaine. Elle viendrait remplacer un ensemble de traités bilatéraux d’investissement signés il y a 20 ans, juste après la fin de l’apartheid. Pour autant, les investisseurs étrangers n’ont pas de craintes à avoir, a-t-il ajouté. Le projet intitulé “The Draft Promotion and Protection of Investment Bill” qui a été publié la semaine dernière, prévoit, en effet, un certain nombre de garanties contre la confiscation d’avoirs par l’État sud-africain.

Cependant, plusieurs observateurs estiment que la définition de l’expropriation, telle que décrite dans le texte, est trop restrictive, tandis que les compensations prévues dans de telles situations suscitent des réserves ("fair and equitable" compensation au lieu de "fair market value"). En outre, le projet supprime la possibilité d’un recours à l'arbitrage international en cas de différend lié à un investissement entre l'État et l'investisseur.

On voit, d’ailleurs, aujourd’hui, plus largement, avec la négociation du traité de partenariat transatlantique ou encore le projet d’accord d’investissement UE-Chine, combien il est difficile d’arriver à un consensus entre les parties sur ce type de dispositif, le pays non européen préférant toujours ses propres tribunaux aux instances internationales !

Si le projet de nouvelle réglementation sur l’investissement reste largement incitatif pour les entreprises étrangères, l’absence d’une solution arbitrale internationale risque de poser de vrais problèmes. De fait, l’Ambassadeur de l’UE en Afrique du Sud n’a pas caché son inquiétude auprès des autorités sud-africaines.

 

31/10/13  Russie : L’attractivité retrouvée du pays ?

Les flux d’investissement direct étranger (IDE) en Russie ont atteint près de $ 55 mds sur les six premiers mois de l’année 2013, soit trois fois plus que durant le premier semestre 2012, a récemment annoncé le président Poutine lors d’un forum sur l’investissement ("New Horizons of Growth in Russia"). Au cours de ce forum, le président russe a également décliné ses priorités stratégiques : accroître les investissements dans l’énergie, les télécommunications et autres infrastructures, amélioration du marché du travail, baisse de l’inflation en-dessous de 5 %, mise en œuvre de la feuille de route en vue d’améliorer le climat d’investissement, réduction des coûts opérationnels des entreprises publiques, amélioration du système de soutien aux exportations, etc.

Concernant la ville de Moscou, on observe aussi une augmentation des investissements étrangers, cette année, ceux-ci ayant atteint $ 5,2 mds à juin 2013 contre $ 4,2 mds en 2012. Les autorités en charge de la capitale entendent faire passer le montant des IDE à Moscou à $10 mds par an en 2013 et 2014 en faisant de la ville un hub financier régional et en développant les infrastructures de transport, plus précisément le métro (150 km de lignes en plus d’ici 2020, soit 300 km au total). De fait, la ville a besoin de plus de $100 mds d’investissements d’ici 2030 selon le ministère du gouvernement de Moscou. Reste à améliorer la perception que les investisseurs étrangers ont de la capitale, laquelle souffre, selon plusieurs observateurs, d’une image de ville particulièrement corrompue.

De plus, si la Russie peut se prévaloir d’un plus grand attrait en termes d’investissements étrangers, elle continue, au demeurant, de faire face à la fuite des capitaux ($ 30 mds pour 2013 selon les prévisions du ministère du développement économique, contre $ 56,8 mds l’an dernier) et à une croissance encore relativement faible (+ 1,5 % sur les huit premiers mois de 2013).

 

30/10/13  Algérie : Modalités de recours aux financements en cas d’investissement étranger

Le Journal officiel algérien (JORADP) en date du 27 octobre 2013 vient de publier les modalités de recours aux financements nécessaires à la réalisation des investissements étrangers directs ou en partenariat, telles qu’arrêtées par le Décret exécutif n° 13-320 du 26 septembre dernier. Parmi les principales dispositions du décret, il est dit qu'un apport en compte courant des associés peut être mis à la disposition de la société créée dans le cadre d'un investissement direct ou en partenariat, dans les conditions suivantes :

- "ces apports ne peuvent, en aucun cas, faire l'objet de rémunération ;

- "le délai de transfert des apports des associés ne peut dépasser trois ans à compter de la date de réception des fonds en compte. Passé ce délai, ces apports doivent être transférés au capital de la société et ce, dans le respect de la législation en vigueur".

Par ailleurs, en cas de recours à un financement local, l'entreprise créée peut bénéficier, et conformément à la législation en vigueur, de garanties financières émises par les institutions financières multilatérales. Somme toute, ces nouvelles dispositions ne devraient pas passer inaperçues.

 

29/10/13  Algérie : La saga de la reprise de Michelin

Cédée il y a quelques mois par le fabricant français de pneumatiques Michelin au groupe industriel privé algérien Cevital, la reprise de l’unité de pneumatiques de Michelin Algérie continue de faire des vagues. L'Etat algérien souhaite exercer son droit de préemption pour que préserver l'intégralité de l’unité industrielle et des emplois. Le ministre de l’Industrie et de la promotion de l’investissement, Amara Benyounes vient de faire une nouvelle déclaration en ce sens devant la Commission des Finances de l’Assemblée populaire nationale (APN).

Selon le député algérien Smain Kouadria, le Fonds national de l’investissement (FNI) et la société de commercialisation et distribution des produits pétroliers et dérivés (NAFTAL) seraient en lice pour le rachat des actifs de Michelin Algérie, dont le site de production de Badjarah est actuellement à l’arrêt.

 

25/10/13  Sénégal : Candidature à l’initiative EITI sur les industries extractives

L'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE ou EITI en anglais) gagne en force d’attraction : le Sénégal a demandé à en être membre. La candidature du pays vient d’être entérinée lors du Conseil d’administration de l’EITI qui a eu lieu ces jours-ci à Abidjan. Cette adhésion constitue un préalable à l'obtention du statut de "pays conforme" à l'EITI dans un délai de trois mois.

À l’issue du processus, le Sénégal devra publier, régulièrement et de manière exhaustive, les informations relatives aux paiements et recettes issus des transactions dans les secteurs des mines et des hydrocarbures. Le Comité national EITI s’est félicité de "ce pas important franchi dans l'amélioration de la bonne gouvernance dans les secteurs des mines et des hydrocarbures au Sénégal".

Ce Conseil d’administration a également été l’occasion de saluer les progrès réalisés par certains pays du continent tels que le Cameroun ces dernières années. Quelques jours avant la réunion, l’EITI annonçait que la RDC (Congo Kinshasa) était sur la voie de réintégrer le processus de l’Initiative.

 

24/10/13  Chine : Rebond inattendu d'une croissance tirée par le secteur de l'immobilier

La croissance de l'économie chinoise a atteint, au troisième trimestre, un rythme de 7,8%, le plus rapide depuis le début de cette année. La hausse de la production industrielle et l'accélération des ventes au détail sont à l'origine de cette performance qui permettra au gouvernement chinois de concrétiser son objectif de croissance de 7,5 % cette année.

La baisse surprise des exportations chinoises en septembre est cependant là pour rappeler que le marché intérieur est désormais le principal moteur de la croissance. Et, en la matière, on peut craindre que la progression très dynamique du marché de l'immobilier ne soit pour partie fondée sur du sable. Beaucoup dépendra du réel pouvoir d'achat des classes moyennes chinoises, hors endettement des ménages.

La nécessaire réforme des systèmes de retraites pourrait notamment nourrir quelques inquiétudes. Dans l'état actuel des choses, le déficit des caisses de retraite pourrait atteindre l'équivalent de € 8 190 milliards en 2033.

 

23/10/13  Mexique : Projet de réforme de la fiscalité dans les maquiladoras

Le gouvernement mexicain vient de rendre publics certains éléments de sa réforme fiscale. La taxation des sociétés dans les zones maquiladoras pourrait notamment être modifiée selon des modalités qui ne sont pas encore arrêtées. Trois possibilités sont à l’étude :

- une augmentation de taux d’lS de 17,6 % à 30 % ;

- ou bien un taux de TVA unique pour le pays à 16 % ;

- ou encore, le plafonnement de la déduction consenties aux entreprises sur les salaires et les bénéfices dans ces zones.

Si cette réforme fiscale, au-delà des dispositions sur les maquiladoras, est contestée dans le pays, notamment par l’ex-candidat de gauche qui y voit un outil pour compenser la baisse des revenus de la société pétrolière Pemex, elle est, au contraire, bien accueillie par les investisseurs étrangers qui  y voient un signal très positif quant à la volonté de réforme du gouvernement et aux perspectives de rentabilité des entreprises ; l’économie mexicaine serait, en outre, la mieux placée des pays latino-américains pour bénéficier de la reprise américaine.

 

22/10/13  Arménie, Géorgie et Moldavie : Fonds BEI pour l’efficacité énergétique

Ce 21 octobre à Luxembourg, la Banque européenne d’Investissement (BEI) accueillait une réunion des bailleurs de fonds de l’Eastern Europe Energy Efficiency and Environment Partnership (E5P). Objectif : lever 75 millions € pour trois nouveaux pays bénéficiaires : l’Arménie, la Géorgie et la Moldavie pour y encourager les projets d’efficacité énergétique et lutter contre l’émission de gaz polluants.

Ce fonds mis en place en 2010 mixe des contributions de l’Union Européenne, des États-Unis et de neuf États européens (Danemark, Estonie, Finlande, Islande, Lettonie, Lithuanie, Norvège, Pologne, Suède et Ukraine). L’Arménie, la Tchéquie, la Géorgie, la Moldavie, la Roumanie et la Slovaquie rejoignent ce club dont le but est d’appuyer des projets d’investissements dans les municipalités d’Europe de l’Est, financés par la BEI, la Société Financière Internationale, la Banque Mondiale, la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) chef de file du Fonds, la Nordic Investment Bank (NIB) et la Nordic Environment Finance Corporation (NEFCO).

L’objectif stratégique est de réduire l’intensité énergétique (ratio de la consommation d’énergie primaire sur le PIB) trois fois supérieure, en Europe orientale, à la moyenne de l’UE. Cette situation critique est aussi une opportunité pour les investissements en réduction des émissions de C02 et en efficacité énergétique, analyse la BEI.

La première cible de l’E5P a été l’Ukraine qui a absorbé à ce jour un tiers des fonds déboursés. Ceux-ci comprennent des dons pour des projets municipaux, afin de moderniser des systèmes de chauffage au niveau des districts, améliorer les systèmes de distribution d’eau et d’évacuation des eaux usées et enfin de réaliser des économies d’énergie dans les bâtiments publics. Selon la BEI, de nouveaux pays pourraient rejoindre ce partenariat.

  

22/10/13  Palestine : De nouveaux financements pour la micro-finance

La Banque européenne d’investissement, l’Arab Center for Agricultural Development (ACAD),  Solidarité Internationale pour le Développement et l’Investissement (SIDI : la compagnie d’investissement social créée par le Comité catholique contre la faim et pour le développement), la  Grameen Crédit Agricole Microfinance Foundation et le Fonds d’investissement responsable néerlandais Triple Jump viennent de s’engager à financer en commun, jusqu’à 5,3 millions $, les petites et moyennes entreprises palestiniennes dans le milieu rural, avec un accent particulier sur les projets impliquant des femmes. La participation de la BEI (1 million$) dans le projet servira à financer l’assistance technique.

 

21/10/13  Afrique : L’Ohada fête ses 20 ans et les échanges inter-africains décollent

À l'heure où les entrepreneurs africains donnent une impulsion particulière aux échanges commerciaux inter-africains en se fondant sur les cinq blocs d'intégration régionale "les plus en vue" (voir Harvard Business Review, octobre 2013, Seven Reasons Why Africa’s Time Is Now), le 20ème anniversaire de l'Ohada sonne comme un événement d'une acuité particulière. C’est le 17 octobre 1993 qu’a, en effet, été signé le Traité de Port-Louis donnant naissance à l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires ; le traité a permis de créer un espace de droit uniforme et moderne comprenant 17 États-membres (14 pays de la Zone franc, Guinée, RD Congo et Comores) et plus de 250 millions d'habitants.

Une petite dizaine d’actes uniformes touchant le droit commercial, le droit de l’arbitrage, l’harmonisation des comptabilités des entreprises, etc. ont ainsi été adoptés, facilitant le droit des affaires des entreprises africaines.

C’est là une construction sans précédent sur le continent africain mais aussi dans le monde en développement ou émergent. C’est sur la base de ce cadre harmonisé de normes que les relations d’affaires peuvent aujourd’hui se développer à une vitesse vertigineuse avec des entreprises ayant, désormais, des stratégies panafricaines.

 

18/10/13  Ghana : Déficit public en forte hausse

L'agence de notation Fitch a annoncé, le 17 octobre, avoir dégradé la note du Ghana de B+ à B, à cause de la hausse du déficit public. En février, Fitch avait déjà fait passer la perspective du Ghana de stable à négative, suite à l'annonce, par le gouvernement, d'un déficit public presque 2 fois plus élevé que prévu en 2012, de l'ordre de 12 % du PIB, contre 4 % en 2011.

Cette dégradation est due en grande partie à la hausse des dépenses courantes : "Les autorités ont continué à trop dépenser en matière de salaires, d'intérêts et d'arriérés, ce qui amène Fitch à penser que le gouvernement ne parviendra pas à abaisser son déficit à 9% du PIB, l'objectif fixé pour cette année", a précisé Fitch dans un communiqué. L’agence de notation ajoute que "la crédibilité de la gestion publique a été affaiblie de façon significative par deux années de déficit public supérieur aux prévisions". Fitch reconnaît, toutefois, que "la décision d'Accra d'augmenter les tarifs de l'électricité et de réduire les subventions sur le carburant vont contribuer à stabiliser le déficit de l'Etat".

Le Ghana, deuxième producteur d'or d'Afrique et deuxième producteur de cacao du monde, a connu une croissance économique spectaculaire de 14% en 2011, grâce à son industrie pétrolière naissante, puis de 7,9 % en 2012. Fitch reconnait que le Ghana devrait continuer à connaître une croissance de 6 à 7 % sur le moyen terme et la production de pétrole devrait atteindre 200 000 barils par jour d'ici 2017, contre 110 000 barils par jour actuellement.

 

18/10/13  Biélorussie : Aucune perspective d'amélioration économique à court terme

Standard and Poor's vient de réviser, de positive à stable la perspective de sa note souveraine concernant la Biélorussie (note B-/B)

L'agence ne s'attend à aucune amélioration ni du risqué politique, ni du niveau élevé de l'endettement externe. De plus le solde de la balance des paiements courant est passé d'un léger surplus au premier semestre 2012 à un déficit de l'ordre de 8% du PIB au premier semestre 2013.

 

18/10/13  BPI France/Société générale : Premier partenariat à l’export

Le premier partenariat bancaire en faveur de l’exportation a été signé entre la Société générale et la Banque publique d’investissement, BPI France, dans le but de favoriser la croissance des entreprises françaises à l’international. Cet accord vient répondre au fort besoin des entreprises françaises de disposer de ressources financières spécifiques et d’un accompagnement sur mesure.

Grâce à ce partenariat, les deux établissements s’engagent à apporter conjointement aux PME et ETI françaises :

- L'assistance et l'accompagnement des PME  et les ETI qui souhaitent se développer à l'international,

- La mise à disposition de prestations de conseil, de cofinancement et de garantie avec les produits de la gamme BPI France ainsi que ceux de Coface et Ubifrance distribués sous le label BPI France export.

 

17/10/13  International : Montée en puissance des échanges liés aux infrastructures

HSBC vient de publier sa  dernière Trade Forecast, dans laquelle elle relève que le commerce mondial des infrastructures devrait augmenter de 9 % par an d’ici 2030, ce qui fait de ce segment le plus important en termes de potentiel de croissance. Le commerce des infrastructures (ports, chemins de fer, centrales électriques, etc.) serait ainsi multiplié par trois d’ici 2030.

Dans ces échanges mondiaux, l’Inde devrait remplacer les États-Unis en tant que principal importateur de biens intermédiaires pour construire des infrastructures, tandis que la Chine prendrait la tête pour les importations de biens d’équipement destinés aux infrastructures.

Au demeurant, le commerce en équipements pour investissements devrait progresser plus rapidement que le commerce en biens intermédiaires pour infrastructures. Des opportunités considérables existent aussi en Corée du Sud, en Indonésie, en Malaisie, au Vietnam et au Brésil. Une part importante de cette explosion des infrastructures est liée à l’émergence des classes moyennes dans ces pays, selon HSBC.

  

17/10/13  Inde-USA : Débat sur le climat des investissements

Alors que l’Inde et l’Union européenne viennent de suspendre leurs discussions pour un accord de libre-échange jusqu’à l’issue de la période électorale en Inde, l’année prochaine, l’Inde et les États-Unis viennent, pour leur part, d’engager un dialogue pour améliorer le climat d’investissement dans les deux pays.

Le Secrétaire américain au Trésor et le ministre indien des finances se sont rencontrés pour discuter du rôle de l’investissement dans la croissance économique et la création d’emplois pour les deux économies. Pour autant, les points de tension entre les deux pays ont aussi été évoqués, concernant, par exemple, les barrières à l’importation en Inde.

L’Inde a, pour sa part, souhaité des modifications aux règles d’immigration américaines qui restreignent la capacité des sociétés indiennes à travailler aux États-Unis avec leur personnel.

 

16/10/13  Tunisie/Cotunace : Couverture du risque des investissements à l’étranger

Selon le secrétaire d’Etat tunisien aux Finances, Chedly Abed, Le champ d'intervention du Fonds de garantie des risques à l'exportation devra s'élargir pour couvrir le risque de l'investissement à l'étranger.

Deux nouveaux contrats seront mis à la disposition des investisseurs tunisiens par l’assureur-crédit Cotunace. Le premier concerne la garantie de l'investissement des entreprises exportatrices qui veulent s'externaliser. Le deuxième contrat est relatif à l'assurance des lettres de crédit à l'exportation qui vise à encourager les banques à assurer les exportations.

Cette nouvelle politique permet aux entreprises tunisiennes d'accéder au marché africain, qui offre d'importantes opportunités en matière d'exportation et d'investissement au cours des vingt prochaines années. Les exportations tunisiennes ne représentent que 2,3% seulement du total des importations du marché africain. Il faut rappeler que la Cotunace a assuré des exportations d'une valeur de 874 millions DT au cours de l'année 2012. Par ailleurs, 3.222 entreprises tunisiennes ont bénéficié du système d'assurance des exportations offert par la société depuis sa création en 1984 jusqu'à 2012.

 

15/10/13  Afrique du Sud : Contrat historique pour Alstom lors de la visite de François Hollande

Lors de la visite du président François Hollande en Afrique du Sud, le groupe français Alstom a signé, pour € 3,8 mds, le contrat qu'il estime être "le plus important de son histoire". Alstom livrera ainsi, à l'Afrique du Sud, quelque 600 trains de banlieue, à partir de 2015 et dans les dix années suivantes. La maintenance de ces trains lui a également été confiée, pendant 18 ans, ce qui devrait lui rapporter près d'un milliard d'euros.

Alstom était initialement en concurrence avec le canadien Bombardier et les chinois CNR et CSR. Le groupe français s'est engagé à créer une usine dans la banlieue de Pretoria ce qui lui permettra de produire en grande partie ses trains en Afrique du Sud, un argument qui a porté.

Ces réseaux ferroviaires des banlieues des grandes métropoles sud-africaines transportent près de 2,2 millions de personnes par jour, essentiellement les habitants des quartiers les plus pauvres des agglomérations de Johannesburg, Pretoria, du Cap et de Durban. Vestiges de l'époque de l'apartheid, 90 % des trains de banlieue ont actuellement plus de 50 ans. 

 

14/10/13  Maroc/Assurance-crédit : Baisse de la tarification du risque politique

L’assureur-crédit marocain, Smaex, vient de baisser la tarification des risques politiques à court terme. Cette mesure vient accompagner la nouvelle politique du gouvernement en matière d’ouverture économique sur l’Afrique et certains pays arabes considérés comme de fortes potentialités.

La Smaex veut permettre aux entreprises marocaines d’être plus compétitives sur ces marchés caractérisés par un grand risque aussi bien commercial que politique. Aussi elle propose une baisse de la prime pour la couverture des risques politique, catastrophique et de non transfert de l’ordre de 66 % pour la couverture du risque pays sur acheteur privé et de 83 % sur un acheteur public.

  

14/10/13  Algérie : Forte hausse des investissements directs étrangers

Selon l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI), les investissements directs étrangers (IDE) en Algérie auraient bondi de plus de 500 % au cours du premier semestre 2013. On compterait ainsi 31 investissements en partenariat avec des étrangers, contre neuf par rapport à la même période 2012.

L’ANDI entend par "investissement en partenariat", les opérations suivantes :

- les investissements constitués en totalité par des capitaux étrangers (sociétés créées avant l’avènement de la Loi des finances complémentaire - LFC 2009) ;

- les investissements constitués en partenariat avec des investisseurs nationaux résidents tels que stipulés par la LFC 2009, c’est-à-dire à 51% algériens et à 49 % étrangers.

Reste à savoir comment s’explique cette évolution. D’une part, les années du printemps arabe – 2011-2012 – ont vu une chute des IDE dans l’ensemble du bassin méditerranéen. D’autre part, les marchés voisins (Tunisie, Égypte, Libye) restent peu attractifs ou, à tout le moins, font l’objet de risques politique considérés comme élevés par les investisseurs étrangers. Mais il conviendra de voir sur l’ensemble de l’année si cette évolution est durable, et notamment avec les dispositions de la Loi de finances pour 2014.

 

11/10/13  Chine : Conditions du parlement européen au projet d’accord avec la Chine (suite)

Le principe d’un accord d’investissement UE-Chine a été approuvé ces derniers jours par les parlementaires européens, de manière à renforcer la sécurité des investisseurs. Pour autant, les parlementaires ont posé comme condition que la Chine accepte d’inclure, dans cet accord, un volet sur l’accès au marché (cf. la veille du 17 septembre, dans cette même rubrique ci-dessous).

C’est là un préalable à toute ouverture de négociations. Les députés ont également souhaité que soit inclus, dans cet accord, des mécanismes de règlement des différends efficaces d’État à État et d’investisseur à État, compte tenu du manque de fiabilité du système judiciaire chinois. L’accord d’investissement doit aussi prévoir l’inclusion de règles de protection contre l’expropriation directe et indirecte, etc.

Les députés demandent, enfin, l’exclusion des services culturels et audiovisuels à cet accord. Les conditions imposées par le parlement ne sont donc pas minces. La balle est maintenant dans le camp de la Chine, dont les investissements à l’étranger ont particulièrement augmenté ces dernières années. L’ouverture de la zone de libre-échange pilote à Shanghai peut laisser espérer une modeste ouverture des autorités chinoises aux investisseurs étrangers dans un certain nombre de secteurs. Mais on aurait tort de penser que le climat des investissements étrangers en sera globalement modifié…

 

10/10/13  Philippines : Moody’s classe à son tour le pays en catégorie Investissement

L’agence Moody’s a élevé les Philippines d'une note souveraine Ba1 (caractéristiques spéculatives et risque de crédit important) à Baa1 (moyenne supérieure et faible risque de crédit). Le pays passe ainsi en catégorie "Investissement" avec une perspective "positive".

Moody’s salue par ce reclassement l'amélioration de la performance économique des Philippines, sa stabilité politique accrue et ses efforts de consolidation fiscale. En outre, le pays bénéficie de conditions de financement stables, ce qui limite l'impact d'un choc économique extérieur.

Cette nouvelle notation intervient alors que la Banque mondiale vient d’abaisser les prévisions de croissance pour les pays d’Asie du Sud-Est, à l’exception des Philippines. La croissance devrait être de 7 % pour ce pays (contre une prévision précédente de 6,7 %) en raison de transferts de fonds importants réalisés par la diaspora philippine (11 % de la population vit à l’étranger), favorisant ainsi la consommation.

Les agences Standard & Poor’s and Fitch Ratings avaient déjà, en début d’année, classé les Philippines en catégorie investissement. C’est donc la perspective "positive" octroyée aux Philippines qui est l’élément de surprise. Elle reflète le succès des réformes fiscales et de la politique de croissance durable du président Benigno Aquino alors que le pays était encore, les années précédentes, considéré comme l’homme malade de l’Asie.

Ce taux de croissance, s’il se confirme, se rapprocherait de celui de la Chine, ramené 7,5 % par la Banque mondiale (au lieu de 7,7 %). On notera également que les Philippines sont passées, dans le classement du World Economic Forum (WEF) sur la compétitivité mondiale, de la 65ème place à la 59ème sur la période 2013-2014. D’importants défis restent, au demeurant, à relever en termes d’infrastructures et de créations d’emplois.

 

09/10/13  Côte d'Ivoire : Devenir un pays émergent en 2020, avec l'aide du FMI

C'est au début du mois de décembre prochain que la Côte d'Ivoire saura si elle pourra continuer à bénéficier la Facilité élargie de crédit (FEC) approuvée par le Conseil d’administration du FMI le 4 novembre 2011, ce qui lui donnerait droit à un versement de $ 74 millions de plus. Mais, a priori, l'accord du Conseil d'administration du Fonds devrait lui être acquis, à la suite de la mission qui a séjourné à Abidjan du 17 septembre au 1er octobre, dans le cadre des consultations au titre de l’Article IV et des discussions relatives à la quatrième revue du programme en cours (il prévoit un montant global de $ 616 millions du FMI).

En effet, selon Michel Lazare, sous-directeur au Département Afrique du FMI, "Les performances macroéconomiques au premier semestre 2013 ont été meilleures que prévues, avec la poursuite de la forte croissance du produit intérieur brut et une inflation modérée, en dépit de la hausse du prix de certains produits alimentaires. L'exécution budgétaire est également satisfaisante avec des recettes dépassant l'objectif du programme et des dépenses plus faibles qu’attendues. Tous les critères de performance et les repères indicatifs pour fin juin 2013 au titre de l'accord FEC ont été respectés".

Selon les experts, les perspectives macroéconomiques pour 2013 et 2014 sont favorables avec un taux de croissance qui devrait dépasser 8,5 % en 2013 et une inflation modérée. Les appuis financiers extérieurs ont été importants, si bien que le taux d’investissement public dépassera les 7 % du PIB, conformément au Plan National de Développement 2012-15.

La mission se félicite aussi des progrès accomplis dans la préparation d'un plan d'action pour la régularisation des arriérés intérieurs à l’égard des fournisseurs, dans le domaine de la restructuration des banques publiques, ainsi que dans l'élaboration des codes de l'électricité et des mines.

Rappelons que l'objectif des autorités ivoiriennes est de transformer la Côte d’Ivoire en un pays émergent à l'horizon 2020.

 

09/10/13  Maroc : Deuxième ligne de production inaugurée à Tanger, pour la Sandero

La deuxième ligne de production de l’usine Renault-Nissan de Tanger a été inaugurée hier, 8 octobre. Elle portera la capacité de production du site à 340 000 véhicules par an dès 2014. € 400 mns y ont été investis pour la production de la Dacia Sandero et de la Sandero Stepway, deux modèles qui viendront s'ajouter aux véhicules déjà fabriqués par la première ligne inaugurée en février 2012 : Dacia Lodgy, Dacia Dokker et Dacia Dokker Van. Le cap des 100 000 voitures avait été passé en juin dernier.

L’usine devient ainsi la plus grande usine d’Afrique : 1 400 travailleurs de plus viennent d'être recrutés, portant l’effectif global de l’usine à 5 000 personnes, dont plus de 300 cadres.

L’usine de Renault-Nissan de Tanger est une société anonyme détenue à 52,4% par le groupe Renault et 47,6% par la Caisse de Dépôts et de Gestion (CDG) marocaine. Les deux lignes de production vont de l’emboutissage au montage, en passant par la peinture et les sous- ensembles et elles s’étalent sur une superficie de 300 hectares.

 

08/10/13  Mongolie : Des règles identiques pour tous les investisseurs

En Mongolie, le parlement national vient d’approuver une loi sur l’investissement, laquelle met fin à l’application de règles différentes aux investisseurs privés (locaux et étrangers) et aux investisseurs publics ; ce texte établit aussi des périodes de stabilité fiscales. La nouvelle loi sur l’investissement prendra effet le 1er novembre 2013. Elle annulera la loi dite "Strategic Entities Foreign Investment Law" (SEFIL) qui avait été adoptée en 2012.

La promulgation de ce nouveau texte est importante car la confiance des entreprises étrangères avait été émoussée, ces derniers temps, par des pratiques ressenties comme "discriminatoires", à leur égard, à la suite à la mise en œuvre des dispositions de 2012. Cette méfiance s’est ressentie sur les flux d'investissements directs étrangers qui ont chuté de 47 % au cours des huit premiers mois de l’année. Les clauses de stabilisation fiscale devraient aussi rassurer un certain nombre de grands groupes inquiets des revirements fréquents de la réglementation mongole en la matière.

Rappelons que sous la précédente législation, les étrangers ne pouvaient acquérir plus de 49 % des parts des entreprises situées dans les secteurs des mines, des banques et de la communication.

 

07/10/13  Banque mondiale : La prévention des risques permet de lutter contre la pauvreté

Le dernier rapport de la Banque mondiale sur "Le développement dans le monde" (un grand classique de cette institution internationale) vient de sortir à la veille des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale qui se dérouleront à Washington du 11 au 13 octobre 2013. Ce rapport 2014 s'intitule : "Risques et opportunités : la gestion du risque à l’appui du développement"

Il part de la constatation que les chocs négatifs qui affectent les individus, en particulier les problèmes de santé, les phénomènes météorologiques et les crises économiques, contribuent dans une très large mesure à faire basculer les ménages dans la pauvreté et à les enfermer dans la précarité. Or il est possible d'anticiper ces risques et de mettre en place des mesures préventives. Selon le rapport, les avantages de ces mesures peuvent l’emporter sensiblement sur leur coût. Cependant, les individus et les sociétés sont souvent démunis face à ces phénomènes : le manque de ressources et d’information, l’absence de marchés et de biens publics, voire l’exclusion sociale, s'opposent à la prévention et à la gestion des risques.

La Banque mondiale se dit donc prête à soutenir les réformes mises en œuvre par les pays en développement dans ces domaines. Aujourd’hui, les institutions du Groupe de la Banque mondiale fournissent déjà une aide destinée à promouvoir une gestion efficace du risque. Cette aide prend la forme de conseils sur la formulation des politiques et de soutien au développement du secteur privé, ainsi que des prêts et programmes à l'appui des infrastructures du développement humain, notamment sous l’angle de la protection sociale.

Le Groupe de la Banque mondiale affirme qu'il utilisera les conclusions du Rapport sur le développement dans le monde 2014 pour accroître cette aide essentielle et permettre ainsi aux pays de gérer plus efficacement les risques.

 

04/10/13  Alliance du Pacifique : Intégration des marchés des devises

La Colombie, le Chili et le Pérou ont annoncé le 2 octobre 2013 l’intégration de leurs marché de devises, au moyen d’une plateforme créée à l’intérieur du MILA "Marché intégré latino-américain". Cette plateforme a pour but de faciliter les opérations de change les 3 pays concernés : en effet, les marchés des devises du Chili, de la Colombie et du Pérou enregistrent 4238 opérations chaque jour pour un montant de $ 2,798 milliards.

Les entités boursières qui ont intégré le MILA sont la bourse électronique du Chili, la bourse des valeurs de Colombie, la bourse des valeurs de Lima, Set ICAP FX de Colombie et Datatec du Pérou. La Bourse de Mexico a également décidé d’avancer son entrée dans le MILA  à la fin de cette année 2013. Avec l’entrée du Mexique dans le MILA, l’intégration boursière va coïncider avec l’Alliance du Pacifique puisque qu’on retrouvera les mêmes pays dans les 2 organisations régionales.

L’Alliance du Pacifique a été fondée en juin 2012 ; elle réunit le Chili, le Pérou, la Colombie et le Mexique, soit 209 millions de personnes, et représente 35 % du PIB de l’Amérique latine. Son mécanisme d’intégration régionale est orienté vers les échanges commerciaux avec toute la zone Asie-Pacifique. Le bloc Chili-Pérou-Colombie-Mexique va donc bénéficier d’ici la fin 2013 d’une intégration de ses économies au niveau régional, ainsi que d’une intégration boursière et d’une intégration de ses systèmes de change qui sont toutes destinées à les placer très fortement sur la zone Asie-Pacifique – le MILA étant la structure de change et boursière complétant l’organisation économique et commerciale de l’Alliance du Pacifique.  

 

04/10/13  Afrique : Diversification des investissements occidentaux

La banque britannique Barclays Bank vient d'annoncer qu'elle envisage de délocaliser 4000 postes de travail en Afrique d'ici 2015 dans le but d'économiser 250 millions de livres sterlings (environ $ 380 mns). Au début 2013, Barclays s'était déjà déclarée confiante face aux opportunités qu'offre l'Afrique en matière de banque d'investissement. "Je pense que l'Afrique est une grande opportunité et l'environnement macroéconomique y est très favorable", avait déclaré Antony Jenkins, directeur général de la banque.
Ces trois derniers mois ont été particulièrement favorables aux investissements en Afrique dans des secteurs très diversifiés (hors des secteurs traditionnels des ressources naturelles et minières). Fin août,
le groupe H&M a annoncé l'ouverture de son premier magasin en Afrique du Sud, quelques jours après avoir annoncé sa décision de produire en Éthiopie. Les supermarchés britanniques Tesco et Walmart ont également relocalisé le "sourcing" de leurs produits textiles (vêtements) en Éthiopie.

 

03/10/13  Asie-Pacifique : Développer le tourisme par la simplification des visas 

D’après un nouveau rapport de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) et du Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC), la facilitation des visas pourrait créer jusqu’à 2,6 millions de nouveaux emplois dans les économies de l’Association de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) d’ici 2016.

Ce rapport qui a été présenté lors de la Concertation de l’APEC sur la facilitation des voyages qui s'est déroulée à Bali (Indonésie) le 1er octobre, fait apparaître que 21% des touristes internationaux attendus dans la région de l’APEC au cours de la période 2014-2016 auraient encore besoin, selon les règlements actuels, d’obtenir un visa traditionnel avant leur départ. Un assouplissement de ces formalités pourrait générer un surcroît de recettes de $ 89 milliards d'ici 2016, grâce aux 57 millions de touristes supplémentaires qui se rendraient dans les destinations de l’APEC.

En dépit des progrès de ces dernières décennies pour faciliter les voyages de tourisme partout dans le monde, il reste encore d’importants créneaux à exploiter, notamment celui de l’optimisation des technologies de l’information et de la communication pour améliorer les procédures de délivrance des visas.

 

02/10/13  Oman : Précisions sur le réseau ferroviaire prévu pour 2018

Le sultanat d’Oman devrait initier en 2014 la construction de son premier réseau ferroviaire, qui devrait atteindre 2 244 km de long et être mis en service au début 2018

Ce réseau s’inscrit dans le cadre d’un projet ferroviaire régional commun aux six monarchies du CCG, dont le principe avait été adopté en 2004.

Le réseau d'Oman devrait au total couter quelque 15,5 milliards de dollars.

 

02/10/13  Indonésie-Banque mondiale : Un accord pour améliorer le climat des investissements

La Banque mondiale vient de signer un mémorandum d’accord avec le ministre indonésien du droit pour aider l’Indonésie à améliorer le climat des investissements dans le pays. Pour ce faire, la Banque mondiale et plus particulièrement sa filiale spécialisée SFI (pour "Société financière internationale"), met en œuvre son programme "Investment Climate" : elle recense les 14 meilleures pratiques qui devrait servir d’inspiration à l’Indonésie ; celles-ci consistent, pour l'essentiel, à favoriser une culture favorable au secteur privé, accumuler des connaissances approfondies sur le business et mettre en œuvre des systèmes internes pour simplifier systématiquement l'environnement des affaires.

L’Indonésie dispose d’un organisme de promotion de l’investissement - Indonesia Investment Coordinating Board – qui est considéré comme étant d’une faible performance en matière d’incitation des investissements étrangers selon le Global Investment Promotion Benchmarking. Les meilleures pratiques en matière de promotion de l’investissement sont, en Asie, les suivantes : Hong Kong, Philippines, Singapour, Taïwan et Thaïlande.

 

01/10/13  Algérie : Les patrons s'unissent avant la tripartite

A quelques jours de la réunion tripartite entre le gouvernement, le patronat et les syndicats, qui devrait s'ouvrir le 10 octobre sur des dossiers économiques chargés, les présidents des organisations patronales se sont réunis le 30 septembre pour créer la "Coordination du patronat algérien" (CPA) qui regroupera les huit organisations actuelles.

Abdelouahab Rahim, PDG du groupe Arcofina, a été élu à la tête de cette coordination.

 

01/10/13  Thaïlande : € 48 mds en emprunts pour les infrastructures de transport

L’ambitieux programme d’infrastructures initié par le gouvernement thaïlandais voici plusieurs mois a été adopté par le parlement. Il devrait être entièrement financé par des emprunts. Près de € 48 mds seront consacrés à la rénovation du réseau ferré, aux transports urbains et aux autres infrastructures de communication.

Un peu plus de 40 % des dépenses prévues doivent être affectées à la création de quatre lignes à grande vitesse, Bangkok – Chiang Mai (745 km), Bangkok – Nongkhai (615 km), Bangkok – Rayong (221 km), Bangkok – Padang Besar (982 km). Celles-ci permettront de désenclaver certaines régions et auront, aussi, pour objectif, d’améliorer les liaisons ferroviaires entre le sud-est asiatique et la Chine.

Le gouvernement et le "Pheu Thai", parti majoritaire à l’Assemblée nationale, comptent sur ces mégaprojets pour entrainer la création de nouvelles zones économiques et créer des emplois à travers tout le pays. L'opposition, de son côté, craint que le financement de cet ambitieux programme ne débouche sur un endettement insoutenable du pays.